Montagne de Reims : 14 & 15/11/2018

A l'initiative de l'ami Henri L., et après quelques hésitations, j'ai participé au "mini-trip" de 2 jours en direction de la Champagne.

Voici d'emblée l'album photos que j'ai ramené de cette excursion avec Henri L., Gull, Didier S. et Paul, le G.O. d'Europamoto.

Si vous insistez, j'irai d'un petit compte-rendu de l'évènement !

*

Au pied de la Tour-observatoire du Plateau de Californie
Au pied de la Tour-observatoire du Plateau de Californie

Projet et préparation ...

Il est long le chemin préparatoire d'une sortie motarde, voyez plutôt...

Cela commence dès le 9 novembre ...

9/11 - 19h11

Henri : Amateurs de belles balades dans la région de Reims ?  Il fera plein soleil. 2 jours (14-15/11) avec logement à Château-Thierry (même hôtel que Cap Moto avec ses séjours de "Remise en Forme").

9/11 - 19h31

François : "Pas pour moi, occupé à un tas de trucs ces jours-là"

10/11 - 10h54

Gull : correction Jours/dates et avertissement concernant l'hôtel -> celui de Dizy (Le Bagatelle) est celui qu'a choisi Cap Moto, le précédent n'étant pas apprécié de tous ...

10/11 - 17h30

Henri : Ok pour hôtel "Bagatelle" + envoi des road-books

11/11 - 11h28

Moi : "Je propose de les accompagner un bout de chemin, de manger avec eux et de rentrer par les voies rapides" ...

11/11 - 14h03

Henri : Ok pour départ de Couvin à 11 heures

12/11 - 11h15

Gull : nous envoie deux nouveaux road-books "un peu chipotés" avec, au retour, boucle Lac de Bairon et étangs de Vendresse où l'on pourrait manger.

12/11 - 11h49

Moi : "c'est pas un peu tard, le RDV de départ à 11 heures ?"

12/11 - 11h55

Didier S. : "Ok + Rdv à Couvin à 10 heures" ! + conseil de faire crochet, au retour, par Faux-de-Verzy pour voir des hêtres tordus  + phare de Verzenay.

[NDLR : comme vous le voyez, chacun y va de ses petites idées quant aux P.O.I. à ajouter aux R-B !]

12/11 - 12h11

Gull : "Ok" il prend note des points d'intérêts complémentaires et ... en ajoute d'autres : le Plateau de Californie et le Mirador du Chemin des Dames (marche de 400 mètres + 5 volées d'escaliers pour une vue imprenable !)

12/11 - 19h03

Didier : "Merci pour la réservation"

12/11 - 20h06

Henri : nouveaux road-books pour se rendre à un autre hôtel ("Le Bagatelle" est complet) suite au choix de l'Auberge Champenoise à Moussy.

13/11 - +/- 9h30

J'envoie un SMS à Henri pour savoir s'il est encore possible de participer pleinement au séjour.  Il me renvoie le n° de téléphone de l'hôtel en France : j'appelle et réserve la 1/2 pension et la nuitée. 

13/11 - 09h58

Gull : "Moussy -> Mousty" quel G.O.I. dites-donc !

13/11 - 11h44

Henri : envoi d'une photo de l'hôtel avec une meute de motards posant devant !

13/11 - 11h48

Gull : envoi de nouveaux road-books (!!!) avec pointage des restaurants disponibles sur la route ...  et évocation d'un pique nique

13/11 - 11h57

Henri : un pique-nique ?  Pourquoi pas !! Qu'en pensent les autres ??

13/11 - 12h33

Gull : alors ?  Quoi ?? Pique-nique ou pas, les autres ??

13/11 - 12h54

Paul : ok, pour le p-n mais quid de la météo ?  S'il fait froid ??

13/11 - 14h19

Moi : j'aimerais autant un petit resto avec un vin du patron ou une bière au fût ...

13/11 - 14h23

Paul : ok pour un petit resto

13/11 - 15h10

Gull : ok, mais il faudra trouver ...

13/11 - 15h58

Henri : propose "Le Poilu" à Cerny-en-Laonnais.  Il connait et pense bien qu'il sera ouvert ..

13/11 - 16h13

Henri : envoie une photo de la façade du "Poilu"

13/11 - 16h44

Paul : Ok pour "Le Poilu"

13/11 - 17h19

Moi : "C'est un portugais ? Krrr krrrr"

*

Vous avez vu le volume des échanges alors qu'il ne s'agit ici que d'une sortie de 2 jours à 5 personnes !!!!! !!!!!

Vous imaginez le flux d'informations que doit gérer et digérer un gars qui organise 6 voyages par an avec un nombre moyen de participants qui tourne autour de la trentaine (ce n'est pas d'âge dont il s'agit ici, vous l'aurez compris, cette moyenne là étant plutôt du double !).

A côté de ça, les 12 travaux d'Astérix, c'est de la roupie de sansonnet, nè !!

On remercie d'entrée Henri, l'initiateur/organisateur du mini-trip champenois ainsi que Gull, le chipoteur/affineur/alambiqueur de road-books qui s'est attaché à sélectionner les P.O.I.'s (Points Of Interest) sur la route !! Et tant qu'on y est merci à tous, pour la présence qui a contribué à rendre cette sortie mémorable !

Tour-observatoire de la Plaine de Californie
Tour-observatoire de la Plaine de Californie

Le trip !!

Le froid et le brouillard s'étaient invités au départ ce matin là ...

Je suis arrivé à Couvin à 10h00 comme prévu. 

Il y avait BROCANTE sur la place et il ne fut pas chose aisée que de trouver à se garer.

Gull et Henri étaient déjà là.  Ils discutaient à la terrasse d'un bistrot.

J'ai commandé un café qu'on m'a servi à l'extérieur.

Paul est arrivé un petit quart d'heure plus tard.  Il avait froid.  Il est allé boire son café à l'intérieur.

Puis ce fut le tour de Didier qui ne bu rien si j'ai bon souvenir.

On a quitté Couvin qu'il n'était pas loin d'onze heures, Henri prenant la tête du convoi, une tête qu'il gardera pratiquement tout au long du voyage, Didier lui emboîtant la roue : la position de second semble lui plaire de plus en plus ...

Eteignières, Rumigny, Brunehamel, Rouvroy-sur-Serre, Parfondeval, Ecuires, Vaux-lès-Rubigny, Rubigny, Chaumont-Porcien, Fraillicourt, Noircourt, Dizy-le-Gros, toutes des routes secondaires, souvent blanches sur la carte et très peu fréquentées, où les 80 km/heure sont difficiles à ... atteindre ;-)

On est arrivé à Sissonne et on a rangé les motos tout près d'un camion de service, le long du cimetière ... allemand, pendant que Didier poussait plus loin pour se poster devant l'entrée de celui qui était réservé aux alliés.

