2018 : Asturias y

Los Picos de Europa 1>10 septembre

Préambule °°°°°

Bizarre, j'écris ceci alors qu'on est le 11/09 et que je suis revenu hier dans l'après-midi de ce voyage en Cantabrie et dans les Asturies dans le nord de l'Espagne ...

Il est clair que j'aurais dû le rédiger avant le départ !

Et donc, que dire en préambule, je vous le demande !?!?

Que le voyage s'annonçait bien long, le total des kilomètres entre Rethel (lieu de départ le 1/09) et Couvin (ville d'arrivée le 10/09) s'élevant à 4.062 et des poussières.

Qu'il y avait quelques étapes de liaison (pour rappel, on descendait en 3 jours et on remontait pareillement) qui dépassaient allègrement les 500 kilomètres, voire 600 pour certaines, de sorte que plusieurs participants ont décidé d'ajouter un jour à l'aller comme au retour pour alléger le menu ...

Tel ne fut pas le cas me concernant faut-il le préciser, non qu'on m'attende de pied ferme au bureau n'est-ce-pas, ce serait plutôt le cas à la maison voyez, mais ces étapes étant généralement "roulantes" elles sont effectuées dans les mêmes temps que les boucles sur place où l'on prend le temps de la découverte.  Je parle là d'expérience bien entendu !

Je rappelle qu'avant de partir j'avais demandé un check-up de la Tiger et il s'est avéré que les plaquettes de freins avants et les pneus ne tiendraient pas la distance.  Oserais-je répéter que j'ai fait monter des PIRELLI Scorpion Trail II qui ont passé tous les tests des essayeurs haut la main ??  


Jour 1 : Rethel > Châteauroux

1ère étape dans la 1ère étape si je puis dire : rejoindre Rethel, lieu de rendez-vous du départ. 

Paul m'avait invité à passer par Signy-l'Abbaye (à 20 km au nord de Rethel) où il logeait pour qu'on finisse le trajet ensemble.

Toutefois, avec l'ouverture toute récente du nouveau tronçon d'autoroute A304 dans le prolongement de la N51 après Couvin, Signy n'est plus sur le parcours qui, s'il n'est pas plus court, est devenu bien plus rapide.  A certains moments de la journée, en fonction du trafic, on gagne près d'une demi-heure d'après Bibendum.

C'est donc ce que j'ai fait et je suis arrivé sur place vers 10h15.

Sur le parking j'ai retrouvé Paul bien entendu mais également, Philippe G., Jean-Marc ainsi que Xavier, qui suit mes écrits de près et qui m'a bien chambré avec mes nouveaux Scorpions ;-)

C'est de là que l'idée m'est venue de chercher la petite bête sur le boudin (voir photo) !

J'ai bu un café avec Paul et puis on a pris la route, certains roulant ensemble, d'autres partant seuls vers la destination du jour : Coings près de Châteauroux où nous devions loger au Relais St Jacques.

Avant d'abattre les 430 kilomètres qui nous attendent, je vous invite à visionner les 21 photos du jour.

 

Une petite croustillante avant d'embrayer ? On était sur le parking du Carrefour du Rethel, à un moment est arrivé un couple sur un custom style H-D : l'ami Paul se dirige vers eux avec un sourire jusque là pour les accueillir et leur demander s'ils avaient un bagage à lui remettre.

You know what ?

Il ne faisait pas partie du groupe !!  

Bon, c'est vrai qu'avec les 10.000 contacts qu'il gère dans son smartphone, dont quelques uns qui sont dans l'au-delà, ça ne doit pas être facile tous les jours ...

Je me demande s'il y a du roaming de " l'Autre Côté " : tarif préfér EN CIEL ?

S'agissant d'une étape de liaison, rien n'était prévu comme visite culturelle ou autre.

C'est vers 11h50 que je suis arrivé à hauteur du château de La Motte-Tilly où j'ai marqué l'arrêt pour lui tirer le portrait.  A ce moment-là je partageais la route avec Jean-Marc, Philippe G. et Raphaël qui continuèrent leur chemin après avoir fait mine de s'y arrêter également.  Nous convînmes de nous retrouver au premier restaurant digne d'intérêt ...

C'est finalement bien longtemps plus tard que nous avons finalement décidé, presqu'à l'insu de notre plein gré, de sortir sur une aire d'autoroute (A77), une aire baptisée "Aire du Jardin des Arbres", pour nous installer à la terrasse de l'autogrill.

On était quelque part entre le WP 56 (Saint Maurice-sur-Fessard !) et le WP 57, Boismorand.

Là, c'est avec Philippe P., Olivier et un troisième larron que j'ai partagé la toute petite table.  Comme il était bien tard, le personnel au comptoir n'a pas été des plus serviables et des plus souriants.  J'ai pris une andouillette (que j'avais prise pour tout autre chose !), des pommes-de-terre grenaille (l'huile était froide pour les frites !) et une potée de légumes. 

Philippe P. m'a raconté une bonne blague au sujet "des légumes" mais je ne la répéterai à l'occasion que si vous insistez !

Plus loin, sur la D944, on est arrivé sur une sympathique placette où nous avons relayé Henri, Xavier, François, Laurent et Jean-Michel à la terrasse du café "Au cerf d'or" à Neuvy-sur-Barengeon (merci François) !

Gull et Alain arrivés plus tard, on continué leur chemin car ils venaient de quitter le bistrot précédent ^^

C'est Raphaël qui a pris les deux tournées en charge. On était les 4 mêmes qui avaient partagé le repas à la carrière de marbre à Carrare, en Toscane, l'an dernier et on s'est remémoré cet excellent repas ...

Le patron nous a offert le troisième tant il nous a trouvé sympas !

Merciiii patron, ce que vous faites ici bas, un jour Dieu vous le rendra !!

On a trainé là jusque 16 heures environ ...

On est repartis sans plus s'arrêter me semble-t-il pour atteindre l'hôtel "Relais Saint Jacques" à Coings.

Paul est arrivé plus tard et nous étions deux à l'aider à vider la camionnette de ses volumineux bagages ...

Nous sommes passés à table à 19h30, comme prévu.

Au menu il y avait une assiette de crudités, une cuisse de volaille rôtie aux légumes de saison, salade & fromages et le dessert du pâtissier, vin & café compris !

Cette fois nous étions 10 à table avec Xavier, Paul, Stéphane, Mathieu, Virginie et Didier, Jean-Marc, Raphaël et Philippe G.

Très belle soirée et excellente ambiance, une coutume chez Europamoto :-)


Jour 2 : Coings > Saint Jean-de-Luz

Deuxième étape de liaison, longue de 582 kilomètres.

Le "tour operator", le T.O. quoi, annonçait "pas mal d'autoroute".

 

Petite charentaise à ce sujet.

Certains s'étant penchés sur les road-books, reçus une petite semaine avant le départ, ont constaté avec horreur, stupeur et tremblements compulsifs consécutifs, qu'on allait emprunter de l'autoroute, payante par endroits.

Or, beaucoup de motards normalement constitués, détestent l'autoroute, les plus radins ayant les autoroutes PAYANTES encore plus dans le collimateur.  Si j'en fais aussi partie (des normalement constitués, pas des radins !), j'admets qu'en de telles circonstances (étapes longues de liaison) je les trouve ... nécessaires !

Et donc, notre ami François s'est mis à l'oeuvre pour revoir les road-books aller et retour pour supprimer le maximum d'autoroute ...

A signaler aussi que l'autre ami, Gull, a pris ces "nouveaux trajets" en compte en y mettant sa patte par le signalement de points d'intérêts culturels ou ... personnels, histoire de meubler les journées.

 

Cette charentaise rangée dans le placard, voici le lien vers les photos du deuxième jour.

Elles sont au nombre de 22 soit une de plus que pour le premier jour.

Les arrêts étant PEU fréquents, j'en ai profité pour les rentabiliser en photographiant plein de trucs pas forcément "utiles" :-)

582 kilomètres au programme du jour avec pour consigne "Circulez, y a rien à voir !".

Et de fait, l'expression "en diagonale" prend tout son sens lorsqu'on traverse un pays pour se rendre dans un autre, en l'occurrence l'Espagne via l'Hexagone !

Certains diront, non sans raison, que c'est dommage de traverser ainsi un si beau pays, la France, messieurs, la France !!

Mais on le savait d'avance les gars, alors on se tait et on avance ;-)

J'étais de nouveau en compagnie du trio "Double GS, FJR", à savoir Jean-Marc, Philippe G. et Raphaël, lorsque nous sommes arrivés à Montbron, après quelque chose comme 200 bornes déjà, face au restaurant "La Toscane" que le road-book proposait comme arrêt repas de midi ...

 

Il n'était que 11 heures et nous avons dès lors poursuivi notre route, pour ... quelques hectomètres seulement, puisqu'à un jet de pierre qui roule de là, nous sommes arrivés sur une petite place où deux bistrots nous tendaient leurs parasols ...

Obligés de choisir la terrasse à l'ombre, celle du premier café étant squattée par un autre groupe alors que le nombre de tables était très limité.

On y a croisé avec plaisir Roger qui roule à nouveau avec sa charmante épouse Chantal alors qu'elle avait mis ses voyages de côté suite à un accident qui lui avait valu quelques séquelles physiques ...

On s'est arraché de là après un mauvais café, un lavabo récalcitrant et nous sommes convenus de nous arrêter au premier resto qui "nous parlerait" !

Parti derrière, je me suis retrouvé devant après un petit arrêt fourvoiement/conciliabule entre mes acolytes.

Après +/- 60 bornes supplémentaires, j'arrive à Aubeterre-sur-Dronne et, garées à l'ombre d'un platane sur le parking d'une pharmacie, je vois les motos de Jean-Michel (GS) et Laurent (Multistrada).

Je plante la Tiger parallèlement aux deux autres machines et commence à me dépiauter tout en scrutant la route pour faire signe aux 3 mousquetaires.

C'est à ce moment là qu'une charmante personne traverse la rue et se dirige vers moi.  Elle travaillait au resto d'en face et elle m'a demandé si j'avais réservé !  Point nenni dis-je !!  Désolée, c'est complet !! qu'elle me fait.  Pas la peine de vous déshabiller ^^

Et donc ?

Allez voir juste là (en désignant de son charmant index un resto au croisement, à gauche) ou alors peut-être à "La Braisière" à 2-3 kilomètres d'ici.

Arrivent alors Athros, Protos et Amaryllis auxquels je signale que le 1er resto est complet, que le second, après vérification, l'est aussi, et que la charmante personne qui avait traversé la rue pour se diriger vers moi m'a signalé "La Braisière" à un jet de pochoir à douilles de là.  Je leur précise en outre, qu'il faudra probablement sortir du road-book, voyez ...

Ils sont repartis immédiatement, sans m'attendre.

