Les Cévennes, du 2 au 10 septembre

Ouane, two, tri, fort, faïve, six, Cévennes ...

On avance, on avance, on avance,
C'est une évidence on n'a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens, alors on avance ...

Rien à voir !
La TIGER est prête. Petit crochet chez mon concessionnaire préféré ce matin pour qu'il jette un oeil averti (qui en vaut deux) sur la machine qui va me transporter d'aise pour les neuf prochains jours : tension et graissage de chaîne, appoint niveaux, huile et lave-glace ;-), alles in orde, tout est en ordre.
Il y avait là un couple qui était à la recherche d'une moto de substitution à leur TRIUMPH Rocket de 2009. Pour des raisons de santé, madame n'est plus en mesure d'accompagner monsieur dans ses balades et du coup, il cherche quelque chose de plus petit. Si vous êtes intéressé par ce modèle (une version à valises et à pare-brise forte d'un 3 cylindres de 2.3 litres, dois-je le rappeler ?), n'hésitez pas à contacter la concession.
Bon, là, j'ai commencé à rassembler mes effets, peinard, tranquille, tout doucement, histoire de ne rien négliger, en espérant ne rien oublier : les godasses sont casées, les vêtements de pluie, le gilet fluo (pour la France), les couverts à pique-nique, l'antivol "vélo" pour le casque et la veste à fixer au guidon, la petite plaque à glisser sous la béquille latérale sur terrain meuble, les bonbons et les mouchoirs. Y aura plus qu'à empiler les chaussettes, slips, tee-shirts, shorts et pantalon dans le Maxia 55 ... sans compter les médocs pour le "tamalou"que je deviens, l'âge N'AIDANT pas !!

Voilà, la boucle est bouclée et les bagages aussi !
Une courte nuit suivra, puis une longue route :-)

 

2 septembre, jour 1

Et ouais, je m'y mets, "enfin" diront certains.
Sachez pourtant que je ne suis pas resté les bras ballants depuis dimanche 10 septembre 17 heures, date et heure auxquelles je suis revenu de ce périple d'un peu plus de 3.107 kilomètres.
Déjà, à peine arrivé, j'ai directement vidé le top-case et le sac de réservoir et j'ai remplacé le Maxia de 55 litres par le plus petit "balluchon" de 330 décilitres. A noter que, dans l'aventure, j'ai perdu 22.000 millilitres de capacité d'emport mais, s'agissant du dernier grand voyage de l'année, je n'en n'aurai (normalement) plus besoin !
En outre, j'ai passé les soirées de dimanche et de lundi à transférer les quelques 400 photos du petit Nikon sur le vieux PC Packard Bell, à les saucissonner (pour un futur pique-nique ?) en 9 jours équivalent au nombre de jours qu'a duré le périple et, last but not at all least, à les visionner en les améliorant de façon +/- automatique et en les recadrant : un taf de bénédictin, croyez-le bien ou non ! Dernière étape : transfert dans "Google+ Albums photos" pour les partager !!
Il faudra par ailleurs et autant que possible, que je trouve le temps de les légender, pour resituer chacune d'elle.
A ce stade, j'en connais déjà quelques uns qui auraient lâché l'affaire, certains se contentant par exemple de balancer le tout, en vrac, sur Picasa ou Google+ ou encore dans DropBOXON, dans l'état bien connu de l'acheteur ...
Et puisqu'on en parle, voici les photos du premier jour de ce voyage, première étape qui nous voyait quitter WANLIN en direction de CHAUMONT.
Le rendez-vous était donc fixé à la station d'essence de Wanlin entre 9h00 et 9h30, le long de la E411 en direction du Luxembourg.
J'y étais à 9h15 après environ 75 bornes d'autoroute ...
J'y ai retrouvé quelques membres du groupe, mais pas tous, certains ayant prévu d'autres points de chute, en ligne plus directe par rapport à leur domicile ...
J'ai payé le café et la mignardise à Xavier et j'ai pris la route derrière François qui étrennait cette fois la HONDA CB600F plutôt que la MOTO GUZZI V7 II, la japonaise étant plus adaptée aux longs voyages.
On a marqué le premier arrêt à Montfaucon-d'Argonne, au pied du
Monument Américain érigé là pour commémorer la victoire américaine au cours de l'offensive Meuse-Argonne, durant la Première Guerre mondiale.
Impressionnant le monument, indeed ! Certains, dont la courageuse Muriel entre autres, on prit l'escalier en (large) colimaçon, qu'on pourrait décrire avec des mots en utilisant le qualificatif "hélicoïdal" plutôt que de brandir un index tournoyant vers le ciel (n'est-ce pas François et Xavier ?), escalier fort de 228 marches pardi ! Perso, je me suis contenté de tournicoter, jusqu'à franchir la barrière du cimetière qui bordait les lieux pour trouver l'angle insolite, l'angle mort en quelque sorte, s'agissant d'un cimetière, ah ah !!
On a convenu avec Paul (qui n'était jamais très loin derrière - ou devant d'ailleurs ! - avec sa camionnette) de s'arrêter pour manger à Varennes-en-Argonne et c'est ce que nous fîmes.
Nous avons planté les béquilles face à "L'hôtel-restaurant du Grand Monarque" et j'ai partagé la tablée avec Philippe et Virginie, Michel, Olivier, François, Paul et Xavier. La plupart a choisi une salade, composée par le chef avec ce qui lui restait en cuisine. Perso j'ai pris une bavette, frites, salade, une Orval et un totalement dispensable café gourmand, non qu'il n'était pas bon, mais il était ... totalement dispensable. Un effort certain est à faire côté gourmandise, c'est sûr et ... trop sucré à la fois ;-)
Certains ont préféré la formule pique-nique. C'est ainsi qu'au travers de la fenêtre du premier étage où nous mangions, j'ai vu Gull entrer dans un petit magasin sur la place et en sortir avec une baguette-sauciflard sous le bras et une bouteille de rouge dans la main et, comme il commençait à pleuvoir, je l'ai vu ensuite s'engouffrer dans l'église en face. J'ai su plus tard, qu'il avait laissé le fond de la bouteille de pinard sur l'autel de l'édifice religieux. Le sang du Christ, Amen !!