On a longuement discuté avec un gars qui était occupé à fleurir quelques tombes, à la demande d'une A.S.B.L. ,située en Allemagne, pour laquelle il travaille bénévolement.

Une conversation très intéressante, voire surprenante, qui nous en a appris beaucoup sur les lieux et sa gestion. Quelle "ironie absurde" de voir que lors de la première guerre mondiale, les soldats de confession juive combattaient au côté des allemands ... 

4 way-points plus tard, alors que j'étais dernier de cordée, juste derrière Gull, je vois les autres continuer à filer alors qu'il actionne son clignoteur pour se ranger sur le parking de la Tour-observatoire du Chemin des Dames.

Un sentier, long et pentu, surtout pentu d'ailleurs, totalement impraticable pour les personnes à mobilité réduite soit-dit en passant, tellement pentu qu'on a dû s'arrêter quelques secondes pour reprendre notre souffle, menait à cette fameuse tour, faite d'acier et de bois, haute de 20 mètres et offrant une vue imprenable,  ou presque, sur le plateau environnant.

Nous avons noté qu'il y aurait déjà eu lieu d'étêter quelques arbres pour ouvrir d'avantage l'accès au paysage ...

En revenant sur nos pas, nous avons croisé Paul qui s'était aventuré sur le chemin jusqu'à atteindre un cimetière abandonné, puis nous avons retrouvé nos amis qui étaient revenus sur le parking.

"Le Poilu" à Cerny-en-Laonnais
"Le Poilu" à Cerny-en-Laonnais

Henri et Didier partent sans plus attendre.  Paul démarre et plonge à gauche (comme l'indique le road-book en fait !) alors que Gull, klaxonne 2, 3 coups pour l'avertir et reprend la route à droite !

Je joue du cornet aussi et suis Gull qui sait certainement ce qu'il fait !

On roule quelques kilomètres et on arrive à Cerny-en-Laonnois, au croisement des D18 et D4 (?) où nous rejoignons Henri et Didier devant "Le Poilu", le resto du coin !!  Pas de nouvelles de Paul.

On s'installe, Gull l'appelle, lui explique où nous nous trouvons exactement en "avouant" qu'effectivement le crochet pour atteindre le resto n'était pas au road-book, en tout cas pas à la dernière version que nous avions reçue, dernière version qui ne l'était pas puisque Gull avait la toute dernière mouture, confectionnée au matin même du départ ...

Nous avons commandé nos boissons et les sirotions au moment où Paul a enfin fait sa joyeuse entrée ;-)

Pas trop content quand même, le Paul, car il s'était tapé une bonne quarantaine de bornes pour rien et d'insister pour que les road-books distribués soient à jour ...

S'il n'était pas parti devant et s'il avait tendu l'oreille, ça ne serait pas arrivé.

Mais bon, rien de grave, puisqu'on était finalement tous réunis autour d'une bonne tablée !

L'ardoise plantée au milieu de l'estaminet comportait  la carte du jour.  Si ma mémoire ne me trompe pas, il n'y avait pratiquement que des moules au menu, proposées au naturel ainsi qu'à "toutes les sauces" dont au Maroilles par exemple.

Perso, je savais que ça serait mon menu du lendemain soir à la maison et ça ne m'enchantait pas outre mer mesure.  Au moment du choix, le serveur signala qu'il y avait également de la "poutine" et, si mes acolytes ont tous choisi les moules, j'ai donc jeté mon dévolu sur cette fameuse "poutine" qui, soit-dit en passant signifie "mixture étrange" ou un truc du genre, n'en déplaise au Tsar omnipotent qui règne par-delà l'Oural ...

Suivre ce lien pour tout savoir sur ce plat qui nous vient tout droit du Québec ...

La sauce brune qui nappe les frites, le fromage et, dans le cas présent, les aiguillettes de poulet, reste du domaine du secret d'état.  Nulle doute que les sbires du Tsar précité seraient clairement en mesure de faire cracher le morceau au cuistot du Poilu mais, laissons-là ces considérations car, que serait la "vie" si elle ne gardait pas sa part de mystère, je vous le demande !

Après un café offert par le patron,  et une addition de 93,20 € soit 18,64 € chacun, n'est-ce-pas Paul, on est reparti sur Craonnelle, Beaurieux, Maizy, Concevreux, Ventelay, Brunecourt et Pévy, toujours sur d'étroites routes serpentant dans la campagne, toujours Henri devant et Paul derrière ... cette fois.

On a fait un crochet par ... une des lignes droites de l'ancien circuit de Reims-Gueux qui, à l'époque, était long de plus de 7800 mètres et qui a vu des courses de Championnat du Monde au cours desquelles des gens comme Juan Manuel Fangio et Luigi Fagioli se sont illustrés dans les années 50 ainsi que Jack Brabham et Jim Clarck dans les années 60.  D'autres épreuves s'y sont déroulées entre 1925 et 1969 !

Un des garages des stands accueille un panneau dédié à la mémoire de Bruno Bonhuil, décédé le 19 novembre 2005 lors d'essais sur le Circuit de Macao en Chine, et qui avait battu un record de vitesse à bord d'une moto électrique en 1996 sur ce circuit de Gueux ...

Au passage, je crois qu'outre le village de Gueux, on a aussi croisé celui de Pauvres ... Est-ce un fait exprès ?  Allions-nous finir sous les ponts ??

On est revenus sur le village pour photographier l'Église Notre-Dame qui trônait en son centre et trempait ses pieds dans le bel étang sur lequel barbotaient des canards ...

Nous avons continué ensuite sur Brancourt, Rosnay, Jonchéry-sur-Velse, Méry-Prémécy, Poilly, Sarcy, Chaumuzy, Hautvillers, Pierry et Moussy.  Au panneau sus-nommé, Gull a planté sa K1200 GT, ouvert la valise latérale gauche et sorti une pièce de bois en forme de "T" qu'il gardait pour l'occasion, celle de se glisser sous le panneau, de tendre son T à bout de bras pour masquer l'un des "S" de Moussy, rebaptisant le patelin Mousty.

Il aurait été bien inspiré de prendre avec lui un "E" également car, de l'autre côté de la route, un panneau indiquait la sortie du village de "Pierry" : pour le même prix, il avait son nom dans un sens et son prénom dans l'autre !!!!!!

Mousty à Moussy et Lycée de Versailles
Mousty à Moussy et Lycée de Versailles

Comme il était encore relativement tôt, même si le soleil manifestait déjà de sérieux signes de fatigue, on avait envisagé de faire un crochet par REIMS pour boire l'antépénultième avant de rejoindre l'hôtel mais, comme on avait de nouveau perdu Paul dans le trafic (??), on n'est pas sorti du road-book ...