Je me suis "repiauté" et, ce faisant, j'ai remarqué qu'une jolie blonde me regardait avec, euh, envie (on peut rêver, c'est pas interdit !).

Elle venait de sortir de la BMW de monsieur, à moins que ce fut une vieille C4 ...

Convaincu qu'ils cherchaient aussi un restaurant, je lui ai signalé que les deux maisons ("La peste soit de vos deux maisons !!! SHAKESPEARE, Roméo et Juliette, Acte III, Scène 1) affichaient complet.  Je l'ai toutefois exhortée à vérifier malgré tout, des fois qu'elles feraient de l'ostracisme anti motards, ce qui peut arriver et arrive d'ailleurs parfois, surtout dans les "bonnes maisons" !  Et de flatter sa présentation par rapport à mon scaphandre 😍

Suis reparti ...

De fait, quelques tours de roues plus tard, le road-book prenait à gauche ...

Suis parti TOUT DROIT à la recherche de "La Braisière" que j'ai trouvée, non sans quelque mal, mais que j'ai trouvée, MOI !!

J'ai appelé Paul pour lui signaler que je mangeais là.

Il m'a rappelé pour me dire qu'il pique-niquait avec Didier et Virginie.

 

Très simplement mais très agréablement accueilli, j'ai été installé en salle avec les autres convives ;-)

J'ai opté pour un pavé de bœuf limousin et me suis payé 1/2 de Saint-Amour.  Voyant que je n'arrivais pas au bout de la bouteille, la patronne m'a intelligemment conseillé un peu de fromage : deux variétés dont une "à tomber", fabriquée par des bonnes sœurs dont le couvent était situé non loin de là, un régal !!  Pour un peu, j'aurais été toutes les honorer ... de ma visite, pfffffffffffffffff !!

Contrairement à une idée reçue, il n'est pas désagréable de manger seul au restaurant.  On écoute les conversations des autres (d'une oreille faussement distraite) et on devise avec le personnel, souvent affable !

Évidemment, la note valait bien une demi-douzaine de pique-niques mais "peu me chaut", je les laisse à ceux qui préfèrent manger froid ;-)

Paul m'a de nouveau appelé vers 13h45 pour me demander si j'étais toujours au resto. Je lui ai expliqué que j'étais entre les WP43 et 44 mais je l'attends toujours ;-)  S'il avait trouvé, on aurait pris le café avec Marc qui l'accompagnait ...

J'ai quitté l'endroit vers 14h02, à regret !

68 kilomètres plus tard j'arrivais à Saint-Émilion.

Un groupe de motards me fit signe sans que je reconnaisse qui était qui.  J'ai préféré (?) me diriger vers les hauteurs de la ville, pour éviter un guet-apens.  J'avais déjà un peu de bon alcool dans le sang et j'aurais probablement rajouté une couche de bière quelconque ou que sais-je, voyez ?

Là, j'ai pris quelques photos.  Le centre historique aurait sans doute été plus beau à photographier : ça sera pour une prochaine fois !  Tous ces pieds de vigne n'empêche, c'est impressionnant et ça donne déjà le tournis ... comme d'ailleurs les 167 kilomètres d'autoroute qu'on a empruntés en fin de road-book pour atteindre la destination : "too much is trop veel !!!"

*****

Pas grand souvenir de l'hôtel ARENA de Saint Jean-de-Luz et pour cause, on n'y a même pas mangé, juste dormi.

La chambre était quelconque mais spacieuse avec des lumières plutôt faiblardes.

On a juste dû traverser le parking pour aller manger au Courtepaille : un menu 3 services nous a été proposé, là aussi quelconque avec des lumières plutôt faiblardes ...

Je déconne pour les lumières mais pour le repas je confirme ;-)

 

Réveil réglé sur 7h15 pour être sur la route ... pas trop tard pour une 3ème étape annoncée, jusqu'à SUANCÈS, pour 380 kilomètres, une (courte) paille !!

Gull avait prévenu qu'il ne faisait pas le road-book mais qu'il irait directement au musée Guggenheim par l'autoroute, alors que François en avait tracé un qui passait par la Corniche Basque. 

Si j'avais su, j'aurais choisi cette seconde option tant la corniche est splendide ...


Jour 3 : St Jean-de-Luz > Suancès

Pour vous mettre directement dans le bain, voici les photos de ce 3ème jour d'étape.

Paul a fait le choix de nous emmener sur la côte après qu'on ait bien avancé sur le territoire espagnol.  Pas de corniche donc mais ... ce sera pour une autre fois.  "Heureusement" que j'ai fait un voyage privé dans les Landes il y a quelques années et que j'avais poussé jusque là !!

On était convenu de rouler ensemble, Philippe G., Jean-Marc, Raphaël et moi.  A la première station service, on s'est perdu de vue alors qu'ils croyaient que j'étais resté en arrière, bloqué au péage ...

On s'est donc retrouvé à la sortie de la station (!) et on s'est reperdu lorsque, à leur tour, ils ont été faire le plein : c'est compliqué de rouler en groupe, même petit, n'est-ce pas ?  On n'a pas tous les mêmes besoins aux mêmes moments, sans compter le rythme qui peut convenir ou pas, etc.

Finalement je les ai attendus bien plus loin et leur ai recollé au train pour ne pas rouler seul, une fois encore.

N'empêche, bien plus tard, après un long arrêt pour des travaux en cours le long de la côte, suite auxquels j'ai rangé la Tiger en bord de mer pour m'aérer un peu et prendre quelques photos aquatiques (?), je me suis à nouveau retrouvé seul et c'est bien tard en début d'après-midi que j'ai décidé de planter la béquille dans la ville de LAUDIO (province d'ALAVA comme je te pousse) pour trouver de quoi béqueter.

Je traverse le large et long boulevard, j'entre dans une espèce de boulangerie, questionne en italo-hispano-anglais, demande "Ola, es posible comer ?  Bocadillos ??" et le gars quitte son comptoir, sort du magasin et me montre un drapeau à 200 mètres de là sous lequel se trouve une cafétéria où je trouverai certainement mon bonheur, m'affirme-t-il. 

Muchas grazias !  Et me voilà parti. 

J'ai récupéré le casque et les gants sur la moto que j'ai laissée là où je l'avais garée car j'avais toujours un œil dessus.

Il s'agissait de la cafeteria "LA AVENIDA" où je me suis installé en terrasse.

Menu du jour avec 2 plats (4 choix possibles pour chacun) et une boisson.

Pour 10 € j'ai pris une paëlla en entrée et une fine escalope façon cordon bleu avec des frites, le tout arrosé d'une San Miguel (bière locale).

C'est là que j'ai vu Henri L. arriver.  Il roulait seul, n'avait pas encore trouver où manger et s'apprêtait à continuer sa route.  S'il ne s'était pas trompé en allant tout droit plutôt que de tourner à droite il ne m'aurait pas vu.

Finalement il s'est joint à moi et nous avons terminé notre repas ensemble.

Au moment de repartir il était prêt avant moi et, comme à son habitude, il est parti sans attendre.  J'ai fait les 200 mètres pour récupérer la moto et j'ai constaté que je n'avais plus mon tour de cou.  Je suis passé devant le bistrot, me suis arrêté et l'ai vu qui trainait par terre.  Content de le retrouver ;-)

J'ai rattrapé Henri bien plus tard mais c'est parce qu'il avait été bloqué par des travaux, sinon je ne l'aurais probablement plus revu ... selon ses dires.

Coucou mi p'tit bouchon !
Coucou mi p'tit bouchon !

La route commençait tout doucement à grimper et Los Picos ne devaient plus être très loin ...

Vers 16h15, on était à Valle de Ruesga, ARREDONDO et on a vu les motos de Gull et de DIdier S. rangées maladroitement (?) le long de la route, devant le restaurant Asador Anjana.

On s'est rangé tout aussi bien et on a rejoint nos amis en terrasse.

Pendant qu'on attendait ma commande (j'ai offert le pot, oui, oui, c'est possible !) on a vu qu'un tas de morceaux de bidoches cuisaient sur le feu à l'intérieur de l'estaminet.  Les espagnols mangent à tout heure du jour et de la nuit sans doute ...  Il y avait d'ailleurs 3 ou 4 types qui discutaient au comptoir tout en "slurpant" des côtelettes !

Pour 2 bières, 1 Coca et 1 eau-de-vie du pays (El Marrubio 47%, j'ai goûté, c'est très bon,  à petites doses), j'en ai eu pour à peine 6 € !

Comment font-ils et ... comment on se fait arnaquer dans nos pays diront certains !?!?

Faut voir ... Les charges, qu'elles soient sociales, fiscales ou salariales, sont probablement bien moindres sans compter le salaire moyen qui doit être du même niveau.  Ceci devrait expliquer cela.

N'empêche, on a parfois le sentiment de bien se faire rouler dans la farine par chez nous ...

A ce stade, nous n'étions plus qu'à une soixantaine de kilomètres du Gran Hotel de Suancès.

On est revenu sur la côte chacun à son rythme en passant par Liérganes, Torrelavega et Santillana del Mar.

Même si nous l'avions vu en photo, l'arrivée devant le  grand hôtel fut une belle surprise.

Si certains ont planté leurs machines sur le parking situé à rue devant l'hôtel, comme beaucoup d'autres je l'ai contourné par la droite pour rejoindre le vaste parking situé à l'arrière.

Du coup, pour remonter les bagages il fallait gravir des tas de marches pour rejoindre la réception, située au 2ème étage en fait, ce qui ne me fait pas peur : c'est une des seules façons faciles d'entretenir la forme sans "stretcher"  en salle , voyez ?  Et pas besoin de vêtements fluo pour se faire voir ;-)

Le Gran Hotel de Suancès _
Le Gran Hotel de Suancès _

Paul nous avait prévenu que seul le maître d'hôtel parlait français mais, à la réception, entre quelques mots d'espagnol, d'italien et d'anglais, j'ai réussi à obtenir la clé de la chambre (que j'ai partagée avec Gull, pour rappel).

C'était la 331 et lorsque je suis arrivé à l'étage du dessus (le 3ème donc) les numéros de chambres couraient de la 310 (pas sûr) à la ... 330, là j'en suis certain !  Alors, quoi ?  C'est comme le coup de la voie 9 3/4 dans le film d'Harry Potter ??  Déjà prêt à déposer plainte contre X, Y ou Z, je redescends à la réception. 

En fait, Il y avait une espèce d'entre-sol, avec une rampe lisse façon hôtel qu'on trouve généralement dans les stations de skis avec, la 331 en premier, à droite !  D'autres ont été "piégés" pareillement ... dont François d'ailleurs qui partageait la chambre juste en face avec Jean-Marie (Honda Intégra).

