14/08/2019 Mahy Automobiles LEUZE

Petite sortie presque improvisée avec mon ami François.

Voici, comme à l'habitude, les quelques photos que j'en ai ramené.

François devant l'entrée du musée
François devant l'entrée du musée

Un bref compte-rendu devrait suivre incessamment sous peu ...

En attendant, voici l'accès au compte-rendu qu'a fait (glacé ?) François sur son site  ...  

Depuis qu'il a ajouté les liens, vous avez même droit au compte-rendu de notre 1ère visite en 2005 !!

 

J'ai "préfacé" en disant que cette sortie était +/- improvisée, il n'en est en fait rien ou ... pas grand chose.

François m'avait contacté la semaine dernière et nous avions discuté d'une sortie motarde.  C'est finalement le dimanche 11 août à 7h03 (!) qu'il m'a fait cette proposition de retourner au Musée Mahymobiles à Leuze-en-Hainaut.

Il restait à attendre "des jours meilleurs", entendez par-là une météo plus clémente.  Il a préparé les road-books aller/retour et me les a transmis mercredi.

Ainsi donc, nous avions rendez-vous à 10 heures devant le magasin RAD de Nivelles.  Nous y sommes arrivés en même temps, avec quelques minutes d'avance.

J'avais émis l'idée d'aller d'abord faire un tour dans le magasin mais on a préféré partir directement.

Les road-books faisaient la part belle aux petites routes de campagne, façon Europamoto.  On a évité au maximum les grands axes avec parfois un passage obligé par un patelin ou l'autre,  semé d'embûches (casse-vitesses, feux, trafic relativement dense, etc). 

C'est ainsi qu'on a traversé Rosseignes, Familleureux (avec une "umleitung"), Mignault, Le Roeulx, Thieusies, Neufvilles, Lens, puis Sirault jusqu'à arriver pile en face du Château de Beloeil.

On n'a fait que lui tirer le portrait et encore s'agit-il peut-être du derrière car, au vu de la photo sur le site, il y a beaucoup plus à voir que la photo ne le laisse entendre : voir, entendre, tout cela a du sens, n'est-il pas ?

On est reparti et on traversé Ellignies-St-Anne puis Tourpes et on est arrivé à Leuze-en-Hainaut.  Le musée, bien que très imposant, n'est pas des plus facile à trouver.  Sans le road-book aux dessins particulièrement léchés et extrêmement clairs, je serais passé à côté.

Bon, faut dire, que j'ai l'art pour passer à côté d'un tas de choses mais, dans le cas qui nous occupe, il faut vraiment savoir que le bâtiment se "cache" le long d'une voie ferrée qu'il faut traverser en piquant à cent soixante-quinze degrés à droite ;-) puis s'enfoncer dans une espèce de zoning qui a plus l'air désaffecté qu'autre chose ...

François au guichet
François au guichet

 

Sur le parking immense, il y avait peut-être trois voitures stationnées.

Nous n'allions pas nous bousculer au portillon ...

Nous nous sommes pointés au guichet et, moyennant un "sésame", nous avons obtenu une réduction de 2 € sur le tarif officiel.  Je peux vous le transmettre moyennant la modique somme de 2 € !

La charmante hôtesse nous a expliqué le sens de la visite en n'omettant aucune salle.

J'ai laissé mon casque à la "consigne" et nous sommes partis dans les nombreuses allées ...

Cela commençait par quelques "microcars" dont la célébrissime Messerschmitt et la totalement méconnue ZAGATO Elletrica, cette dernière pour souligner que les ingénieurs se sont penchés sur la voiture (comme la moto d'ailleurs) électrique depuis bien plus longtemps qu'on ne le soupçonne !!  Ceci me conforte à penser que "si on avait vraiment voulu" on serait probablement bien plus avancés dans cette technologie qu'on ne l'est de nos jours ...

Je dis ça ... mais je n'en pense pas moins.  Il y aurait du lobby là derrière que ça ne m'étonnerait qu'à moitié !

Et puis, l'Homme Moderne, n'agit plus que dans l'urgence ... et encore faut-il s'entendre sur ce qui l'est ou pas !

Corvette Stingray
Corvette Stingray

On est ensuite passés devant des vitrines remplies de petites voitures au 1/43ème, 1/18ème, ...

Cela m'a ramené 55 ans en arrière.

Je me suis rappelé notamment :

  • de ma Chevrolet Impala (noire avec d'énormes ailes arrières qu'on aurait dit des élytres)
  • de ma Corvette Stingray (rouge avec la vitre arrière en deux parties)
  • de ma Ford Taunus 17M (jaune et blanche ... que j'avais lancée à la tronche de ma grande sœur parce que les grandes sœurs ont cela d'exaspérant qu'elles se prennent souvent pour des mamans, or on n'a qu'une MAMAN !!  (Même nos femmes jouent les mamans alors qu'on est en âge d'être papy !!!)