On y est arrivé vers  17h15.

On a aligné les motos sous une espèce de préau, à l'abri de la pluie, avec d'anciens éléments de carrousels ...

Chacun a gagné sa chambre individuelle et on s'est accordé le temps de prendre une douche, de ranger ses quelques frusques, de mettre en charge tout ce qui devait l'être et de donner des nouvelles aux siens, restés à la maison.   C'est là que j'ai remarqué que j'avais oublié de mettre une paire de chaussures dans mon bagage ! Les bottes Daytona ont ça de bien qu'elles sont très près du mollet, de sorte que  j'ai pu  glisser le jeans par-dessus.  Il m'est déjà arrivé d'oublier de prendre des chaussures de ville lors d'un voyage de 5 ou 6 jours : ce n'est pas drôle.

Vers18h15 ou 30,  j'ai rejoint Henri, Gull et Paul  au bar de l'hôtel.

Didier est arrivé une demi-heure après environ.

Pour rappel, nous avions choisi l'Auberge Champenoise ...

Particularité : le gars au comptoir du bar était non-voyant de sorte qu'il laissait "tremper" son doigt dans tous les verres qu'il servait afin de ne pas déborder.  Étant donné qu'il semblait bien être le patron des lieux, et qu'il n'avait pas l'air particulièrement commode, ne vous avisez pas de lui en faire la remarque : je dis ça ... C'est vous qui voyez !

En même temps, comment voudriez-vous qu'il fasse ? Rétrospectivement, je me demande comment il faisait pour s'y retrouver avec toutes les bouteilles qui étaient alignées derrière lui ... 

Une heure après (deux Kwak, un Champagne, une Suze et que sais-je encore) nous avons pris la direction de la salle de restaurant.

Nous avions droit au "Menu du jour" en 2 ou 3 services et nous avons tous choisi ce dernier.

Devant nous, les propositions de menus avec 2 choix pour chacun des plats.

Il y avait notamment, en entrée, des "gougères garcies" et nous fûmes bien en peine de savoir ce que c'était.  On hésitait entre "fougères farcies", "fougères garnies" ou ... euh ... n'étant pas des spécialistes culinaires, peut-être avions-nous tout faux et que les "gougères garcies" étaient des spécialités du coin ...

Dans ces cas-là, on sort l'Encyclopedia Universalis ou le Huawei Y7 (c'est plus pratique) et on constate que "gougère" existe bel et bien : ce sont des spécialités ... bourguignonnes et franc-comtoises, faites de pâte à choux et de fromage, celui-ci étant râpé et mélangé à la pâte à choux encore tiède.

Quant à "garcie", nous restions sur notre faim !  C'était bien là une faute de frappe finalement !!

Didier a offert la 1ère bouteille de vin, Paul la seconde et Henri le pousse-café, café que nous n'avons pas bu car ça nous aurait trop excité, n'est-ce pas mesdemoiselles ! ...  Insortables ces petits vieux !!

A la fin du repas, on a convenu de l'heure à laquelle nous allions prendre le petit-déjeuner et, si Didier et moi avons regagné nos chambres, je pense, sans être sûr, que les 3 autres sont retournés au bar ...

*

Un point météo ayant été effectué la veille au soir, lors du souper, nous avions convenu d'un petit-déjeuner plutôt tardif, autour de 8h30.
Si quelques jours avant notre départ, Henri nous avait promis "plein soleil" pour ces deux jours en Champagne, il a bien fallu décuver et déchanter car la météo fut mitigée, voire complètement tigée d'ailleurs, avec un petit crachin merdique au matin du second jour.  Apparemment Gull, lui, savait : il avait consulté un autre site qui contredisait les prévisions "d'Henri".  

Comme quoi, une chose est en tout cas sûre : c'est qu'il faut se méfier des prévisions comme de ... Madame Soleil !

Et donc petit-déjeuner à la cool ce matin du 15 novembre ... au cours duquel nous avons appris que l'ami Paul avait passé une nuit d'enfer, ou plutôt une nuit infernale : il nous a fait un coup de fièvre de cheval phénoménale qui l'a fait trembler pire qu'un patient atteint de la maladie de Parkinson.  Il se sentait tellement mal qu'il a déverrouillé la porte de sa chambre et qu'il a failli nous appeler au secours ... jusqu'à ce que la délivrance arrive de ... tous les côtés, devant derrière, en l'air par terre, comme dans la comptine !!

Nous avons pensé qu'il a été victime d'une moule trop poilue à Cerny-en-Laonnois qui a provoqué une forte indigestion ...

Ouais, bon, cela ne nous a pas empêchés de prendre un copieux petit repas matinal car il en faut bien plus pour nous atteindre !

Paul prend de la bouteille ...
Paul prend de la bouteille ...

Cela tombait bien, le buffet était bien garni pour répondre à tous les goûts ou presque.

Comme d'hab, j'ai pris un jus de fruit, puis de la baguette, du beurre, du jambon et du fromage pour terminer par un bol de macédoine de fruits.

Vu la météo, on a convenu de se retrouver aux motos à 10h30.  Du coup j'ai bien traîné dans la chambre, jusqu'à l'impatience finalement et, lorsque j'ai rejoint le "préau", ils étaient tous là, prêts à partir. 

Pour un peu, ils partaient sans moi ... c'est en tout cas ce qu'ils m'ont dit ;-) 

La route était barrée sur la gauche et on a donc commencé le road-book par une déviation : je n'aime pas les déviations ! 

Il annonçait 243 kilomètres et des poussières mais Gull m'a dit qu'il en faisait au moins 30 à 35 de moins.  Explication : lorsqu'il ajoute des alternatives vers des points d'intérêts ou des options de parcours sur les road-books, les kilométrages s'additionnent, faussant ainsi le total général.

Curieux, n'est-il pas ?  C'est pourtant ainsi ! 

Et donc, Henri, Didier et Paul étaient partis devant. 

J'ai attendu Gull et avec cette déviation, j'ai roulé à la boussole pendant peut-être une dizaine de kilomètres qui nous ont fait traverser un village dont les rues étaient toutes en travaux : avec le crachin et les rues comme des chemins de terre, on a fini de saloper nos belles machines ... 

Moi qui l'avais bichonnée pour l'occasion, j'en fus tout dégoûté, carrément miné !!

On a reconstitué le groupe quelques kilomètres plus loin et on a continué de plus belle !

Oiry, Mareuil-sur-Ay, Avenay-Val-d'Or, Fontaine-sur-Ay, Tauxières-Mutry, Louvois et Verzy. 

Way-point 14.1 : à droite possibilité de voir des hêtres tordus remarquables à Faux-de-Verzy.  On arrive dans le parking et on voit un chemin dont l'accès est barré par une ... barrière sur laquelle est apposée une affiche signalant une chasse en cours !  Henri et Paul font demi-tour et repartent sans demander leur reste.