 

La chambre ?  Très bien, spacieuse, lumineuse, avec une fenêtre donnant sur l'entrée du parking et la mer, au fond.  Au niveau penderie, correcte.  De toute façon, Gull utilise plutôt ses patères et autres crochets pour pendre sa lingerie (pas la fine, hein !) à la fenêtre pour en faciliter l'aération ...

Comme d'habitude, on a directement viré les couettes (bien trop chaudes pour la saison) et on a remarqué qu'il n'y avait aucun bac ou porte-savon dans la douche : où dès lors caler son savon ou son tube de gel douche, je vous le demande !?!?  Ok, j'entends la réponse d'ici, bande de scélérats !!

Après les ablutions, le bar !

Très bien le bar avec un vaste choix d'alcools de tout degré et un service efficace ... et à des prix défiant toute concurrence !

Le repas du soir était prévu à 20h30 soit une heure après celle à laquelle nous sommes habitués dans les hôtels français par exemple.

Mauvaise surprise en arrivant dans la grande salle : des tables de 4 !!!!  Pas suffisant pour un groupe de 42 personnes qui se connaissent et qui voudraient se rassembler par 6, 8, 10 ou plus si affinités ...

Pas question !!  Au grand dam du maître d'hôtel qui ne sait plus comment se justifier et qui passe de table en table, nous nous installons donc en carré !

Notre G.O. n'a rien pu y faire et même notre Manager qui sait hausser le ton comme le rythme, n'a pas été entendu non plus.

L'explication est pourtant simple, voire élémentaire mon cher Watson : en fonction de la taille de la salle, c'est la seule configuration qui permette de recevoir 200 personnes, point à la ligne, c'est mathématique.

Alors, certes, il y avait bien un groupe de motards néerlandophones qu'on avait regroupé dans un coin de la salle mais ils n'étaient que 8 je crois, et ils avaient fait une demande préalable sur un formulaire ad hoc en 12 exemplaires ;-)))

 

Pour ce qui est du buffet, j'y reviendrai ^^,  je n'ai pas faim pour l'instant, chaque chose en son temps !!

 

Au programme du lendemain, la première boucle affichait 347 kilomètres au compteur.  Pour info, les 4 boucles prévues sur place sont l'œuvre de notre ami Henri L.   Il faut savoir qu'en fonction de l'hôtel finalement choisi, il a dû revoir toute sa copie.  Un hôtel plus central et situé en Asturies (!!) aurait été un meilleur plan, à LLanès par exemple ...


Jour 4 : autour des pics de l'Europe

La plus belle boucle assurément et parcourue sous le soleil ...

Voici les 76 photos du jour.

Tiens, chaque fois qu'on traverse les frontières, il y a des chansons "génériques" qui me viennent en tête ...

Pour l'Italie c'est "Lasciatemi cantare ..." de Toto Cutugno, pour les îles britanniques c'est invariablement "Mull of Kyntire".

Pour l'Espagne, ce n'est que la seconde fois que j'y vais (en moto) mais, en famille on y est allé un paquet de fois et ... chaque fois, on achetait la nouvelle cassette du groupe "Mecano" ...

Voici la chanson qui m'a le plus "poursuivi" : il s'agit de "Una rosa es una rosa

 

Voici les paroles pour ceux que ça intéresse : à vos applis ou dicos pour la traduction ;-)

 

Es por culpa de una hembra
Que me estoy volviendo loco
No puedo vivir sin ella
Pero con ella tampoco

 Y si de este mal de amores
Yo me fuera pa la tumba
A mi no me mandeis flores
Que como dice esta rumba

 Quise cortar la flor
Mas tierna del rosal
Pensando que de amor
No me podria pinchar
Y mientras me pinchaba
Me enseño una cosa
Que una rosa es una rosa es una rosa

 Y cuando abri la mano
Y la deje caer
Rompieron a sangrar
Las llagas en mi piel
Y con sus petalos
Me la curo mimosa
Que una rosa es una rosa es una rosa

Pero cuanto mas me cura
Al ratito mas me escuece
Porque amar es el empiece
De la palabra amargura

Una mentira y un credo
Por cada espina del tallo
Que injertandose en los dedos
Una rosa es un rosario

Una rosa es una rosa es una rosa

Voilà, on a tapé des talons et on est définitivement dans l'ambiance ...

On peut prendre la route avec d'autant moins d'appréhension que le plein a été fait la veille à 18h20 à la station de Torrelavega !

A noter que l'essence est au minimum 20 cents moins chère en Espagne qu'en France ... Comment font-ils ?  On ne se ferait pas définitivement arnaquer par nos gouvernements ??   Quoique ... Les charges fiscales, sociales, salariales, blablabla ...habla habla habla !!

Étant donné la situation géographique de notre hôtel, il a fallu se taper une soixantaine de kilomètres d'autoroute avant d'atteindre les belles routes asturiennes.  Le premier P.O.I. (Point Of Interest) était situé au way-point 29 avec le pont romain à CANGAS DE ONIS.

Pour trouver à stationner les motos on a dû s'enfoncer dans la rue principale jusqu'à trouver un petit recoin à gauche, en bas du pont ...

En arrivant, j'avais repéré une belle église et j'ai entrepris d'y aller à pied.  J'avais sous-estimé la distance et j'ai marché longtemps Seigneur pour arriver devant la façade originale de l'église paroissiale de la Asunciòn.  Sur le parcours j'ai vu un gars, assis sur une moto faite de pierre et de métal, se faire photographier par son fiston.  J'ai baragouiné un truc et j'ai obtenu qu'on me prenne en photo également.

"Aqui comienza todo un paraiso de Curvas" : tout un programme, vous l'aurez compris !

Avant ça, un petit tour sur le pont romain (il date du Moyen-Âge mais repose sans doute sur des vestiges bien antérieurs ^^) pour prendre quelques belles photos des alentours ...

Un peu plus loin, au WP 32, il y avait les Cascades de Los Beyos.  J'y suis arrivé seul et je n'ai pas trop compris ce qu'il fallait faire pour les voir.

Sans doute fallait-il prendre un interminable escalier pour acquérir de la hauteur mais comme il faisait chaud et que j'étais seul, je ne me voyais pas entreprendre cette escalade.  Par ailleurs, on est souvent déçu par la chute, comme pour les mauvaises blagues, voyez ??

Après les Cascades de Los Beyos, les gorges du même nom suivies du Col del Ponton culminant à 1.280 mètres.

Je suis alors arrivé au village de Oseja de Sajambre.

J'ai vu les motos de Gull, Henri, François et Didier si je ne me trompe pas.

J'ai donc planté la mienne devant les poubelles (?), ça manquait de place ailleurs en fait !!

On a étudié la carte.  J'ai sorti le petit dico que j'avais emmené avec moi ...

Le menu est sur l'ardoise ci-contre ou ci-dessus suivant que vous suivez mes aventures sur PC ou sur smartphone.

On y a été un peu au feeling et Didier par exemple a commandé du "cerdo" qu'on a pris pour du gibier (cerf) mais qui n'était autre que du cochon, manitas signifiant "pied" en l'occurrence.  Comment il a trouvé la viande ?  En cherchant !!

J'ai pris la formule "chère" à 12 € : patatas con bacalao y calamar al ajillo !!

C'était "moyen" mais roboratif comme dirait notre ami Eric Depardieu ...

Paul nous a rejoint en cours de repas et il a pris le menu à 9 € comme Henri et François : le chorizo était apparemment bien corsé ^^, bonjour le pimentón, autre chose que l'ersatz qu'on nous fourgue ici !

Une petite croustillante ??

Il y avait là une très jolie serveuse, au physique typiquement espagnol (noir c'est noir !) et aux courbes aussi belles que celles de Donington, voyez ?

Gull, qui est un charmeur né, a sorti son ... smartphone et une appli qui traduisait directement ses propos du français vers l'espagnol.

Il voulait dire quelque chose comme "Belle princesse, vos beaux yeux éclairent mes nuits" ou "Vos yeux beaux, belle princesse, mes nuits éclairent" et le portable de transcrire ses paroles qu'il a répétées à la donzelle qui s'en est trouvée presque émue.

Il a réussi à lui faire prononcer un discours après lui avoir tendu son GSM mais l'engin n'a rien capté/pigé.  Perso j'ai cru comprendre qu'elle le remerciait du fond du cœur pour sa gentillesse et il était question aussi de poésie ...

En la regardant, bouche bée, déclamer ainsi, j'ai remarqué au passage que, comme pour l'anglais, certaines lettres nécessitent qu'on glisse la langue entre les dents pour les bien prononcer : c'était très sensuel 😋

Un baise-main plus tard, nous retournions tous à nos motos pour reprendre la route.

WP 35 : on est arrivé à l'Embalse (Retenue) de Riaño, un bien bel endroit que nous avons criblé de photos.  Avant de continuer sur la gauche, un petit crochet ... sur la droite pour voir une jolie chapelle romane.

C'est là que Paul a été pris d'un besoin impérieux au point qu'il a ... soulagé tout le monde du stock de kleenex et autres lingettes.  Il parait même que sa chemise y est passée.

En son honneur, on a renommé l'endroit "Le lac Titicaca" ...

Après ça, on a attaqué (t'attaquais, toi ?  T'étais au taquet ??) le Col de Liesba au sommet duquel se trouvait la statue d'un ours blanc. 

Je n'ai pas usé du zoom de l'appareil photo : j'ai été jusqu'au dessus, à pied, histoire de digérer les patatas, le bacalao et les calamars y cerveza ...

En bas, il y avait un couillon qui avait planté son camping-car (avec des cales aux roues).  Je croyais qu'ils étaient autorisés uniquement dans des lieux réservés ?  Au sommet, il y avait deux autres couillons qui s'étaient installés au pied de l'ours pour vapoter.  Je croyais qu'ils étaient autorisés uniquement dans des lieux réservés ??

Ok, je plaisante, mais à cause d'eux je n'ai pas pu prendre toutes les photos que j'aurais voulu ... Va poter à côté mon gars !!

Belle descente (argh, les descentes, tout schuss, ch'aime !!) vers Potes qu'on atteint après une trentaine de kilomètres. 

Le Tripy intime l'ordre : "Visitez Potes !"  Ouais, on est intime le Tripy et moi, ça vous regarde ??

Potes que j'ai visité en compagnie de Paul, sans chemise mais en pantalon.

On a ensuite rejoint Virginie et Didier, Alain, François, Gull qui était encore affairé avec son appli de traduction et on a bu un "sidra natural" qui n'a rien à voir avec notre cidre édulcoré, c'est ... sûr, voire carrément amer !!

Peut-être faut-il utiliser la machine équipée d'une pompe pour mieux aérer le breuvage ?

Mais sinon on s'y fait après quelques hectolitres ... probablement !

Les derniers 85 kilomètres ont été parcourus sur des routes très roulantes et pas trop fréquentées de sorte que ceux qui aiment "angler" ont encore pu s'amuser ...