Au sortir du restaurant, la pluie s'était arrêtée de tomber et les rayons de soleil dardaient à nouveau malgré une couverture nuageuse encore bien épaisse. Tellement épaisse d'ailleurs, qu'il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu'une nouvelle ondée ne s'épanche sur nous. On s'est arrêté "plic ploc" sous la pluie "plic plac" et, du coup, on s'est perdu de vue dans la mesure où Pierre s'est arrêté avant moi et est reparti pareillement, alors que François et Xavier notamment s'étaient déjà "étanchéifiés" au moment de quitter Varennes. J'ai donc fait le reste de la route seul, sans plus voir personne. Comme je n'avais pas fait l'appoint à Wanlin, j'ai fait le plein à Velaines (FR-55000) qui se situe pile poil entre Tronville et Ligny-en Barrois, dans une station AVIA qui n'est manifestement pas la moins chère mais au diable l'avarice et la varicelle, qui est aussi une maladie entre charentaises !
Il restait quelque 90 bornes pour atteindre CHAMONT (FR-52000) et j'y suis arrivé autour de 17 heures. Malgré les explications du descriptif du voyage rédigé, de main de maître, par l'ami et GéO Paul, j'ai fait un tour gratuit du pâté d'immeubles avant d'emprunter le sens interdit ... mais autorisé aux riverains (?) pour trouver l'entrée du parking situé à l'arrière de l'hôtel en sous-sol. Il n'y avait encore que peu de monde, à peine 4 ou 5 motos me semble-t-il.
Arrivé pratiquement en même temps que moi, Xavier décida de chercher un "bike wash" pour que sa splendide ^^ 1200 RS retrouve ses belles couleurs ! J'avoue que j'ai préféré gagner la chambre pour passer sous la douche et retrouver mes belles couleurs !