Gull et moi hésitons devant le panneau.  Didier remarque un chasseur posté à l'affût à une cinquantaine de mètres de là vers lequel il se dirige.

Il revient en nous signalant qu'il n'y avait ... normalement aucun danger mais qu'il fallait compter un petit kilomètre pour voir ces fameux arbres : hêtres ou ne pas hêtres, tordus ou pas, on a finalement décidé de remettre cette visite à une autre fois.

Plus loin, il y avait le Phare et le Moulin de Verzenay.  Là aussi, il fallait marcher longtemps et la météo étant toujours chagrin, on a également passé notre chemin. 

On a continué sur Sillery, Saint-Masmes, Aussonce, Juniville, Bignicourt, Pauvres (!), Coulommes-et-Marqueny, Chiffilly-Roche, Semuy, Neuville-Day, Montgon et on est arrivé à Le Chesne vers 12h30, une heure (et demie) idéale pour becqueter et, comme par hasard, dans la Grand Rue, au n°2, il y avait un restaurant. 

"La Charrue d'Or" qu'il s'appelait.

La salle était bien remplie.  C'est en général le signe qu'on y mange bien et que les locaux apprécient l'endroit : il ne faut pas oublier qu'on était jeudi, voyez ?  C'est pas comme un week-end non plus !!

C'est par ailleurs un restaurant où nous nous sommes déjà arrêtés par le passé.

Il y avait un menu du jour à 15 € avec entrée, plat et dessert.

C'était mon tour cette fois et j'ai offert les boissons sur une note séparée.

Je n'ai plus souvenir du choix en ce qui concernait les entrées ...

Par contre, pour ce qui est du plat principal, il y avait le choix entre un dos de cabillaud ou ... des joues de porc.  N'étant pas très poisson, c'est sans doute d'ailleurs la raison pour laquelle mon corps refuse obstinément de flotter sur l'eau, j'ai choisi les joues, smack, smack ! J'ai été très agréablement surpris : je m'attendais à un truc genre ... langue baignant dans une sauce improbable mais, pas du tout, c'était plutôt du niveau d'un bon bouilli de viande sans compter que l'accompagnement était du même tonneau : la potée de pommes-de-terre et de légumes était très bien aussi et changeait des sacro-saintes frites dont ... je me lasse rarement ;-)

La serveuse était sympathique, bien en chair, chose qui, inconsciemment, présume d'une bonne cuisine, non ?  C'est plus engageant que de voir arriver une anorexique pour prendre la commande me semble-t-il.

Elle portait un tatouage qu'on ne devinait que partiellement.  A la question posée de savoir ce qu'il disait, elle répondit un truc du genre : "Rien ne s'efface !"   Rancunière, la demoiselle ?  Sans doute ...

En dessert, j'ai pris une île flottante, et vogue la galère !

Dehors, le ciel était toujours aussi plombé ou presque.  Je partais en oubliant ma veste de pluie sur le dos d'une chaise.  C'est Didier qui, une fois dehors, a demandé à qui elle appartenait.

Je l'ai mise par-dessus mon blouson "all weather or about" car elle coupe bien le froid !

Saint-Brice, Sauville, La Cassine, Ambly, Vendresse, D12 gauche, D133, Bourtancourt, Flize, Saint-Marceau, Francheville, Warnecourt, Tagnon, Neuville-lès-This, This, Belval, Haudrecy, Tourne et Arreux, areuh, areuh. 

Quelque part sur le road-book, Henri part à gauche suivi par Didier et Paul, Gull file tout droit et je lui emboîte le pas.

Il fait demi-tour, je gamberge, perds un peu de temps et fais demi-tour pareillement : à partir de là je n'ai plus vu personne jusqu'à Couvin !!!

Au début j'ai mis gaz   en grand dans l'espoir de les rejoindre mais, j'ai vite renoncé.  En plus, après quelques kilomètres, j'ai eu un besoin pressant et me suis mis en quête d'un endroit ... propice que j'ai trouvé à l'entrée du Parc Naturel Régional des Ardennes et le lieu-dit "La Forêt de Corentin" sur la D9.

Je suis arrivé ... juste derrière Paul à Couvin.  Quid des autres ?

Apparemment ils se sont arrêtés à Montcornet, au détour d'un château, pour y prendre quelques photos ... ou pas et sont arrivés quelque dix minutes après nous qui nous étions installés à une petite table.

Le groupe reformé, on a investi les fauteuils du "salon" du bistrot et on a débriefé sur les deux journées passées.  DIdier et Gull ont payé le coup.

On a ensuite repris la route, chacun de son côté pour regagner nos foyers : fin de l'histoire !!

A Couvin : Henri, Didier et Gull
A Couvin : Henri, Didier et Gull

Très sympa cette courte sortie !  Faut dire que depuis le 17 septembre la Tiger croupissait au garage et moi je croupissais partout ailleurs dans la maison :-)

Finalement, on n'a fait "que" dans les 460 bornes (d'avantage pour les brabançons et les bruxellois) mais avec ces journées très courtes, il fait vite noir et on n'est pas mécontent d'arriver à l'étape vers 17h30 ...

Dommage pour la météo qui aurait "clairement" pu être meilleure, surtout le second jour où on a zappé les quelques P.O.I.'s qui étaient au menu ...

*

P.S. : il y a 2 jours j'ai reçu un courrier de la République française, un avis de contravention. J'ai été flashé par un radar fixe à 86 km/h ramenés à 81 sur la RD988 à hauteur de "Les Mazures" pour une addition de 45€. J'étais probablement distrait car, d'après les photos que m'a envoyées Henri, il est clairement indiqué. J'ai coupé les gaz trop tard et continué tranquillement sur ma lancée pour arriver TROP VITE : le poignet est toujours habitué aux quatre-vingt-dix, foutue limitation qui n'a été instaurée que pour gonfler les bourses du Trésor !!  On est pourtant là sur une belle ligne droite à perpète, voyez !?!?!!!!


Commentaires: 6
  • #6

    PAUL (samedi, 01 décembre 2018 13:49)

    Merci pour ton récit. J'ai vraiment passé un chouette week-end entre amis excepté "ma moule poilue" qui m'a vraiment rendu malade pire qu'un chien. Je suis encore "un peu" jeune pour la Parkinson mais n'en était pas loin ! Superbes RB où je me suis laissé guidé cette fois. A refaire !

  • #5

    Patrick Merlin (vendredi, 30 novembre 2018 19:34)

    Merci pour ce CR, Alberto.