 

Arrivée à l'hôtel, douche, bar et salle de restaurant.

 

Certains ont défié l'Autorité en chamboulant les tables et en se regroupant par affinités.  Comme dit Laspales : "Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes !!"

Tout est rentré dans l'Ordre après quelques minutes.

Ils ne pouvaient définitivement pas tolérer ce genre d'attitude car ils attendaient une centaine de nouveaux arrivants le lendemain, des anglais, et cela aurait fait "jurisprudence" : vous imaginez le bazar si tout le monde réaménageait la salle à son gré ?  

Ce soir-là, Gull se promenait avec "un truc dans un sac en plastic". 

Il demandait "Tocame la coda !" à tous les copains ainsi qu'aux membres du personnel (féminin de préférence) en demandant de deviner ce qui se cachait à l'intérieur.

En fait, il s'agissait d'une mouette en peluche qu'il avait sans doute achetée à Potes (?) et dont la queue dépassait du sac ...

Gull le facétieux : faut toujours qu'il en invente une !!

P.S. : à noter qu'il y avait eu un concours photos ce jour-là. Il fallait en reclasser 6 par ordre d'apparition sur le trajet.  Je ne sais pas qui a gagné mais ce ne fut pas Virginie comme certains l'aurait parié 😋

Il n'y a eu que 4 ou 5 participants : pas vraiment un franc succès ! Je me suis promis de faire celui du 7ème jour.


Jour 5 : la route des miradors

Une boucle de 239 kilomètres était au programme ce jour-là.

Il pleuvait ce matin, et pas qu'un peu.  Chacun y allait de ses prévisions météorologiques en consultant divers sites.

Après avoir écouté les uns et les autres, regroupés à l'abri devant l'entrée de l'hôtel, conscient depuis tout petit déjà que la météorologie n'est pas du tout une science exacte, et alors que certains évoquaient la possibilité de sortir l'après-midi, j'ai enfilé les plastics et j'ai pris la route vers 10h15, je crois.

Voici les photos du 5ème jour !!!!!

 

Je fais quoi, cinquante bornes environ, et j'arrive au premier "mirador" renseigné par le Tripy.  Il fait gris, il pleuvine légèrement, j'hésite mais m'arrête finalement pour taper un œil ... à la vue !

Je n'ai pas été déçu par le "spectacle" offert et j'ai pris quelques photos.  C'est alors que François m'a rejoint et s'est arrêté pour en faire de même.

Plus tard, vers 11h30, on est arrivé au bar "El refugiu" devant lequel se trouvaient les motos de Virginie et Didier, d'Alain et d' Henri.  Ce dernier s'est planté à l'entrée du bistrot et a lancé que c'était sa tournée !

On a planté les motos en face et on est entré.  La tenancière a quitté ses livres (comptables ?) pour nous servir et s'y est replongée immédiatement après jusqu'à ce que nous partions.

J'ai repris la route en tête de gondole jusqu'à arriver à hauteur d'un barrage où j'ai vu un gars en GS Rallye que j'ai pris pour un des nôtres.  Je vois un chemin d'accès, je m'y engage mais ... pas comme l'autre couillon là ... sans mon équipe ... qui continue son petit bonhomme de chemin !

En fait le gars en GS était un allemand.  On a échangé quelques mots en anglais, (il était en Espagne pour 4 semaines !) puis j'ai pris quelques photos et suis reparti en espérant rattraper les autres  !

Le problème c'est qu'après quelques kilomètres d'une route qui continuait à monter, je me suis retrouvé dans une véritable purée de pois à couper au couteau.  Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de couper des petits pois avec un couteau mais, franchement, c'est pas facile !!

On ne voyait pas à 10 mètres.  Comme j'aurais aimé les avoir rejoints pour qu'ils m'ouvrent la route ou qu'au moins j'ai un feu rouge auquel me raccrocher comme une bouée, voyez ??  Nan, voyez rien non plus, évidemment, y a pas de raison !!

Ce calvaire a duré une pfffffffff  éternité.  J'en venais même à me demander si je n'allais pas m'arrêter et attendre des jours meilleurs ;-)

Finalement, ça s'est un peu dégagé dans la descente et je suis arrivé sur la Collégiale San Salvador de Cantamuda où j'ai retrouvé Henri, seul, qui finissait d'en faire le tour.  Il m'a dit que les autres avaient poursuivi leur route.  J'ai à mon tour investi les lieux que j'ai photographiés religieusement pendant qu'une guide locale et très loquace donnait des explications à des touristes encagoulés ...

Lorsque je suis sorti, Henri avait disparu.

Je suis donc reparti en me fourvoyant un peu : je n'avais pas compris que cette visite constituait un petit crochet et qu'il fallait revenir sur la route qu'on venait de quitter...

Plus tard, je suis arrivé dans la ville de CERVERA que le Tripy faisait traverser. 

C'est là que François avait eu la bonne idée de se poster pour signaler sa présence ainsi que celle des autres qui s'étaient garés pour trouver un restaurant !

C'est le moment qu'a choisi le ciel pour nous tomber sur la tête : une pluie dense et drue s'est abattue sur nous.  Heureusement, nous avons pu nous abriter sous ... nos casques et les arcades de la ville.

Finalement on s'est tous retrouvé là, avec également Isabelle et Yvan mais la table ne proposant que 6 places, ils ont dû s'installer à une table voisine.

Isabelle nous a aidé à faire notre choix dans le menu car elle maitrise plutôt bien l'espagnol pour l'avoir étudié et avoir bourlingué en Amérique du sud dans sa jeunesse.

Encore une fois, un menu à pffff 10 ou 12 € avec deux plats et soit le café soit le dessert, mais AVEC les boissons : 1 bouteille de vin, 1 bouteille d'eau plate (1,5 L) et une bouteille de limonade gazeuse.  Je ne sais pas trop ce que j'ai mangé mais c'était bien bon ^^ et copieux, il n'y a qu'à voir l'assiette de François pour s'en convaincre. Je précise que je n'ai pas pris la même chose car je fais attention à ma ligne, moi !!

"Qu'est-ce qu'il dit ??"   Il dit : "point à la ligne".

On a repris la route ensemble et on a marqué un "faux arrêt" à Espinilla, endroit qu'avaient choisi Marc et Paul (en camionnette) pour y manger ou boire, je ne sais pas.

Plus loin, il y avait le Col de la Palombera (1.260 mètres).

A noter qu'en espagnol "puerto" signifie "port" quand on est en bord de mer et "col" quand on est en montagne : c'est particulier.  Je vous ferai grâce de savoir comment on dit "col" de chemise et frais de "port" ;-))

Le français, comme Félicie, a ses finesses AUSSI !

Dans la descente un petit groupe s'est arrêté au "Balcon de la Cardosa".

Voici ce qu'ils ont peut-être eu la chance de voir ...

Je plaisante, à ce moment-là, le ciel était un peu plus dégagé ;-)

N'empêche, avec François, on n'a pas jugé bon d'y marquer l'arrêt et on a continué la descente.

On est sorti du road-book pour quelques hectomètres, pour faire le plein à Cabezón de la Sal et on est arrivé à l'hôtel un peu avant 17 heures.

On s'est donné une demi-heure pour se rafraîchir et se retrouver dans le hall de l'hôtel : on a décidé de faire une marche jusqu'au phare de Suancès.

Perso, je n'avais pas encore vu la plage, sauf un soir où on avait poussé jusque là via 2 ou 3 volées d'escaliers mais sans qu'on puisse voir grand chose !

Et donc, on a refait les escaliers, on a marché le long de la plage jusqu'à rejoindre une autre longue volée d'escaliers pour remonter vers le phare et ses environs, l'occasion de faire encore quelques belles photos marines ...

On a marché une heure comme ça.  Au retour, on a croisé Isabelle et Yvan qui faisaient leur jogging quotidien.

On est passé au bar et on a attendu qu'il soit 20h30 pour rejoindre la salle du restaurant.

Comme de fait, il y avait un nouvel arrivage.  Probablement une centaine d'anglais sont arrivés par autocar ce soir-là, de sorte que la salle était bondée.  Une bonne chose est sans doute arrivée avec eux : la possibilité d'un breakfast comme là-bas.

En attendant, comme chaque soir, le buffet "froid" était systématiquement le même.  Il était toutefois agrémenté d'une bonne souplette comme à la maison ou par du riz aux fruits de mer, de sorte qu'on trouvait malgré tout son bonheur.

Quant au chaud, il y avait toujours une viande, une volaille et du ... fretin, ouais, du poisson quoi !!

La soirée s'est terminée en repassant par la case "bar".

Rares furent les soirées qui se clôturèrent avant minuit ... 


Jour 6 : "boucle de la mer" ... ou pas !

Au départ, une journée de repos avec boucle facultative NON RECONNUE par le G.O.

Chacun fit un peu ce qu'il voulut, d'autant que la météo était toujours aussi maussade que les services secrets israéliens ...

Voici mes photos de ce 6ème jour.

Elles vous rappellent quelque chose : c'est normal, c'est normal ;-))

Avant tout déjà, sachez que le 6 septembre, date du jour, c'était mon anniversaire. 

Belle surprise au petit-déjeuner puisque TOUT LE MONDE, même certains anglais d'ailleurs au passage, a entonné un "Happy Birthday to you !" qui m'a fait chaud au cœur !!

 

Autre "surprise" (quoique), moins bonne celle-là, le temps était toujours aussi gris et il pleuvait. Aux dernières nouvelles, glanées par Mathieu, le mauvais temps devait rester sur la côte.

Cela n'a pas empêché certains motards de charger le road-book du jour et de partir pour la boucle "mer".  Henri, qui avait prévu une seconde boucle, que Paul n'avait pas "agréée", est parti tout seul dans son cuir !

Sans trop savoir ce que j'allais faire, j'ai pris mes renseignements à gauche et à droite et j'ai appris que Philippe P., Olivier et Christian avaient décidé de refaire la boucle de la veille : relativement logique vu qu'en fait de miradors on n'avait pas vu grand chose, voyez ?  Ben nan, voyez toujours pas bien sûr.

Et donc, avec François on a décidé de faire la route avec eux !

Mais ... problème !

La GS de Philippe refuse obstinément de démarrer.  Il a laissé son phare allumé une vingtaine de minutes et la batterie refuse tout service ...

Le parking étant en pente, on essaie de pousser la moto pour un "départ lancé" mais la vitesse est beaucoup trop réduite pour espérer quoi que ce soit.  Puis Paul arrive avec son booster de batterie totou riquiqui acheté par correspondance en Chine pour dix euros quatre-vingt-quinze mais ça ne va pas mieux.  Puis François pense à son compagnon de chambre, Jean-Marie McGyver, qui doit avoir des câbles de démarrage quelque part dans la soute de son scooter.