On a bu le coup en terrasse, juste à côté de l'hôtel puis, avec François et Xavier, on est parti pour faire une petite visite de la ville. Intéressante visite avec quelques remparts, quelques belles demeures ainsi que des maisons comportant une excroissance dans la façade, abritant des escaliers en colimaçon, histoire de ne pas perdre trop de surface intérieure. Serait-ce typique de la ville car nous en avons dénombré au moins une demi-douzaine ?
Au retour, j'ai croisé Gull et j'ai appris qu'on aurait chacun une chambre. En effet, la nôtre possédait certes deux lits mais ils étaient matériellement inséparables, à moins d'utiliser force outils. Après discussion avec la préposée, il a obtenu que je reste dans la 64 pendant qu'il occuperait la 73. On s'est donc retrouvé en "single" pour le même prix. Il faudrait définitivement que les hôteliers fassent bien la différence entre une chambre "twin" et une chambre double !!
La salle du restaurant était très chic et les serveuses avenantes : une blonde souriante autant que dynamique et une brune "indémontable" malgré les facéties de l'ami Gull. J'ai le souvenir d'un problème avec la bouteille de Pinot Noir qui était de 2013 et 2014 (?) et qui, au moment de la payer, oscillait entre 19,50 et 25 € ...
En fin de repas, Paul a fait l'appel (et pas Pelle a fait la pole, ce qui n'est pas pareil avouez !) afin que tout le monde voit "qui est qui", "who's who" comme on dit par-delà le Channel, tout en nous présentant quelques nouveaux venus.
Avec François toujours et Gull cette fois, on a de nouveau fait un petit tour en ville mais il n'y avait rien d'ouvert pour se jeter le dernier..
On a dès lors regagné nos chambres pour profiter d'un repos bien mérité d'autant qu'une longue étape de 411 kilomètres nous attendait le lendemain ...

 

3 septembre, jour 2

On embraye direct, shifter ou pas, boîte auto ou pas !!
Et on affiche derechef les images de cette étape longue de 411 bornes qui nous voyait quitter CHAUMONT pour rejoindre ISSOIRE (FR-63500) sans histoire !!
Des routes roulantes et souvent rectilignes d'abord empruntées à un train de sénateur au point que je commençais à somnoler derrière ma bulle trop courte mais l'ami Gull me réveilla en sursaut car il "ouvrit" bien plus que de raison : c'est clair, la K1200 aime les grands espaces et, bien menée, elle est inaccessible ! A un moment il a d'abord mis son clignoteur à droite, puis à gauche. J'ai cru qu'il me signifiait juste que j'avais oublié de couper le mien mais, en fait, il voulait aller visiter l'Abbaye de Fontenay
mais ... trop tard, on est passé trop vite ;-)
Nous aurions pu faire demi-tour me direz-vous mais c'est oublier l'une de nos devises !!
Tiens, vous vous souvenez d'un slogan qui disait "La vitesse, c'est dépassé !"
Suffit d'un "ER" au lieu du "é" et ça change complètement le sens et, perso, c'est ce dernier que je préfère !!
A ce train-là, on était à SAULIEU avant d'avoir eu le temps de dire oufti ...
On a vu Jacky et Danuta à la terrasse du "Café du Nord" et on a rangé les brêles à côté de la grosse RT.
Nous ont rejoints ensuite les frères Parys et d'autres encore, certains ayant poussé la curiosité jusqu'à aller voir les tarifs pratiqués par l'hôtel restaurant
Bernard Loiseau situé en face, des tarifs prohibitifs pour certains ou justifiés pour d'autres, ce qui n'est pas dichotomique mais fonction de l'avertissement-extrait de rôle de chacun ou des valeurs ... morales ! Par ailleurs, intrinsèquement, les avis des critiques ne sont pas forcément dithyrambiques et de rappeler ici que l'homme Loiseau s'est donné la mort pour une histoire d'étoile dans un célèbre guide gastronomique ... qui d'habitude nous aide à trouver le bon chemin !!
Après ça, pendant que les autres poursuivaient sur le road-book normal, nous étions 3 à suivre l'ami Gull qui nous emmena à LA BOULAYE (FR-73120) où se trouve
le Temple des Mille Bouddhas . Comment cet énorme "complexe" se trouve-t-il là ? Je vous invite à lire le contenu du lien pour tout savoir ou presque. J'ai moi-même posé beaucoup de questions à Gull, qui l'avait déjà visité auparavant et on a également dévié sur le bouddhisme en se rendant compte qu'on ne savait pas grand chose. Même la réincarnation qu'on évoque parfois, n'a pas le sens que le commun des mortels lui donne. Là aussi, je vous invite à vous pencher sérieusement sur cette religion qui est d'ailleurs tout autant une philosophie. On n'en sort pas plus bête, croyez-moi !