  • #4

    Alberto (dimanche, 18 novembre 2018 12:03)

    Ne crois pas que je me repose sur mes lauriers ;-)
    Je travaille tous Zazimutes !
    Là, je mets un point d'honneur à terminer le compte-rendu du Salon de Milan EICMA (voir "Les salons") et je traduis pratiquement tout ce qui est disponible sur le site "DueRuote.it".
    A côté de ça, il y a la rubrique Moto GP ... et les classements/commentaires sur les FP1, 2, 3, 4 ainsi que Q1 et Q2.
    Avec le skynetblog on voyait directement ce qu'il y avait de nouveau : ici il faut chercher ...

  • #3

    patrick merlin (dimanche, 18 novembre 2018 11:03)

    J'espère bien que tu vas nous le sortir ce CR , il me semble d'ailleurs que tu écris moins ces derniers temps , non ?
    Allez allez , au boulot Alberto ;-)

  • #2

    Obelix (samedi, 17 novembre 2018 10:06)

    Deuxième édition :
    C'est avec impatience que j'attends le compte-rendu !

  • #1

    Obelix (vendredi, 16 novembre 2018 18:34)

    Bien sur que l'on souhaite lire ce compte-rendu !


La Perbaisienne ! 12/08/2018

On va commencer par la carafe d'eau les photos du jour !

Elle ne sont qu'au nombre de six mais ce n'est pas de ma faute, oh !

Lorsqu'on roule ainsi, à plusieurs, on est tenu de rester +/- groupîîîîîîîr et si l'envie vous prend de vous arrêter parce que vous avez été ému par la beauté d'un paysage, la flèche d'un clocher, l'ombre portée d'un cadran solaire ^^, la façade décorée d'un bâtiment public, le reflet d'une eau limpide qui coule sous un pont qui l'enjambe, que sais-je encore, vous ne pouvez décemment pas imposer que le convoi marque l'arrêt.  SI vous êtes en tête, à la rigueur, pourquoi pas sauf que tout le monde n'est pas ému par les mêmes choses, mais si vous êtes 2ème, 3ème, etc.  c'est plus difficile ...

Tout cela pour justifier du fait que le maigre album n'est constitué que des photos prises aux arrêts stratégiques : départ, repas du midi, arrivée !!

 

Pour le reste, pas grand chose à dire sinon que j'ai eu grand plaisir à retrouver Didier et Jacques, mes compagnons de route de toujours, mais aussi Claude et Alain ainsi qu'un tas d'autres personnes bien sympathiques qu'on finit par connaître et apprécier de plus en plus, comme Xavier, Dominique, Philippe, Pierre de Spy, Georges, Patrick & Danielle, Fred & Chantal, sans oublier Bob et Pierre-Yves, Grand Organisateur de la balade du jour ...

Au programme, une boucle allant jusque Liège et au-delà par le nord et la région flamande et retour par le sud, boucle longue de 256 km et des poussières, des pavés et des nids-de-poules, mais aussi quelques beaux axes bien roulants histoire de titiller le compte-tours !

 

L'itinéraire a été perturbé par 2 fêtes locales et les déviations qu'elles ont impliqué.  La seconde fois, on avait tellement la dalle qu'on a "forcé" les barrières Nadar en espérant qu'on trouverait un restaurant ouvert dans le village mais on a été obligé de rebrousser chemin ...

Finalement on a trouvé notre bonheur à Louveigné, à la Boulangerie Maréchal qui fait également dans la petite restauration.

Dominique et Xavier se sont joints à notre table.

Perso je me suis laissé tenter par des pâtes au pesto qui m'ont bien goûté comme on dit, arrosée d'une Leffe brune à défaut d'autre chose, le frigo étant bien vide apparemment ...

Un café plus tard et un paiement par "cash keeper" au comptoir, il nous restait une centaine de kilomètres à boucler pour boucler la boucle ...

Ouais ça fait beaucoup de boucles mais c'est la faute à Kroll ;-)

 

C'est Jacques G. qui nous a servi de poisson-pilote tout au long de la journée.  Il a fait ça comme un chef : très bon rythme et pratiquement aucune erreur.

Il faut souligner le fait que le road-book n'était pas des plus zézés : avec 170 way-points pour 256 kilomètres, ça vous fait un pictogramme tous les 1.500 mètres en moyenne, autant dire qu'il fallait être bougrement attentif ...

Quant au tracé, je ne sais pas vous mais, perso, je l'ai trouvé un peu trop "urbain" : pas trop eu l'occasion d'ouvrir et d'angler, voyez ?  Une YAMAHA NIken aurait été totalement inutile ;-)))))

Mais, bon, on ne va pas bouder son plaisir, n'est-il pas ??

Au retour, je me suis jeté deux Maes Radler vite fait mal fait, après quoi chacun a repris la route du retour.

Cette fois, contrairement à l'an dernier où ma Douce avait dû m'appeler pour ... me rappeler à l'ordre, je suis rentré à une heure décente !

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P.S. : j'évoquais le côté trop "urbain" de cette virée ... Je reviens là-dessus  car j'ai pensé aux innombrables casse-vitesses rencontrés sur le parcours, des casse-vitesses  de tout poil, de toute taille, de toute forme, plus ou moins longs, plus ou moins hauts, plus ou moins bien annoncés, parfois cachés dans l'ombre et prêts à vous faire décoller dans les airs si vous n'avez pas été hyper-attentif ...

Déjà, existe-t-il des NORMES les concernant ou des cahiers des charges, ou laisse-t-on à chaque commune le loisir de laisser aller son imagination ?

A-t-on fait chaque fois une "étude d'incidence" ??  Si c'est la vitesse qu'on veut casser, ok, ça fonctionne lorsqu'on est SUR le bidule, mais après ???  Entre deux bidules ????  Sans compter les nuisances sonores que ça implique ainsi que celles qui portent sur l'environnement : chaque ré-accélération provoque des rejets supplémentaires par rapport à une conduite plus coulée, non ?????

J'entends déjà d'ici les insultes ...

P.S. + : pour ceux qui aiment les images, voici le lien vers les photos postées sur le site de Cap Moto ...  Le chargement est lent, vous voilà prévenus !

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Les ardentes Ardennes ! 27/06/2018

Les "sorties d'un jour" se font de plus en plus rares, c'est un fait !

Depuis le 22 avril 2018, date de mon retour du stage de "Remise en Forme" aux Ecuyers, la Tiger sommeillait dans le garage ...

Alors, lorsque j'ai vu sur Fb qu'Eric H. invitait à une virée dans les Ardennes ce mercredi 27 juin, j'ai tout de suite ... décliné (!?!?)

Ben oui, on a beau être un fringant retraité, on n'en n'a pas moins des obligations de tous ordres et, ce mercredi, l'agenda était "rempli".

Je me suis donc levé avec l'intention d'honorer les dites obligations ...