Par chance, lui qui part généralement dans les premiers, est toujours à l'hôtel, sans doute en attendant que le ciel se dégage.  On va le chercher.  Il a les précieux câbles.

On les branche, la camionnette de Paul à un bout, le panzer de Philippe de l'autre et, bien évidemment, le miracle se produit !!

 

On va E-N-F-I-N pouvoir partir et c'est ce qu'on a fait dans les minutes qui suivirent.

Quelques kilomètres plus tard, certains devaient s'arrêter pour faire le plein.

Je les attendais au bord de la route, rejoint par Philippe qui avait fait le plein la veille comme moi, et qui n'osait pas couper le moteur de la GS.  Pour éviter la surchauffe, on a tous les 2 repris la route, calmos, tranquillos, en attendant los otros ;-) qui ont fondu sur nous un long moment plus tard !

Faut croire que même doucement, on avance vite ... à moins que Christian ait rencontré des problèmes à la pompe, ce qui lui arrive fréquemment semble-t-il !

Premier arrêt proposé pour un pit-café ?  Philippe se tâte, estime qu'il est encore trop tôt pour sa batterie et préfère qu'on trouve un bistrot ... en descente, histoire d'aider à la relance le cas échéant.

Second bistrot, à Puente Pumar où cette fois notre ami opine du chef en signe d'accord.  Il coupe le contact, essaie dans la foulée de relancer le flat twin qui ... reste muet.  Bah, on s'en fout : on a les câbles, prêtés par JM et une autre GS (celle d'Olivier) qui fera parfaitement le relais finalement.

On s'installe en terrasse.  On commande 5 cafés.  La tenancière nous signale qu'elle a un problème d'eau (!) et nous demande un peu de patience, le temps qu'elle revienne.

Et pour revenir, elle est revenue.  Le ciel est devenu tout noir et on a de nouveau eu droit à une belle averse.

Faut pas s'étonner de ce qui arrive : avec tout ce que les gens mettent maintenant dans le "cloud" c'est un phénomène qui va prendre des proportions ahurissantes et Dieu seul sait, ou pas, ce qu'on va se prendre sur la tronche dans les siècles et les siècles qui viennent, Amen !

Des ouvriers qui travaillaient en face à la confection d'un trottoir en "faux pavés" ont dû tout bâcher pour éviter de devoir recommencer tous les joints.  Nous étions +/- à l'abri sous les "parasols" et sommes restés en terrasse jusqu'à ce que nos cafés arrivent en même temps que le soleil ...

Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil noir sur le bouton noir et voilà que le bicylindre de la BMW se remet en branle.

Nous devrons répéter la procédure à chaque arrêt car la batterie ne chargeait plus !

La veille, Olivier, avec d'autres, avait mangé un peu avant l'entrée de la ville de CERVERA dans un "parador" indiqué sur la route.  Il nous le conseilla et nous y conduisit ce jour-là.

Nous avons d'abord pris l'apéritif sur la terrasse arrière.  La vue y était splendide qui donnait sur le Pico Almonga, le Pico de las Cruces, le PIco de la Celada, l'Espigüete et la peña cucaracha Curavacas !!

Un moment d'exception comme on a parfois le privilège d'en vivre lorsqu'on voyage ...

On s'est ensuite installé dans une très belle salle et le serveur nous a remis la carte, rédigée en français alors que lui aussi s'exprimait en français.

J'ai proposé d'offrir le vin pour fêter mon anniversaire.

Lorsque nous avons terminé, Philippe a payé avec sa carte bancaire et nous a offert à tous le repas !!!!  Grand, grand merci cher Philippe pour ce beau geste amical.

On est retourné en terrasse pour prendre le café et là, c'est Olivier qui a payé si je ne m'abuse.  Trop top, les gars, encore merci pour votre présence à ce voyage !!

Finalement, on est resté là encore un long moment à profiter et on a quitté le parador vers 16h00 !!!

Fil rouge, bouton rouge, etc. nous voilà repartis.

Christian étant un relatif nouveau motard (?) encore en cours de prise en main de sa splendide Africa Twin, Philippe P. l'a un peu pris sous son aile pourrait-on dire, de sorte que ces deux-là roulaient plutôt calmement, un peu trop à mon goût ainsi qu'à celui d'Olivier, alors que François le Débonnaire, est un véritable puits de patience et d'abnégation, du moins c'est ce qu'il laisse transparaître ...

Après quelques kilomètres à ce rythme bon enfant ^^ je suis parti comme un malade, bille en tête sur une route qui poussait, je vous demande bien pardon Votre Honneur, au crime !!!

Des courbes que même Monica BELLUCCI pouvait aller se rhabiller, vous voyez ce que je veux dire, Votre Sérénité ??

Ensuite arriva le Col de la Palombera, votre Éminence.  Comment résister ??

Cette fois, arrivé au mirador "Balcon de la Cardosa", je me suis arrêté pour admirer le paysage ...

Pas le temps de ranger correctement la Tiger et de sortir l'appareil photos qu'Olivier arrivait déjà, en trombe !  Il avait aussi cédé à l'ivresse des courbes et des cimes de sorte que je n'ai même pas eu le temps de lui tirer le portrait en mouvement : tant pis pour lui, l'a qu'à rouler moins vite, na !!

Par contre, pour les autres, j'ai eu le temps de sortir le chevalet, les pinceaux, les gouaches, de terminer la reproduction à main-levée du tableau qui s'offrait à mes yeux et de ranger le tout ensuite dans le top-case, avant qu'ils n'arrivent enfin ;-)))))

D'abord Philippe ...

... ensuite Christian ...

... et enfin François !!

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur le parking de l'hôtel où Didier V. notamment m'invite à ne pas tarder à le rejoindre au bar ...

Ne voulant pas terminer "ma" soirée (remember "birthday" ?) en roulant sous la table et bien fatigué par cette 6ème journée, j'ai préféré prendre tout mon temps en me reposant sur le lit au point que je  me suis même endormi jusqu'à 19 h 15, avant de passer à la douche à l'aise.  Finalement c'est à l'heure du repas que je suis descendu et que j'ai rejoint mes amis à table.

Tout se passait normalement jusqu'à ce qu'un "remue-ménage" provienne du fond de la salle ...

Une serveuse est arrivée avec un plateau sur lequel était posé un gâteau planté de 3 bougies (sans doute parce que je roule en "trois pattes") et de nouveau toute la grande famille des motards de chanter l'air de circonstance.  

J'ai demandé s'il était possible de couper le gâteau en une quarantaine de morceaux et la serveuse s'y est attachée avec une certaine dextérité ... avant de les distribuer de table en table. 

En plus du morceau dont j'avais eu la primeur, il m'en est revenu 2 ou 3 que je me suis fait un devoir de manger également : je n'aime pas le gaspillage.

Pour éviter de rouler ... sous le comptoir cette fois, je n'ai pas trop traîné au bar après le repas du soir : on a une image et une réputation à conserver, autant que possible ;-)


Jour 7 : boucle Lac et Cantabrie !

4ème et, déjà, dernière boucle du séjour sur place.

Une balade de 255 km le long de la rivière Deva jusqu'au lac de retenue de l'Ebre (Embalse del Ebro) et retour en traversant le parc naturel Saya-Besaya puis la route côtière et Santillana del Mar !

Encore un beau menu à la carte, n'est-il pas ?

 

Cette fois, j'ai laissé le gros top-case à l'hôtel et me suis limité au sac de réservoir dans la poche transparente duquel j'ai glissé la feuille A4 avec les 6 photos du concours du jour.  Pour rappel, il  consiste à reclasser les lieux photographiés  par ordre d'apparition sur le parcours : simple et ludique à la fois, il permet de marquer l'arrêt et de discuter avec d'autres participants.

 

Voici donc, bien à propos ^^, les photos du jour 7.

Elles sont au nombre de 53, preuve qu'il y avait de la matière ;-)

Selon les prévisions météorologiques, la zone de pluie devait rester sur la côte, mais elle était d'humeur badine ce matin-là car elle nous a accompagnés pendant près d'une heure, jusqu'à ce qu'avec François nous atteignions "El Carloto" à Campoo de Yuso.

Nous y avons retrouvé Virginie et Didier, Alain et d'autres encore desquels je n'ai pas gravé les prénoms.  A quand un trombinoscope chez Europamoto ?  A moins que François se soit fendu de les ajouter sur la photo de groupe comme il l'avait impeccablement fait lors d'un voyage précédent ...

Là-bas, j'ai fait le tour du propriétaire et j'ai engrangé quelques photos du lac et de l'église.

Le soleil semblant s'être imposé, nous avons rangé les combis pluie en espérant qu'on ne devrait plus les sortir du placard !!

 

On est reparti en duo et je roulais devant, le nez au vent, sans trop m'inquiéter du Tripy : j'avais la tête ailleurs et j'ai zappé un pictogramme au WP 35, à Cabanas de Virtus.  François, plus attentif, est parti sur la droite. Convaincu que je ne tarderais pas à le rejoindre, il a continué sa route.  C'était sans compter avec le concours photos !!

C'est que pris par l'ivresse des beaux virages, l'ami François a réussi, à son tour, à zapper le WP 39 qui invitait à sortir de la CA-730 pour prendre une toute petite route très étroite qui menait à "l'église" que vous voyez ci-dessus sur la photo.  Elle était tellement étroite, la route pas l'église, que j'ai hésité à la prendre !!

Au bout, il y avait "la floche" ou "la timbale", celle qui permettait de compléter la feuille A4 sur laquelle se trouvait la photo de cette construction religieuse, dans le Barrio de las Rozas.

Il y avait là Henri & Josiane, Mathieu ainsi qu'un autre couple dont je ne connais pas les prénoms.  C'est avec eux qu'on a parlé du cas du "pont" qui faisait l'objet du concours et pour lequel nous avions un doute.  On avait en effet vu quelques ponts mais on n'était pas trop sûr, la prise de vue ayant probablement été prise en sortant un peu du road-book ...

Pas grave, voilà mes acolytes qui quittent les lieux et moi qui grimpe à l'escalier qui mène aux deux cloches dont une est un peu fêlée, comme moi parait-il, si j'en crois les on-dits !

Je profite ensuite pleinement de l'endroit, extrêmement calme, du clapotis régulier des vaguelettes et du silence monastique qui y règne ... avant de repartir de plus belle vers la prochaine destination.

23,5 kilomètres plus tard je suis arrivé au WP 48 : une flèche gauche, une assiette flanquée d'un couteau et d'une fourchette et un nom, resto Fuentebro.

Lui aussi faisait l'objet du concours avec sa fenêtre décorée de sapins en pots !

Là aussi, il ne fallait pas hésiter à s'engager dans la petite rue.  Ceux qui sont restés sur la route principale sont passés outre sans le voir. 