Après cette visite aussi instructive qu'étonnante, nous avons repris la route et sommes arrivés dans le petit village de Toulon-sur-Arroux. Il y avait déjà là quelques motards du groupe qui s'étaient installés à la terrasse. Hélas il n'y avait plus de place mais nous avons eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait une autre terrasse à l'arrière du restaurant "Le Méridien". C'est là que nous nous sommes installés, à l'abri des parasols.
On a passé commande et on attendu et on a attendu et on a attendu ... Un premier panier de bouts de pain, nos boissons puis on a attendu et encore attendu. On serait presque partis siffler sur la colline, zaï zaï zaï zaï, pour aller cueillir un petit bouquet d'églantines, pendant que le cuistot s'affairait (probablement) en cuisine, zine, zine, zine, zine puis, enfin, le miracle est arrivé : mon filet mignon de porc était à tomber, baignant dans une sauce comparable au meilleur nectar et le second et plus grand panier de pain qu'on nous avait apporté pour patienter ne fut pas de trop pour bien racler le fond du fond de l'assiette. Après vérification sur TripAdvisor, les divers avis confirment que voilà bien une adresse à recommander chaudement si vous êtes de passage dans le coin ! Seul regret et encore, on a raté un convoi de vieilles voitures qui ont défilé sur la place du village, mais du coup on a épargné nos poumons des rejets massifs de Co2 !
L'arrêt suivant fut marqué au bas du
Château de La Palice où je suis arrivé seul alors qu'on était parti ensemble du Méridien me semble-t-il !?!
J'ai planté la béquille latérale de la Tiger bien loin, une fois encore pour tenter de trouver le meilleur angle pour tirer le portrait au château qui, d'en bas, n'est pas particulièrement visible. Il y avait, paraît-il, un point de vue plus haut sur la route mais je suis passé outre manifestement ! J'ai été rejoint plus tard par François et Pierre notamment ... et nous avons bu le coup en terrasse. Sur conseil de la blonde et avantagée tenancière, Pierre (Gull) a goûté à "La Trouille" une bière locale brassée à une cinquantaine de kilomètres de là, à Pouilly-sous-Charlieu exactement, "Trouille" dont il n'a pas dit grand chose par peur de décevoir la patronne des lieux.
Il restait plus ou moins 110 kilomètres pour rejoindre Issoire et le Géo avait prévu un bout d'autoroute, histoire de se voir avancer ! Bizarre ce choix car, après avoir pris le ticket et à peine monté dessus, 10 bornes plus tard tout au plus, on s'est retrouvé devant une très large station de péage où la plupart des aubettes étaient interdites aux motos. Avec d'autres on s'est "discrètement" intercalé dans les très longues files de voitures et tout ça pourquoi ? Pour payer 0,80 € ! Pour le moins incompréhensible, n'est-il pas !?! L'objectif était sans doute d'éviter de traverser le centre de Clermont-Ferrand, auquel cas je dis bravo ! N'empêche, les péages sont une source d'accidents et d'embouteillages en même temps qu'une source ... de revenus !! Une fois sortis de l'autoroute, il nous restait 2 kilomètres à parcourir pour atteindre l'hôtel
Le Pariou où nous avions déjà séjourné, il y a deux ans, lors du Cap Moto Trophy en Auvergne.
J'ai poireauté un "certain temps" avant d'avoir droit à une boisson rafraîchissante de bienvenue ;-), le réceptionniste faisant également fonction de barman. Or, il y avait là un client, planté au comptoir de la réception pour un problème de réservation de chambre et qui ne lâchait pas le morceau. Le moment venu j'ai pris une "Fée de l'Effet", une cervoise artisanale aux céréales d'Auvergne (du miel du Cantal, non ?). Après, ce fut passage à la douche, puis l'apéro en terrasse. J'ai encore réussi à me faire remarquer en m'asseyant sur le bord d'une table qui a cédé sous mon poids pourtant plume : des photos de ce grand moment de solitude tournent certainement ... sous la table ! Je ne me suis pas trop inquiété de savoir si je devais indemniser l'hôtel pour les dégâts occasionnés mais, s'il le faut, je suis prêt à mettre la main au portefeuille. Paul ? Tu n'as qu'à faire savoir !
Après le repas du soir (terrine maison, carré de porc, pdt grenaille, etc., rondelles d'ananas caramélisées, chips de pain d'épice, bouloum bouloum !!) nous nous sommes répandus en ville et sommes allés se jeter quelques bières.
On n'a pas dû nous mettre dehors mais presque, les serveurs commençant à empiler les chaises en bout de terrasse.
Voilà bien de saines fin de journées : après le plaisir de la selle et le plaisir de la bouffe, vient celui de boire de bonnes choses, juste avant de regagner la chambre et de dormir du sommeil du juste !
Bien longues toutefois ces journées et le lendemain matin, le réveil sonne inexorablement et cruellement dès 7h30 !
Des vacances, ça ? Tu parles !!
Allez, courage, on touche au but : demain on en fait une courte (269 kms) et on atteint Florac où nous nous poserons pour 3 jours et 4 nuits. Ok, ok !