J'ai ouvert mon compte Fb, comme je le fais chaque matin, entre le beurre et la confiture, et j'ai vu qu'Eric fixait rendez-vous à la Station de Spy à 10h00, un message destiné à ceux qui, comme moi sans doute, ne prennent des décisions que sur un coup de tête ;-) et en last minute. 

Ni une, ni deux, ni trois, j'ai décommandé mon rendez-vous, et j'ai répondu présent au message.  Je pensais lui envoyer un SMS de confirmation, pour qu'il m'attende au cas où j'arriverais en retard sur les lieux, mais je n'avais pas son numéro de portable.

Du coup, j'ai précipité mon départ pour ne pas me faire attendre !

 

J'étais sur place à 9h45 finalement ... 

 

Avant d'aller plus loin, voici les quelques photos prises ce jour ...

 

Et donc, je suis arrivé sur l'aire de Spy, et j'ai vu un gars barbu et chevelu, planté à côté d'une pimpante BMW Funduro rouge, juste devant le shop de la station service.  J'ai béquillé non loin de là et me suis dirigé vers lui pour lui demander s'il attendait Eric.

Il se prénomme David.  On a eu le temps de deviser un petit quart d'heure jusqu'à ce qu'Eric arrive, sur sa fringante Tiger 955i gris métallisé.

Il a été (agréablement) surpris de me voir là.  Il n'avait pas vu mon message.

 

Alors que je m'attendais à voir quelques membres de "l'ex R.A.T. Bailleux", nous n'étions finalement que trois pour cette sortie.  Il faut juste rappeler qu'on était mercredi et, que le mercredi, la plupart des (jeunes) gens travaillent encore.  Sauf, bien entendu, à être retraité, au chômage ou en R.T.T., ce qui était notre cas ;-)

 

En fait, il s'agissait de faire une reconnaissance d'une balade qu'Eric envisageait de refaire plus tard avec quelques collègues de bureau.

Il avait un road-book "de base" qu'il comptait vérifier et aménager pour cette prochaine sortie.

 

On est donc parti, lui devant, David au milieu et moi en queue de cortège.

 

Pas grand chose à dire sur l'itinéraire sauf qu'il mélangeait agréablement quelques belles portions sinueuses, des petites rues champêtres et quelques agglomérations plus ou moins courues par les touristes ...

On a failli marquer l'arrêt à Han-sur-Lesse : c'est du moins ce que j'avais cru avant qu'Eric nous signale qu'il avait loupé une petite rue à droite (ou à gauche, je ne fais que difficilement la différence) et que c'est la raison pour laquelle nous avions fait un aller/retour sur l'artère principale de la ville bien connue pour ses grottes ...

 

On s'est finalement arrêté à Saint-Hubert pour casser la croute.

On n'avait que l'embarras du choix en ce qui concernait l'endroit où manger.

On s'est fixé à la pizzeria sur la Place du Marché, face à la Basilique : "Il Diablo" que ça s'appelle.

On a "presque" invité un 4ème motard qui était arrivé là sur une KAWASAKI façon INDIAN, voyez, mais lorsqu'il a dit qu'il fumait, j'y suis allé d'un "Non alors !" très peu sympathique à la réflexion, même si dit (belle abbesse) avec le sourire ...

 

David a pris une brochette de poulet/frites , Eric qui voulait des pâtes "arrabiata" s'est vu prévenir par la serveuse que "ça arrachait grave de chez grave", du coup il s'est rabattu sur des "bolognese" je crois...  Moi j'ai pris des "Carbonara".  Si le carbone est à 14, les Carbonara étaient à 12.50 ! 

Je les ai arrosées avec un Orval, histoire de ne pas boire n'importe quoi ;-)

 

Les deux n'ont apparemment pas fait bon ménage car, après un arrêt à Crupet et le tour de sa grotte Esque, une demi-heure plus tard environ, j'avais les boyaux qui se tordaient avec un énorme besoin de ... soulagement.

Quel bonheur lorsque nous sommes arrivés à la fin du road-book qui s'arrêtait je ne sais plus trop où d'ailleurs tant j'étais obnubilé par mon problème !!

8 kilomètres plus tard, à l'entrée de Namur on a trouvé un bistrot où j'ai offert la tournée générale !!

 

Après ça, c'est David qui a pris la tête du petit convoi et qui nous a ramenés sur la périphérie carolorégienne par des petites routes longeant savamment la Sambre notamment ...

 

Quel bonheur cela a été de reparler "MOTO" !

Pour la petite histoire sachez que la BMW Funduro de David date de 1995 si je ne m'abuse et qu'elle roule toujours comme une horloge autrichienne.  Il a en outre une Speed Triple et une R 1150 R à la maison.  

Lorsque je l'ai connu, l'ami Didier S. roulait également sur une Funduro, blanche celle-là, avec laquelle il avait fait la Trans Tunisia notamment ...

Quand j'ai acheté la SUZUKI Freewind, j'avais lu le comparo entre celle-ci, la Funduro et l'Aprilia Pegaso qui avait +/- le même moteur que la BMW sauf la culasse à 5 soupapes ...

 

Bien belle journée avec plus de 300 bornes supplémentaires au compteur de la Tiger qui affiche maintenant 73.600 km.

Suis passé chez le concessionnaire hier, histoire qu'il jette un oeil en diagonale à l'engin avant le départ imminent pour l'Ecosse : RAS sauf les plaquettes ARR qui s'usent sans que je m'en serve, contrairement aux piles WONDER !!!


Reco "Neyla Day" !  08/04/2018

Merci à la serveuse et à l'appareil photo de Sacha ...

 

Afin de vérifier le timing de la version "hommes" de la sortie prévue le 10 juin 2018, et pour ne pas faire cette reconnaissance seul,  Paul a convié quelques unes de ses ouailles, triées sur le volet, pour l'accompagner ce dimanche 8 avril.
Avant d'aller plus loin, voici l'album que j'ai ramené de cette sortie, ainsi que  3 photos partagées par Sacha ...

 

Finalement, cette balade étant prévue le 10 juin 2018, je n'en dévoilerai rien afin de laisser la surprise à celles et ceux qui s'inscriront. 

Dans la mesure où je serai à l'étranger du 8 au 17 juin, j'avais tenu à être présent à cette reconnaissance.  Par sympathie, j'arborais le tour de cou orange, la couleur préférée de Neyla.

A toutes fins utiles, sachez qu'elle a permis de vérifier que le trajet "homme" était bien trop long.  Pour faire en sorte que "les couples" se retrouvent à l'étape du midi et de la fin de balade, il a été convenu de réduire  le kilométrage de l'équivalent de plus d'une demi-heure de route ...

 

L'expression "Joindre l'utile à l'agréable"  a pris tout son sens lors de cette balade dominicale et il est d'autant plus dommage qu'elle ait semble-t-il provoqué des tensions au sein de l'équipe qui l'organisait parfaitement  jusque là ...