Il y avait là deux motos, celle d'Henri L. et la GS d'Yvan et Isabelle.

Plus tard sont arrivés Philippe P., Olivier et Christian, ainsi que le quatuor cette fois (Philippe G., Jean-Marc, Raphaël et Xavier) et enfin Marc et Paul ...

C'est là en fait qu'on a appris qu'Isabelle parlait bien l'espagnol et qu'elle avait voyagé en Amérique du Sud.  Elle a traduit le menu, ce qui nous a bien aidé pour faire notre choix.

J'ai pris les "puerros rellenos de marisco en su salsa", les "pechugas al oporto con cebolla caramelizada" et une "infusion de frutos rojos con helado".

On est resté sur la sangria comme boisson.

On s'en est tiré pour 17 € je crois, café compris, avec un service empressé autant que jovial !

Pendant que nous étions à table, vers 13h30, François m'a appelé pour me demander où j'étais passé !  Je lui ai expliqué le concours, l'église et ses 2 cloches et lui ai proposé de revenir sur le restaurant où nous étions, mais il était déjà bien loin et il n'a pas fait demi-tour.

Il faut savoir qu'une des devises de notre club, à l'époque où nous n'étions que 6, soudés comme les 5 doigts de la main, était "JAMAIS DEMI-TOUR !!"

 

Après le repas, j'ai descendu l'escalier en bois qui menait au site où l'Ebre prend sa source et j'ai pris quelques photos de ce havre de paix, gardé par quelques benoîtes madones !

Ainsi donc, après ce court retour aux sources ^^ et un passage par les "servicios", je suis parti bon dernier du restaurant !

On était au pied du "Puerto  (Col) de la Palombera" et, aussi loin que je sois concerné, c'était donc la 3ème fois consécutive que je l'attaquais !!  Autant dire que je l'ai gravi et descendu les yeux fermés mais à tombeau ouvert ;-) 

Paul et quelques autres s'étaient postés au "Balcon de la Cardosa" pour admirer le paysage et tirer le portrait aux motards qui descendaient ...

Photo empruntée à l'album de Paul S.
Photo empruntée à l'album de Paul S.

Je me suis arrêté au mirador suivant, pensant être rejoint mais, comme sœur Anne, je n'ai rien vu venir !

J'ai donc continué seul et je suis légèrement sorti du road-book pour photographier ... une église et un monastère à Cóbreces : l'église paroissiale San Pedro Advincula et le monastère de Santa Maria de VIaceli !!

Quelques minutes plus tard, je rejoignais un petit groupe composé, si je ne m'abuse, d'une KTM, d'une 1200 RS et d'une 850 GS.

C'est au détour d'un rond-point que j'ai vu des murs d'enceinte qui avaient un air ... de déjà vu !  Un coup d'œil en oblique sur le sac de réservoir pour me rendre compte qu'il s'agissait d'une photo du concours : bingoooo !

J'ai rangé la Tiger sur un petit chemin qui menait au cimetière de COMILLAS et j'ai passé le porche de cet endroit de recueillement qui abrite certainement des grandes âmes tant certaines sépultures sont ... euh ... grandioses !! 

Il ne restait plus à classer que la photo avec la falaise et le bord de mer.  Le problème c'est que j'avais déjà vu ce genre de paysage auparavant mais, en y regardant de plus près, aucun ne correspondait jusque là, jusqu'à ce que je le vois juste là, devant moi : 6ème photo définitivement mise en boîte et numérotée.

Belle idée que de terminer le road-book en longeant la côte que je n'avais pas eu l'occasion de voir le jour 6 faute "de temps" ;-)

J'ai flâné, tranquille jusqu'à regagner l'hôtel à Suancès.

Je n'ai pas de souvenir particulier de cette soirée là.  Je me rappelle juste qu'on n'a pas trop traîné au bar, une fois n'est pas coutume.

C'est vrai qu'il fallait remballer toutes ses affaires car le lendemain on quittait l'Espagne pour entreprendre la remontée ...

Comme je ne suis pas trop "du matin" et plutôt un nocturne voyez, j'ai préféré préparer mes paquets et laisser quelques menues choses à faire au réveil ...

Une étape de liaison de 420 kilomètres nous attendait avec, pour destination, Salies de Bearn et le Lodge-Hôtel du Golf.


P.S.: ce soir-là, Virginie a corrigé les feuilles concours rentrées par une petite dizaine de participants.  Les photos de l'originale donnée par Paul n'étaient pas dans le même ordre ce qui posait problème.  Heureusement que je veillais au grain, planté juste à côté d'elle.  Certains ont dit que j'essayais d'influencer les juges. Pffff, moi, un gars si foncièrement honnête !!!

And the winners are : Isabelle et Alberto !!

On attend toujours les lots ...


Jour 8 : Suancès > Salies de Béarn

Pour une étape de liaison elle était malgré tout riche en visites ...

 

Voici d'entrée les photos du 8ème jour.

 

A noter qu'avec l'heure du petit-déjeuner fixée à 8h30, cela n'a sans doute pas fait les affaires des lève-tôt ... dont je ne fais pas partie sauf à être obligé.  Personnellement cela ne m'a dès lors pas dérangé.

Par contre, pour les longues étapes de liaison, une heure de gagnée le matin, c'est la garantie d'arriver une heure plus tôt à la fin du parcours, n'est-ce pas La Palisse ??

Alors, comment ceux qui sont partis parfois à 7h00, 7h30 ont-ils fait pour ce qui concernait le petit-déj ?  Je ne sais pas.  Soit ils l'ont pris en route, soit ils ont puisé dans les réserves des repas de la veille au soir, soit encore ils ont jeûné.  De toute façon, est-ce bien important ?

En ce qui concerne mon petit cercle d'amis, les couples se sont formés : Didier S. est devenu l'ombre de Gull (même rythme et même soif (?) de culture) alors que François continue d'apprécier  la compagnie d'Henri L..  Ces quatre là sont partis sans m'attendre, avant moi (quoi que j'ai un doute pour Didier qui est toujours prêt le dernier) et c'est tant mieux quelque part, cela me permet de faire les choses à mon rythme, avant le départ (petit-déjeuner pépère et empaquetage pareil) et sur la route (rythme endiablé, hé hé et pauses photos, oh oh !).

Une petite charentaise en passant qui m'a été suggérée par la vision  des premières photos du jour.

Un gros 4X4, une remorque et 2 motos dessus. 

Il s'agissait du petit groupe (8 personnes je crois) de néerlandophones qui étaient présents en même temps que nous.  En fait, ils avaient tous des roadsters (dont 2 KTM 790 et 2 YAMAHA MT-10) et voyageaient "légers", sans bagagerie.  Du coup, la logistique était à la mesure de l'évènement : deux 4x4, des remorques et un gros Van pour les valises ...

Une formule qui a ses adeptes et qui semble s'étendre. 

A la réflexion, pourquoi se taper des milliers de kilomètres aller/retour sur des autoroutes pendant 4, 6 ou 8 jours et ne profiter du lieu de destination que pour quelques trop courtes boucles, hein ???

Quand je vous dis que ça se défend comme formule !!  Quitte à laisser le choix aux participants, par exemple ...

Et donc, me voilà parti, tout seul, comme d'habitude dirai-je !

A 9h36, je passe à la caisse de la station service de Torrelavega car j'avais omis de faire le plein en fin de boucle la veille.

A 10h19, je m'arrête devant le panneau "Quintana Maria", le nom d'un patelin qui évoque pour moi à la fois le village natal de mon père (Ascoli Piceno où chaque année se déroule "La Quintana", "Maria" étant le prénom de ma cousine qui, bien plus que moi, est restée très attachée à cette région d'Italie ...

A 10h52, nouvel arrêt devant un grand champ de tournesols.  Particularité : ils sont tous en fleur ce qui n'était pas le cas jusque là où je n'avais croisé que des champs desséchés, l'occasion de faire quelques belles photos !

L'occasion également d'enfiler une couche supplémentaire sous le blouson tant il faisait frais, presque froid ce matin !!  On devait être sous les 10° C.

 

Plus tard encore, avant de monter sur un tronçon d'autoroute je crois, je me suis retrouvé avec d'autres ainsi que Paul au péage (?) et il m'a dit que, lors de la reco, il avait mangé dans un "snack routier, à gauche au sommet d'une côte", un truc du style, voyez ? Ok ...

Je crois me souvenir avoir roulé pépère (100-110 km/h) sur l'autoroute et m'être fait doubler par l'ami Jean-Marie sur son scooter Integra : voilà un engin qui tient le parquet, c'est sûr !  A entendre l'heureux propriétaire, il a un défaut qu'on ne soupçonne pas à le voir, comme ça : la capacité d'emport, malgré les valises "intégrées" et le top-case, n'est pas folichonne, la faute à leurs formes, jolies et aérodynamiques mais peu pratiques ! 

Faut dire aussi que le gaillard trimballe un tas de trucs inutiles, genres câbles de démarrage, voyez ?  N'est-ce pas, Philippe ??  :-)))

En même temps, être joli ET pratique, ça n'existe que chez Ducâââââââti !!

WP 27, prendre la sortie ETXARREN, pompe à droite : en fait, depuis Torrelavega, j'avais parcouru environ 268.867 mètres et faire le plein à cet endroit était la bonne idée.

J'ai aussi acheté un soda au shop.

J'ai été rejoint par Olivier qui a fait le plein également.

Un peu plus loin, il y avait une espèce de sorte de bistrot/restaurant mais il ne correspondait pas à la description très précise que m'avait faite Paul.

On a donc continué jusqu'à arriver au bar restaurant SARASATE, en haut d'une côte, à gauche, avec des camions stationnés sur le parking  !!  On a planté les machines devant l'estaminet et on est entré.  Le serveur parlait le français et s'est amusé à nous traduire la carte au mieux qu'il pouvait.  Un peu plus tard, Paul est arrivé, tout content de ne pas devoir manger seul.

On a pris chacun un menu à 12.50 €, boisson comprise, composé d'une entrée, d'un plat et d'un dessert.  Plus tard encore, Jean-Marie, qui avait mangé ses sandwichs sous un pont juste à la sortie de l'autoroute, nous a rejoints et a bu un café en notre compagnie ...

J'ai payé par carte bancaire et chacun m'a remboursé sa quote-part en liquide car j'étais à court.

Une vingtaine de way-points plus tard, après le contournement de Pamplune, on est arrivé à "RONCESVALLES" ou RONCEVAUX, si vous préférez !

Roncevaux ! Roncevaux ! morne plaine !

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Roncevaux ...

Pour qui est allé à l'école et qui en a gardé quelques souvenirs, cela rappelle ROLAND, son olifant, la chanson de geste, etc.