PS : petite précision apportée par l'organisateur relativement à l'épisode "autoroutier". Il a dû prolonger le road-book d'une quarantaine de kilomètres suite à un changement d'hôtel de dernière minute et n'a matériellement pas pu reconnaitre le tronçon supplémentaire. Voilà qui devait être souligné !

 

4 septembre, jour 3

On commencerait pas par les photos du jour, hein ?
Voilà qui est fait !
Le poids des mots suivra !!
PS : vous remarquerez que j'ai pris l'option de faire une note PAR JOUR plutôt que de faire comme d'habitude où je saucissonne (encore un pique-nique ?) chaque journée de voyage en 2, 3 voire 4 notes. Cela implique toutefois qu'il faille parfois relire la même note qui est complétée petit à petit en fonction du temps que je consacre au récit.
Capito amici ?? Va bene allora !! Andiamo avanti !!!
Petit préambule avant de nous lancer sur les (petites) routes pour préciser qu'en matière de petit-déjeuner je ne me suis jamais départi du "menu" suivant : pain baguette, jambon cru et/ou cuit, beurre, café et fruit(s) frais et "Pi c'est tout" ! Pas de mignagnagnardises et autres "graisseries sucrotées" (des trucs de PD comme dirait ma tante Maurice^^), pleines d'exhausteurs de goût et de conservateurs E ceci et E cela ... Seul hic : les quantités !!