"Offrez-moi la lune" ! 25/03/2018

Première "vraie" balade de l'année 2018.

Et oui, depuis novembre 2017, à part la sortie pour déposer la Tiger à l'entretien, je n'avais plus roulé !

Autant dire que ça me démangeait grave ... et qu'au moment de choisir l'alternative "longue" (230 km) ou "courte" (164 km), le choix fut vite fait dans ma tête.

Cela dit, mercredi, jeudi et vendredi encore, les météorologues ... et Henri L.  annonçaient de la pluie pour ce dimanche.  De quoi en décourager certains, prêts à rester sous la couette pour l'occasion !  Par ailleurs, ceux qui étaient retenus pour des devoirs familiaux en étaient presque "consolés" puisqu'ils ne rateraient rien !

Et bien non, le Ciel en aura décidé autrement, aidé par Eole qui a soufflé plus ou moins fort que prévu, de sorte qu'il a fait presque "grand beau" samedi et dimanche !!

Au final, entre l'aller (jusque Eghezée), la longue boucle avec quelques égarements et le retour, j'ai couvert, par temps découvert, un peu plus de 348 kilomètres !

Si la pluie n'était pas au rendez-vous, par contre, au lever (avec, pour rappel, une perte d'une heure de sommeil à la clé de 13 !), le thermomètre frisait le zéro degré !  Les toits, la pelouse, tout était couvert d'une pâle blancheur ...
Autant dire, dès lors, que j'ai pris mon temps pour me préparer, physiquement comme intellectuellement !

Je pensais partir au plus tard à 9h30 pour être sur place à 10h15, heure à laquelle devaient arriver Didier, Jacques, Xavier et d'autres encore ...

Finalement, je me suis pointé à la Râperie Tirlemontoise de Longchamps Eghezée, avec pas moins d'une demi-heure de retard.

Ajoutez à cela la reprise de contact avec les copains et connaissances, Noëlle, Bob, Pascal, Olivier F, Olivier C., les Philippe I, II et III, le père de Marina, le frère de PYM et celui du regretté Michel.  Par contre, pas de trace de Virginie B. qui m'avait presque promis une danse s'il faisait mauvais et qu'on aurait été obligés de rester sous chapiteau, ni de Xavier qui ne m'avait rien promis si ce n'est d'être présent vers 10h15 ...

Aux dernières nouvelles, ils sont restés cloués au lit (j'ai pas dit "enchaînés" et je n'ai pas dit "ensemble"), la faute à une mauvaise grippe.

A un moment, Jacques G. est venu me rappeler à l'ordre : trêve de blabla, il y a de la route Tatayet !

 

On l'a prise à pffff plus de 11 heures, Jacques en locomotive, suivi par Willy, un jeune premier de bientôt 80 ans, puis Didier, un gamin de 70 ans et plus, Alain, son C4 et sa GSA, ensuite moi, puis un gars en Honda qui était garé à côté de moi et qui a suivi et enfin Paul et sa Pan qui a recollé au train en cours de route.

 

Si je dis qu'on a fait une espèce de "8" couché et écrasé qui allait d'est en ouest puis retour, je me trompe ?

J'ai regardé la trace sur la carte transmise par PYM et ça me parait correspondre ...

On est partis sur Lonzée, puis Saint Géry, Gentinnes, Sart-Messire-Guillaume, Faux, Baisy-Thy, Fonteni, Thines, Monstreux, Bornival, Ronquières et ... Braine-le-Comte.

Arrêt.  Petit conciliabule entre Jacques et Didier. 

Paul vient à "ma hauteur", oui, je sais, je suis petit mais l'expression n'en demeure pas moins appropriée, et me souffle qu'il a grand soif !

Et comme de fait, les chefs de convoi entreprennent un demi-tour pour investir le grand parking face au restaurant taverne   "Chez Torine" du prénom de la dame qui tenait l’établissement, à l’époque une auberge, à la fin du dix-neuvième siècle.

On s'est installé en terrasse et on a commandé à boire.  Dans la foulée on a demandé s'il était possible de manger également, ce à quoi le serveur nous a dit : "Pas en terrasse".

Normal, on est encore en "avant saison", le personnel n'est pas au complet et, par ailleurs, la salle était déjà bien remplie ...

On décide dès lors de boire et d'aller ensuite voir ailleurs pour becqueter.

Au final, on est parvenu à tomber d'accord sur une "petite restauration" (croque monsieur pour tout le monde), et du coup le gars a accepté qu'on reste au soleil, à l'extérieur !

Sympa pour une première sortie en mars de se retrouver à la terrasse d'un café avec les copains, non ??  Plutôt que cloué au lit ou, pire, obligé de faire tapisserie lors d'un repas de famille ;-)))

 

Nous avons bien entendu parlé des voyages à venir et de l'annulation de celui prévu en Autriche en juin, la faute à un tarif considéré comme prohibitif par la plupart des pré-inscrits. 

Pour la petite histoire, sachez que Paul s'est démené comme jamais pour le remplacer, au pied levé, par une destination "intermédiaire" située en ... Bavière : voyage raccourci de deux jours, visant des hôtels moins étoilés et qui devrait rentrer dans les normes auxquelles sont habitués les aficionados d'EuropamotoS amigos !!

Petite charentaise en passant.

Vu que le voyage en Autriche était en ballotage, que par ailleurs, avec ma Douce, on était sur une liste d'attente pour un trip dans le Var avec randonnées pédestres quotidiennes, que des places se sont libérées et, qu'en outre, les dates initialement prévues ont été modifiées et sont venues chevaucher celles du "nouveau" voyage en Bavière, j'ai été "contraint et forcé" de renoncer à ce trip teuton ...

Mais, parce qu'il y a un mais, j'ai obtenu l'accord "parental" pour être de celui en Ecosse en juillet !!! 

Les croques étaient accompagnés d'une salade bien fraiche. Perso j'ai arrosé le tout d'une "Tongerlo", bière d'abbaye brassée en brabant flamand.

Un  grand café plus tard, nous avons repris la route aux environs de 14h00.

On est directement arrivé sur l'espace qui avait été aménagé à Braine-le-comte à l'occasion de "La journée du motard" mais on ne s'est pas arrêté car on n'avait parcouru que +/- 85 bornes sur les 230 prévues.

A en croire une personne de confiance qui y a fait une visite, je cite :

"J'ai personnellement été déçu ...

Il y avait là 3-4 concessionnaires, un stand de restauration, d'un côté. L'autre partie était dédiée à des formations nécessitant une inscription afin d'intégrer le planning. Je suis persuadé que beaucoup y auront trouvé leur bonheur."

De quoi avoir des regrets car j'avoue qu'à un moment j'ai pensé fausser compagnie à mes amis pour arpenter les allées du site ...