J'ai cherché dans ma bibliothèque et j'ai retrouvé 2 "Nouveaux classiques Larousse", édités en juin 1965 dont voici quelques photos.

Deux tomes : constitués de 291 "laisses", ils comportent 4.002 vers, pas moins !

Une œuvre colossale assurément !!

C'est un chef-d'œuvre classique avant la lettre.

"La bataille de Roncevaux".

Miniature tirée des Chroniques et Conquêtes de Charlemagne (XV ème siècle).

 

A côté, un manuscrit de la Chanson de Roland, conservé à la Bibliothèque de Châteauroux.

Ici, un extrait de la Chanson de Roland : les vers 1952 à 1964.

 

Je vous invite à lire le texte et sa traduction, histoire de vous donner une idée de ce qu'était le français à la fin du XIème siècle, début du XIIème ...

 

Les plus jeunes penseront immanquablement aux phrases cultes du film "Les Visiteurs", une toute autre époque ...

Et les plus anciens de soupirer et de lâcher : "C'était mieux avant !"

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Or donc, nous étions à Roncesvalles, Roncevaux et une petite visite au pas de course s'imposait avant de s'arrêter à la terrasse d'un café.

Il faut savoir que ce passage obligé du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle (à 790 bornes de là tout de même !) accueille son lot de marcheurs qui ne rechignent pas à s'entasser dans des dortoirs sommaires ... 

Grand bien leur fasse, les portes du Paradis leur seront largement ouvertes : chacun sa Mecque, mec !!

 

Nous étions là avec Philippe P., Olivier, Christian et Paul qui nous a rejoints un peu plus tard.  Ce dernier a partagé sa consommation avec moi, les queues pour avoir à boire étant longues : il fallait s'adresser à un petit guichet pour passer sa commande car pas de service en terrasse !

Saint-Jean-Pied-de-Port
Saint-Jean-Pied-de-Port

27 bornes plus tard, c'était au tour de Saint-Jean-Pied-de-Port d'être honoré de la visite du groupe d'Europamoto !!

J'y suis à nouveau arrivé seul et, après 2 ou 3 petits tours, j'ai réussi à planquer la Tiger dans le coin d'un parking, juste à l'entrée de la petite ville.

 

Après avoir franchi le pont, je suis entré dans l'église de l'Assomption-de-la-Vierge (anciennement "Notre-Dame-du-Bout-du-Pont", quelle logique chez les baptiseurs de l'époque !) puis j'ai arpenté les quelques petites rues commerçantes jusqu'à croiser Christian, Olivier et Philippe P.

Olivier est entré dans une boutique, au n°23 de la Rue d'Espagne, pour acheter 9 petits cannelés, 8 salés et 1 au chocolat pour faire plaisir à Philippe : piquillos, chorizo, fromage de brebis et/ou jambon du pays, tous des produits locaux qui "entrent" dans la fabrication de ce petit gâteau...   Autant dire qu'on en a fait qu'une bouchée tant ils étaient délicieux.

Fallait juste un petit vin blanc frais du cru (?) pour parfaire le tableau mais il n'y en avait pas en magasin ;-)

On a ensuite chacun regagné nos motos, éparpillées dans le village.

Il restait une cinquantaine de kilomètres à parcourir, l'essentiel sur la D933, la route historique sur les pas des Seigneurs du Béa ...

 

On est arrivé parmi les derniers à l'hôtel du Golf.  Le patron (?) est sorti sur le parking pour prendre toutes les motos en photo.  Il a été surpris par le nombre de "Géhesses", il ne s'attendait pas à en voir autant en même temps.  Sans doute là-bas, ne se déplacent-elles pas en troupeau ?

Certains, arrivés bien plus tôt, prenaient l'apéritif dans des canapés au bord de la piscine, sous l'œil perçant de Johnny HALLIDAY, du moins, sa statue.  Une statue qui a une histoire puisqu'elle a été sauvée des eaux, le village où elle était plantée ayant subi les affres d'inondations !

J'ai cherché plus d'informations à ce sujet mais sans succès ...

On a rassemblé tout le monde au bord de la piscine pour la photo de groupe puis on est passé à table, des tables rondes, conviviales, dans une salle au décor chaleureux.

Je me souviens du plat principal : des calamars en sauce avec du riz.

Mathieu et François attrapant de l'urticaire dès qu'il s'agit de produits de la mer, ou assimilés, ou surtout pas !, leurs assiettes ont fait le tour de table pour se retrouver vides au retour.  François ne buvant pas de vin, on a eu droit à quelques rasades en plus.  De toute façon, sauf erreur, il était "à volonté" ou "à discrétion" ce qui étonnament veut dire la même chose avec une nuance pour les alcooliques anonymes probablement ...

L'ami Gull, d'abord de son balcon, puis dans la salle du restaurant, puis encore ailleurs, a lancé une invitation/défi : "A minuit, tout le monde tout nu dans la piscine !!"

Et Johnny d'entonner cette chanson !!

 

Si elle a eu un certain succès à sa sortie, par contre l'invitation de Gull est tombée à l'eau.  Tard le soir, on a quand même vu quelques silhouettes  derrière les rideaux des chambres qui les écartaient  discrètement  pour voir si quelqu'un allait oser ;-)


Si certains sont allés supporter les piliers du comptoir, d'autres, comme moi, ont préféré gagner leurs chambres pour se reposer car, le lendemain, une très longue étape de 648 km nous attendait !!


Jour 9 : Salies-en-Béarn > Le Veurdre

Le tracé Tripy annonce 636,503 km, c'est déjà ça de gagné !

Pas grand chose à se mettre sous la dent d'après le descriptif du jour.

Aucun arrêt "culturel", aucun site classé, pas le moindre village fleuri ou que sais-je ...  De l'abattage de kilomètres, et pis c'est tout, circulez y a rien à voir, voyez ?!?!

 

Et, comme de fait, avec le recul, j'ai été forcé de constater que je n'ai pris  A-U-C-U-N-E photo ce jour-là, pas la moindre image me permettant de m'aider à reconstituer la journée par exemple.  "Heureusement", il y a quelques notes de frais et autres souches ainsi que quelques vagues souvenirs et le compte-rendu de François disponible sur son site depuis ... une semaine au moins, si pas deux. 

Des fois j'en arrive à me demander s'il ne rédige pas ses comptes-rendus, dans les grandes lignes, AVANT de partir pour les mettre en ligne dès son retour ;-)

Pour palier cette carence d'images, j'ai pensé à un truc : taper un œil sur les albums disponibles et pêcher les photos sur lesquelles j'apparais.  Téléchargement, regroupement, transfert sur Google Photos, retouches (amélioration automatique, recadrage, lumières) et création d'un nouvel album partagé : Asturies 2018, J "sans" !!

Le voici, le voilà, l'album qui n'est pas le mien pour illustrer ce 9ème jour !!

En commentaire sur chaque photo j'ai normalement ajouté son auteur que je remercie au passage ...

Embalse de Riaño - Photo de Paul S.
Embalse de Riaño - Photo de Paul S.

Et donc me voilà parti après un petit-déjeuner varié et un arrimage soigné !

D'abord +/- 80 kilomètres et autant ou presque de ronds-points, puis 1ère montée sur l'autoroute avec 71,171 kilomètres sur la A65, puis 122,448 km sur la E70 (A89) sur laquelle je marque un 1er arrêt carbu à hauteur de Saint-Laurent-sur-Manoire.  Il est 12h02 quand je passe à la caisse après avoir versé 12,69 litres de précieux SP98 TOTAL à 1,784 € le litre : plus cher qu'un vin à premier prix, non ?  Bonjour la France !!

A propos, on est là quelque part au sud-est de Périgueux, histoire de situer l'endroit.

En fait, j'étais sorti là dans l'idée soit de manger sur place, soit d'acheter "un truc" à becqueter plus tard ...

Finalement, n'ayant rencontré aucun des participants au voyage, je n'ai fait ni l'un ni l'autre. 

Sortir de cette aire fut un véritable casse-tête chinois pour moi : une cascade de ronds-points, une direction à prendre dont je n'étais pas certain et la boussole du Tripy qui perdait le nord et qui m'indiquait la direction opposée à chaque rond-point !  Bon, j'en suis sorti, sinon je ne serais pas là à vous le raconter, mais avec encore une griffe à mon amour-propre ...

 

Autant dire que, plus tard, alors qu'on embranchait un nouveau tronçon de presque 64 kilomètres sur cette même autoroute, j'ai hésité à sortir pour MANGER cette fois.

Et donc, entre le WP 63 et 64, j'ai osé emprunter la bretelle de sortie vers l'aire de repos de la Corrèze, à Vitrac-sur-Montane.

Le plein venant d'être fait, je me suis dirigé directement vers la galerie commerçante devant l'entrée de laquelle j'ai planté la béquille de la TIger.  Étant donné le va-et-vient de personnes, j'ai "sécurisé" mes biens en mettant le bloc-disque et en passant mon antivol vélo (!) entre le casque, le sac de réservoir et le guidon. 
J'ai vu la R 1200 RS de Xavier, garée juste à quelques mètres, et j'ai essayé de le trouver mais en vain.

Photo trouvée sur le Net
Photo trouvée sur le Net

Finalement je suis entré au "Boeuf Jardinier" où un gars m'a conduit à une table en proposant les suggestions.  Je savais déjà ce que j'allais prendre mais il m'a demandé de patienter.  Une jeune serveuse fébrile au regard fuyant a pris ma commande en me proposant des "suppléments" que j'ai refusés très poliment.

Et donc, j'ai mangé un hamburger classique avec frites et un Coca-Cola : vive la France et sa fine gastronomie !!

Un double café plus tard, je passais à la caisse pour me voir délesté de 22,10 € : fini de rire !!

Je suis ressorti.  La 1200 RS n'était plus là.  J'ai mis les gants d'été et suis reparti, cette fois sans hésitation quant à la direction à prendre ^^

Après ça, ce fut une longue succession de nationales, entrecoupées de tronçons d'autoroute (?), A714, N145, A20, de sorte que la vitesse maxi oscillait régulièrement entre 110 et 130 km/heure, oscillations que j'ai tant bien que mal respectées, plus par distraction que par conviction (???).  J'espère, dans tous les cas, ne pas recevoir une prune ou deux dans les semaines qui viennent !!

Au WP 80, sortie 35, Vichy-Moulins, c'était enfin reparti sur des départementales.

D94, Cosne d'Allier, Salle et Ygrande, bout de D953, puis D135 vers Franchesse, D18 et Les Collins puis D13 jusque Le Veuvre.

 

C'est un peu après l'embranchement vers Franchesse, que nous avons loupé tous les 2 d'ailleurs, que j'ai croisé François sur sa CBF600 noire : le monde est petit, petit ...