Un matin Jacky a fait les yeux ronds quand il m'a vu arriver avec une assiette qui débordait de partout. Pas d'inquiétude : j'ai de la place dans le top-bide !!
Et donc, on est entré dans le vif du sujet assez rapidement ce matin-là avec des petites routes qui serpentaient au travers du Parc Naturel et Régional du Livradois-Forez. Premier panorama au WP 15, à Vinfaud avec, d'un côté, une vue imprenable sur la ville de Peslières et, de l'autre, sur un petit troupeau de jolies vaches brunes et blanches qui nous faisaient de l'oeil ...
Un peu plus loin, c'est à Lavaudieu que nous avons marqué l'arrêt. Le village vaut essentiellement pour son
abbaye de Saint-André mais je n'ai pas pu la visiter à moins d'attendre la visite guidée suivante. J'ai bien essayé de me glisser dans le petit musée (la preuve avec les photos publiées) mais j'ai vite été repéré par la préposée qui m'a prié, sans ménagement, de quitter les lieux ! Il ne restait plus alors qu'à déambuler dans ses vieilles rues et s'imprégner de l'odeur des vieilles pierres ... ce que je fis pendant près d'une heure en discutant ensuite avec les uns et les autres avant de reprendre la route en passant sur le petit pont qui enjambait La Senouire ...
On a continué, toujours sur le même type de petites routes, étroites mais au bon revêtement et donc roulantes, pendant encore +/- 75 kilomètres en passant par Vieille Brioude, Saint-Just-près-Brioude, Blassac, Aubazat, Ferrussac, Besseyrolle et Saint-Privat-du-Fau jusqu'à atteindre Le Malzieu-Ville où les divers GPS se sont un peu affolés pour traverser le village. Tant mieux sans doute car sans cela peut-être que nous aurions été trop nombreux à nous arrêter au restaurant Le Margeride
, au WP 39.
Au lieu de cela, je me suis retrouvé en fort bonne compagnie puisque j'ai mangé avec Paul, à tout seigneur tout honneur n'est-ce pas ^^, et puis on est un fayot ou pas, n'est-ce-pas, Daniel, Michel, Olivier, Philippe & Virginie ainsi que Xavier, alors que Anne et Yvan n'étaient pas loin, à une autre table. On nous voit sur TripAdvisor, vous avez remarqué, Philippe P. y ayant même laissé un avis ! Perso, comme d'autres aussi d'ailleurs, je me suis limité à une salade, une bière et un café. Je ne porterai dès lors aucun jugement pointu, une salade ne pouvant décemment pas décevoir ... sauf à cacher une limace, voyez ?
Deux choses à ajouter concernant le moment passé là :
1/ une des serveuses était à tomber : savant mélange entre Amy Winehouse pour la silhouette et le maquillage et Brigitte Bardot pour la blondeur et, n'ayons pas peur des mots qui n'existent pas, la "pulposité". A chaque apparition, tout le monde se taisait sauf Anne et Virginie bien entendu;
2/ à la table d'à côté, si j'ai bonne mémoire, il y avait deux motards français, originaires du sud de l'Hexagone, avè l'assent du midi peuchère, qui circulaient dans la région et avec lesquels Philippe, Virginie et Michel se sont beaucoup entretenus. Il a été question de belgicismes avec les "Oui mais non !" et les "Non, peut-être" entre autres joyaux nationaux mais également de leur périple dans la région. Ils ont brandi des catalogues dans lesquels on trouvait des tas de road-books très bien faits avec force explications et couleurs, de quoi rendre jaloux notre guide spirituel ...
Il m'est venu à l'esprit qu'en 2008, alors que je n'avais pas pu faire le voyage en Auvergne suite au décès de mon père, les copains m'avaient ramené un très beau bouquin sur la région et qui comportait justement une série de road-books. Tiens, je viens de passer sur le site de François pour vérifier ce point particulier et j'ai constaté qu'il a déjà terminé son compte-rendu, grrrmmbblll grrrmmbbll ...
Oueille, en même temps, il a écourté le voyage, donc c'était d'autant plus facile pour lui de boucler le récit. Oui, il l'a écourté, on en reparlera si vous voulez bien.
Bon, je continue dans les détails superfétatoires voire oiseux, que cela plaise ou non, quitte à broder voire inventer des petits trucs croustillants comme dit Paul qui semble apprécier tout ce qui croque sous la dent ;-)
On a quitté le resto et on est passé par Serverette que les copains connaissent bien pour y avoir séjourné avec Eric D. qui y possède un pied-à-terre, puis Marjerols, Palhers, Chanac et plongée vers Sainte-Enimie où je suis arrivé, seul, une fois encore. Je dois manifestement rouler sur un autre rythme que la plupart des participants : trop vite pour certains et trop lentement pour ... Yvan, ah ah ah !!

Temps mort et petite charentaise ici pour justifier ce que d'aucun pourrait prendre pour de la prétention ou que sais-je encore. Lorsque je roule à moto, je suis généralement "à fond dedans" : j'aime piloter, prendre les moins mauvaises trajectoires, tenir un certain rythme qui implique autant de concentration. Lorsque je "dois" suivre quelqu'un de plus ... pausé pour ne pas dire de plus lent, toute cette concentration s'envole et je commence à devenir dangereux pour moi et pour celui qui est devant. Et comme le soulignait François dans un compte-rendu récent, j'ai tendance à rouler de plus en plus vite. Je constate par contre que mes "habituels copains" auraient plutôt tendance à se laisser aller de ce côté là : les suivre m'ôte au moins 50 % de mon plaisir de conduite et l'ennui s'installe ... rapidement.
Voilà donc pourquoi, finalement, je les "évite" sur la route.
A l'inverse, lorsque je tombe sur moins ... lent que moi, je n'essaye pas à tout prix de m'accrocher et je rends rapidement la main.
Enfin, comme c'est arrivé l'une ou l'autre fois, je n'apprécie pas qu'on me colle. Si on veut rouler plus vite on dépasse et si on veut juste suivre le rythme on respecte une distance de sécurité suffisante. C'est pourtant simple me semble-t-il ?
Et donc, cette fois, j'ai pris plaisir à rouler avec aussi énervé que moi. Cela n'empêche pas que je ralentis régulièrement pour souffler un peu et flâner au gré des paysages qui s'offrent au regard.
Voilà une petite mise au point que j'estimais utile cette fois !