 

On est reparti sur Horrues, Thoricourt, Lombise, Cambron-Saint-Vincent et Cambron-Casteau, Lens, Masnuy-Saint-Jean, Saint-Denis, Gottignies, en empruntant, dès que c'était possible, de toutes petites routes qui se perdaient à travers champs, souvent maculées de boue mais, au moins, elles étaient sèches !

Je n'ose pas imaginer le même road-book sur des chemins de chèvre détrempés !!   Quelle galère c'eut été !!

On a continué par Le Roeulx, Mignault, Marche-les-Ecaussinnes jusqu'à se repointer au bas de la flèche du plan incliné.

Là on s'est arrêté.

Didier a proposé de sortir du road-book pour nous offrir un pot dans un café qui se trouvait à quelques kilomètres de là.  Paul n'ayant pas écouté, au moment du départ, il a pris à droite pour replonger dans les campagnes pendant que nous filions tout droit vers Ronquières.

Une fois sur place, j'ai questionné et j'ai eu la confirmation que les "bruxellois" n'allaient pas revenir sur le road-book mais qu'ils allaient rentrer par les voies rapides jusque chez eux. 

Du coup, après un calcul rapide dans ma tête, j'ai salué, fais demi-tour et suis revenu au W-P 111 abandonné précédemment pour repiquer sur le trajet initial.

 J'étais donc reparti seul et un de mes objectifs était de "rattraper" Paul si possible afin qu'on reprenne le road-book ensemble ...

Baudémont, Ittre, Haut-Ittre, Bois-Seigneur-Isaac, Lillois, Witterzée, toujours cette alternance de petits bourgs truffés de ralentisseurs (ilots et casse-vitesses en tous genres au point qu'on se croyait ... en Flandre), et de petites routes  de campagne larges de 2 mètres ...

A un moment, je me fais rejoindre par un motard qui tient manifestement un rythme plus élevé que moi.  Au premier élargissement je lui fais signe de passer.  Un peu plus loin une voiture qui arrive en face reste bien sur la route plutôt que de serrer en mettant ses roues sur le bas côté de sorte que le motard en question, dont la monture était équipée de valises latérales, est obligé de s'arrêter.  S'en suit une "conversation" entre lui et l'automobiliste, conversation qui perdure au point que j'étais sur le point de klaxonner. L'automobiliste redémarre.  Le motard tarde.  Je me porte à sa hauteur pour savoir ce qu'ils s'étaient dit.  C'est là que je reconnais Dominique C. qui me dit : "Apparemment je roule trop vite !" 

C'est vrai qu'avec une TRIUMPH Bonneville, tenir un tel rythme sur de telles routes tenait, comment dire, de l'anachronisme (?), de la dichotomie (??) et du coup, je suis reparti devant.  Cela n'a duré que quelques hectomètres et dès qu'il a trouvé l'ouverture il m'a dépassé et a disparu à l'horizon !!!

Je ne l'ai plus revu ! 

Plus loin, en arrivant sur Genappe une barrière Nadar, garnie d'un panneau B0, barrant la moitié de la route, annonçait une "Fête locale" et proposait de rebrousser chemin.  Plus loin, une deuxième barrière, puis une troisième et, au bout un combi de la police ...

Demi-tour, je suis la déviation mais il n'y a qu'un panneau et puis, plus rien.
Demi-tour à nouveau et juste avant d'arriver sur le combi, je prends une petite route à gauche.  Plus loin, d'autres agents étaient en faction.

J'ai tenté de négocier un passe-droit mais ils sont restés intraitables. 

"Où allez-vous ?" qu'on me demande. 

"Je ne sais même pas" que je fais !  "Je suis un road-book" !

En fait, il est possible de lister les patelins "à venir" sur le Tripy II mais je ne sais même pas comment on fait !!

Puis je me rappelle que la note du W.P. précédent affichait "Waterloo".

Du coup, le sympathique policier m'explique et me redirige vers la N5.

A partir de là, avec la boussole, j'ai enfin pu me recaler sur le road-book.

Un rien devient une aventure avec moi ;-)) 

 

Après ces tergiversations, j'étais passablement énervé et j'ai mis un peu plus de gaz.

Tout est relatif parce qu'avec ces foutues petites routes, ces casse-vitesses de m...., ces ilots foireux et ces incessants changements de direction, il fallait rester très attentif et garder son sang froid autant que possible !!

J'aurais dû faire la courte que je me suis dit à ce moment-là.  Pour vous dire comment que j'étais presque excédé.

J'ai encore traversé Glabais, Maransart, Céroux-Mousty, Court-Saint-Etienne, Beaurieux, Mont-Saint-Guibert, Hévillers, Blanmont, Perbaix, Walhain-Saint-Paul, Sart-lez-Walhain, Grand-Leez, Liernu, Saint-Germain et, enfin, merci Seigneur(-Isaac), Longchamps et la râperie, youpie !!!

150 way-points pour 230 bornes, ça vous en met un tous les kilomètres et demi : c'est dire si on est pris par la main par le Tripy mais c'est dire aussi que ça fait beaucoup, non ?

Il ne restait plus grand monde quand je suis arrivé à destination.

Je me suis incrusté à la table d'Alain et Marie-Rose qui discutaient avec Bernard et "Nick Plum-Plum" sa compagne ainsi qu'un autre couple que je ne connaissais pas.

Puis j'ai été chercher le dessert auquel on avait droit : comme il en restait pas mal, j'ai pu en prendre deux.  J'ai aussi pris un café.

J'ai ensuite rejoint Paul et d'autres encore.

Un moniteur nous a rejoints et on a discuté "vapote" puis du stage aux Ecuyers.  Il n'en savait pas plus concernant la nouvelle formule qui ne comportera plus que 2 niveaux plutôt que les 3 couleurs d'antan : un remaniement qui devrait aller dans le sens d'un meilleur encadrement de tous avec, pour les "allumés" habituels, deux heures de runs libres en fin de journée apparemment ...

Enfin, avant de définitivement quitter les lieux, Sacha a insisté pour que j'essaye son Africa Twin.  J'ai bien essayé de lui faire comprendre qu'il courait des risques, en lui racontant quelques expériences passées à ce sujet, mais il n'en a eu cure.  Ceci explique les 3 dernières photos qu'il m'a transmises par Messenger. L'option selle basse semble presque suffire pour la rendre abordable à des personnes de petites tailles même si 2 ou 3 centimètres de moins seraient parfaits !  Il m'a dit que je pouvais faire un petit tour du pâté de maisons mais j'ai décliné poliment.

Si je veux l'essayer "vraiment" je n'ai qu'un coup de fil à donner à Gregory !

 

Voilà, il ne restait plus qu'à rentrer "en mode autoroute" après une bien belle journée ma foi !

On en redemande !!