Faut dire qu'à ce "fameux embranchement" il y avait un déploiement de forces policières comme j'en ai rarement vu : des combis et des bleus avec armes au poing, impressionnant.  Pas envie "d'entrer là dedans" si vous voyez ce que je veux dire.  Du coup, instinctivement on a continué notre chemin alors qu'il fallait passer au milieu du peloton de faction à l'intersection !!

Moi j'avais fait demi-tour, François le fit à son tour et une fois passés le Cap Bleu, nous avons roulé de concert jusqu'à l'hôtel du Pont Neuf, sur une petite trentaine de kilomètres environ ...

On a tôt fait de remarquer un accent anglophone à la patronne de l'hôtel qui, en réalité, était et est toujours très probablement, américaine.  Notez qu'avec un président comme Trump, la plupart va bientôt avoir honte de l'avouer ...

Tiens, à propos de nationalité, lors de l'apéritif qu'on a pris en terrasse non loin de la piscine (voir photo), j'ai appris que notre ami Xavier était, entre autre, Suisse, de Gruyère plus précisément.  Je n'ai pas trop suivi son explication mais d'une part elle se tenait et, d'autre part, personne n'est parfait ;-)

Pour ce qui est du repas, si le descriptif dit vrai, on a eu une terrine de saumon fumé toasts briochés, une escalope de poulet de l'Allier à la moutarde, un plateau de fromages et des profiteroles en dessert !

Voilà pour le "solide".  Pour le "liquide", pour une des rares fois où nous étions à la même table, j'ai voulu offrir la bouteille de vin qu'on a bue Paul et moi, mais il a insisté pour intervenir pour moitié.

J'ai aussi le souvenir d'une serveuse très amène, une jolie brunette aux grands yeux marrons, très drôle, qui n'avait pas la langue dans la poche et qui a charmé tout le monde ... qui n'était pas accompagné ;-)

On a beaucoup rigolé ce soir-là avec Jean-Louis, Jean-Marc, Philippe G. et Raphaël !  La Frrrrrance, Messieurs, la Frrrrance !!!

On a terminé la soirée sur la terrasse, devant l'hôtel, et on y serait encore si on n'avait pas insisté auprès de Laurent pour qu'il arrête de nous payer des pots !!  Il semblerait qu'il veuille fêter la fin de ses voyages à moto ...

J'espère qu'il changera d'avis mais il a sans doute de bonnes raisons qu'il faut respecter.  N'empêche, je lui dis seulement AU REVOIR !

Pas de bain de minuit ce soir-là non plus : j'en connais qui auront été frustré(e)s ;-)

 

Le lendemain, dernière étape prévue pour 536 kilomètres jusqu'à Couvin.

Des routes et portions d'autoroute pour quitter le centre de l'Hexagone via Nevers avec passage près de Magny-Court, puis Sens, Troyes, pour déboucher par les Ardennes dans notre Sambre & Meuse ...

Road-book alternatif pour Didier S., François, Henri L. et Gull avec arrêt prévu à Troyes pour ce dernier qui devait y passer l'après-midi, la soirée et la nuit pour en finir le 11 plutôt que le 10 septembre ...

"Tes beaux yeux belle Marquise d'amour mourir me font" : traduction SVP !!
"Tes beaux yeux belle Marquise d'amour mourir me font" : traduction SVP !!

Jour 10 : Le Veurdre > Couvin

Pratiquement le pénultième à quitter l'hôtel ce matin-là.

J'allais partir sans payer la bouteille de vin (du Saint-Pourçain en l'occurrence) que j'avais fait mettre sur la chambre la veille !  On m'a couru après pour que je m'exécute !! J'aurais pu courir plus vite mais m'en suis abstenu ;-)

J'avais dit à Paul de me le rappeler car c'est le truc que j'oublie, je précise à l'insu de mon plein gré !!!

Voici le très maigre album du jour.

Heureusement que j'ai pensé à faire quelques photos avant le départ et que j'ai quitté le road-book pour avoir 2 ou 3 belles images à partager sinon, ç'aurait été comme la veille : rien, nada, schnoll, zurkeblüte !!

Je vais faire court pour ce 10ème jour, si, si, je vais essayer en tout cas !!

 

Vu que j'étais largement sur la réserve, j'ai commencé par faire le plein.

J'arrive, je m'aligne derrière Didier S. qui est toujours sur sa moto et qui farfouille dans ses poches ...

De l'autre côté, Marc fait le plein de son Aprilia.

Lorsque je suis reparti, plein fait, la TDM était toujours en phase de remplissage ;-)

 

Pas le temps de dire "Ouf" qu'on grimpait déjà sur l'autoroute A77 avec un premier tronçon de presque 127 kilomètres !

A 11 heures, j'avais soif et je suis sorti à l'aire de Villeroy, sur la A19.

J'ai fait l'appoint d'essence (9,94 litres de SP95-E10) et je suis allé au shop pour m'acheter un Schweppes Agrumes.  En sortant j'ai vu que Jean-Marie (scooter Integra) faisait le plein à son tour.  On a un peu discuté et j'ai appris que Philippe P. avait été contraint de mettre finalement sa GS sur la remorque de Paul.

 

Vous vous souvenez probablement de son "problème de batterie.

 

Figurez-vous que le lendemain du jour 6 où il avait rencontré des problèmes de charge, tout semblait être rentré dans l'ordre.  Finalement il n'en était rien, au point que les "coupures" se produisaient même en cours de route.

C'est par ailleurs FORTUITEMENT que Paul est "tombé" sur Philippe puisqu'ils se sont retrouvés à l'entrée d'une aire de service !!

******

Pour les curieux, inquiets, fins techniciens et autres, voici l'e-mail que l'ami Philippe a choisi d'envoyer à quelques compagnons de route.  Je n'ai pas demandé son autorisation mais je compte le faire incessamment ...

 

Philippe Parys

jeu. 20 sept. 18:52 (Il y a 2 jours)
   
À Olivier, Paul, Eric, Christian, Pierre, moi, Fabian
Salut les Zamis,
L'ami Lamy (Fabian pour les Zamis 😉) de FlyBike a identifié et résolu mon problème de batterie. 
Il s'agit évidemment d'une 'perte'. Mais surtout d'une 'perte intermittente' ... à ne pas confondre avec une 'panne occasionnelle' qui peut affecter votre vie intime.
Cette perte provient du relais du servomoteur de la valve d'échappement (vous suivez toujours ?). 
L'échappement dispose d'une valve qui se ferme à bas régime (afin de réduire le bruit et la pollution et de donner plus de souplesse au moteur) et s'ouvre à haut régime (afin de fournir de la puissance)
Tout çà doit normalement se désactiver lorsque l'on coupe le contact. 
Dans mon cas, le relais défectueux restait parfois actif et déchargeait ainsi la batterie même lorsque la moto était à l'arrêt. La recharge de la batterie était également affectée par cette perte. 
Le problème est maintenant résolu et je vais pouvoir profiter à nouveau de ma moto. 
PS: encore un tout grand merci pour votre patience et votre aide. Et surtout merci à Paul pour son assistance de premier plan !!
Bonne soirée
--
Philippe PARYS

[NDLR : Pour la petite histoire, sachez que je lui ai demandé s'il avait des tuyaux concernant les "pannes occasionnelles" mais je n'ai à cette heure toujours pas reçu de réponse : faut croire que non :-) ]

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Et donc, je quitte Jean-Marie et l'aire de Villeroy pour continuer ma route.

Plus loin, un autre tronçon d'autoroute (A5) de plus de 50 bornes.

Arrivée sur Troyes (j'ai pensé à Gull qui comptait y séjourner avant de repartir le lendemain : il n'était que midi, midi-quart !!), contournement et direction Châlons-en-Champagne.

Qu'est-ce qui nous attendait alors ?  Un énième tronçon d'autoroute de septante-cinq kilomètres et huit-cent-quinze mètres !

Là, j'ai eu comme un vertige : non, ce n'est plus possible, faut que je sorte de ce traquenard, à tout prix !   Prochaine aire de service, par la porte ou par la fenêtre, JE SORS 

C'est arrivé à mi-troncon à l'aire de Sommesous ! 

Comme je n'avais pas besoin d'essence et que je comptais "bien" mangé, français monsieur, pas américain, j'ai pris la tangente. Sur le côté il y avait deux aubettes avec des barrières. C'est là que j'ai vu les Tigers de Virginie et Didier ainsi que la GS d'Alain. 

J'aurais peut-être pu reculer et revenir sur l'aire mais c'était difficile. J'ai donc continué le mouvement, introduit ma carte de crédit ou pris un ticket (?) et me suis lancé, comme un poulet sans tête, sur la N4 !

 

Arrêt pour faire le point avec moi-même : qu'est-ce qu'on fait Alberto ?

Euh ... ben ... Si on essayait de rentrer à la maison par les "routes touristiques" ?  Y a qu'à demander au Tripy, non ??

Bonne idée, en effet !

Quelques clics plus tard, nous voilà repartis, la main dans la main, les autres occupées par l'embrayage, les gaz et les freins ;-)

Ça commence à tortiller sur la D18 (je crois) et ça n'avance plus évidemment.

Une autre idée ???

Ben, pourquoi ne pas essayer les "routes rapides" ????

Ok, faisons cela !!!!!

Un peu plus tard, j'ai vu un Intermarché et j'ai décidé d'y faire le plein avant d'investir le magasin pour acheter un sandwich, une banane et un soda.
J'ai mangé et bu sur le parking, en homme avisé : c'était à Avize, pffff.

 

Après je me suis totalement "laisser faire" par le Tripy qui m'a fait traverser Epernay, bien, puis Reims, pââââââââs bien, puis direction Rethel et le nouveau tronçon d'autoroute A304. 

J'ai été obligé de m'arrêter en bord de route tant j'avais un besoin pressant.

Au moment de regagner la moto, j'ai vu arriver Olivier qui s'est arrêté pour savoir si tout allait bien.

Je lui ai demandé s'il allait faire un pit-stop à Couvin, ce à quoi il a répondu qu'il ne savait pas encore ...

 

J'étais à Couvin quelques minutes plus tard.

J'ai vu des motos +/- familières garées au bord de la place, devant la brasserie Jeanne mais, étant donné que je n'étais plus qu'à une quarantaine de kilomètres de la maison et que j'avais grande envie de ... tranquillité, j'ai finalement décidé de continuer ma route ....

Tout le petit groupe, ou presque.  Les absents ont toujours tort !
Tout le petit groupe, ou presque. Les absents ont toujours tort !

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Merci à toutes et tous et tout particulièrement à notre G.O. Paul, qui mieux que Ducros, se décarcasse un max et se coupe en 4, pour rendre nos séjours parfaits, voire plus-que-parfaits :-))

The End

A moins que quelques détails croustillants me reviennent ...

😂🤣😂🤣😂🤣😂🤣😂