Je n'ai peut-être pas été assez attentif mais je n'ai vu personne aux terrasses des cafés de Sainte-Enimie avec lequel partagé le dernier avant l'arrivée au Grand Hôtel du Parc à Florac et j'ai donc continué pour les vingt-six-mille sept-cent-soixante-six mètres qui m'en séparait, en passant par Montbrun et Quézac.

Et donc, une fois encore, je suis arrivé bien tôt à l'hôtel. De là à dire que les étapes sont trop courtes, il n'y a qu'un pas à franchir mais je ne le ferai pas, histoire de ne pas soulever une polémique qui ne mènera nulle part : chacun campera sur ses positions et chacun aura raison ;-)

A suivre ... (pause nuit et retour au  blog le lendemain !)

En fait, il ne restait pas grand chose à ajouter à cette note ...
Oui mais non ...
"Pas grand chose" pour un grand bavard comme moi, on ne sait pas trop ce que ça veut dire !!
Très belle impression en arrivant dans l'allée de l'hôtel : à gauche, un grand appentis pour mettre les motos à l'abri, à droite les jardins (un vieil homme était occupé à arroser les rosiers) ainsi que la belle piscine flanquée d'une bâtisse de caractère aux volets bleu ciel et en face un double escalier majestueux qui menait à la réception. On dit que c'est souvent la première impression qui compte et celle-là était bonne. J'ai gravi les quelques marches et je me suis retrouvé en compagnie d'une (très) vieille dame qui essayait de s'occuper du comptoir pendant qu'en face se trouvait un gars, plus tout jeune non plus, entre cinquante et quatre-vingts ans, son fils probablement (?) qui, lui, s'occupait de la caisse et de la gestion des chambres.
Je ne me souviens plus si Gull était déjà là. Faut dire qu'on n'a pratiquement jamais roulé ensemble d'autant qu'il a mis tous les road-books à sa sauce soit pour éviter les routes trop difficiles, soit pour aller vers un spot touristique qui se trouvait non loin des routes empruntées, soit encore pour raccourcir certaines étapes ... Il avait parfois 4 ou 5 road-books différents pour une même journée et il choisissait en fonction de ... je ne sais quoi ;-)
Lorsque j'ai vu la chambre j'avoue que j'ai été plutôt déçu : petite, avec un plancher en bois qui couinait comme une vieille BMW, avec aussi très peu de possibilités de rangement, une salle de bain avec baignoire mais sans cloison ou rideau pour éviter les éclaboussures, il n'y avait pas de quoi se pâmer, voyez ? On avait connu mieux au Terminus de Chaumont et au Pariou à Issoire et j'étais d'autant plus dépité qu'on allait y passer 4 nuits. On a même mollement essayé d'en changer mais les disponibilités étaient rares.
J'ai passé un long moment à discuter au bord de la piscine avec Virginie et Philippe notamment, on a parlé boulot, pension anticipée, vacances et c'est un peu grâce à eux que je me suis fait une raison, que j'ai positivé et me suis convaincu qu'au fond, (nan, pas de la piscine !), on était plutôt très bien installés en définitive : comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Une bonne nuit de sommeil a fini de nous convaincre que la literie était bonne et que c'était là l'essentiel !!
Sachez tout de même qu'on a très bien mangé, que le vin était compris dans la demi-pension et que le service était efficace et très convivial.
La journée s'est terminée par une petite marche digestive dans Florac ...

PS : à noter que François était venu me proposer d'échanger les chambres ou les cokoteurs (je sais plus) dans la mesure où Georges et lui avait hérité d'un espace avec deux grands lits ...

 

5 septembre, jour 4