J'avais des tonnes de petites voitures comme ça.  Mes parents m'en achetaient en veux-tu, en voilà !  Et avec le fils du boucher du quartier, Guy qu'il s'appelait, on les rassemblaient et on se perdaient des heures et des heures à s'inventer des histoires ...

Où sont-elles toutes passées ?  Je n'en sais rien mais elles ont toutes disparu.  François lui, par contre, en a gardées beaucoup, ses parents ayant fait la distribution à une époque.

Encore aujourd'hui il s'amuse à en acheter sur Ebay et il les retapent !  Magnifique !!

Alfa Romeo Giulia
Alfa Romeo Giulia

Plus loin, des modèles américains, anglais, italiens, etc ...

Certains étaient là pour me rappeler l'école primaire (avec un directeur qui avait une Ford Cortina), l'école secondaire (avec un prof de géo - œil de lynx qu'on l'avait surnommé - qui roulait dans une Opel Manta, ma tendre enfance (avec une Mercedes 190 SL et une Studebaker qu'avaient possédées mon oncle Gino), je vous en passe et des meilleures !  Un voyage dans le temps ...

C'est comme cette moto à 3 selles qu'on a vue au détour d'une allée ...

J'ai raconté l'anecdote à François.

Un jour ma sœur m'a dit qu'on avait roulé à 4 sur la Vespa de mon père.

A quatre, dis-je ?

Et bien oui : lui devant, ma sœur coincée entre lui et maman et moi ... dans son ventre !  Et tout cela sans casque, sans protections aucunes : on était fous Vespa n'est-ce pas ?  C'est peut-être déjà à ce stade embryonnaire que j'ai pris goût aux 2 roues, allez savoir ?

Il doit y avoir une photo quelque part dans les archives familiales.  Je vais essayer de remettre la main dessus ... 

Evidemment il n'y aura pas d'échographie pour vérifier plus en profondeur, hein !

Je ne suis pas un grand connaisseur, ni un "petit" connaisseur d'ailleurs, malgré ma taille, mais entre autres curiosités, il y avait certainement cette VOLVO à la calandre si particulière.

Une VOLVO avec la conduite à droite.

Et François de m'apprendre qu'en Suède "avant" on roulait à gauche.
De fait, vérification faite, c'était le cas jusqu'au matin du 3 septembre 1967, jour auquel ils sont tous passés à droite !

Quand je pense que, 50 ans plus tard, les anglais se déchirent pour sortir de l'Europe, je me dis qu'il y a quelque part un problème.   But who cares anyway ?

 

Une autre belle pièce de collection était cette BORGWARD Isabella.

Un modèle qui devait certainement dater de 1966.  Une voiture de presque première main aux galbes raffinés, une voiture par ailleurs immatriculée (avec une plaque bien boulonnée) qui ne demandait qu'à vivre une nouvelle vie aux mains d'un propriétaire averti, amoureux des choses fragiles et exceptionnelles.  Elle était là, entre ombre et lumière, à attendre le Prince Charmant ...

Hum, à se demander si je n'ai pas fumé un truc là, non ?

Il faut avouer que c'est un de mes rêves (phantasmes ?) de partager la route avec une telle partenaire ...

Mais comme le dit si bien François, ce n'est pas raisonnable.  Ces engins ne sont plus du tout aux normes sécuritaires actuelles et la moindre collision pourrait mettre des vies en danger !

BORQWARD Isabella
BORQWARD Isabella

On s'est arrêté à la cafète pour boire ... un café (non, pas glacé !) puis on a continué la visite qui, au final, a duré environ une heure et demi.

Il était 13h15 au moment où nous avons quitté les lieux.

Le road-book du retour était plus court de 15 kilomètres et allait donc plus directement au but.

Il passait par Villers-St-Amand, Villers-Notre-Dame, Ormeignies, Tongre-Notre-Dame, Chièvres, Lens, Soignies, Braine-le-Comte ...

A un moment, à un feu rouge, je me suis porté à hauteur de François qui m'a dit qu'on allait s'arrêter pour manger à Ronquières.  A l'arrêt suivant, je lui ai dit : "Bon plan ... incliné !!"   Ben ouais, les bons mots ne viennent pas forcément spontanément ;-)

C'est donc à La Tour Glacée que nous avons planté les béquilles latérales de nos belles machines rutilantes, puissantes et que sais-je encore !  Certain(e)s appellent ça des "mopettes", je vous jure !!  Et voici le "mopette show !!"

 

Il ne faisait pas particulièrement show chaud mais nos tenues motardes ont cela de bon qu'elles nous permettent d'affronter les rigueurs d'un été passé subitement à l'automne, il n'y a qu'à voir les feuilles mortes qui jonchent déjà les terrasses ...

Et c'est justement en terrasse que nous avons mangé.

On a commandé un américain (préparé par les soins du cuistot !) et à boire.

On a parlé de cuisine, de nos femmes, de nos enfants, de nos copains motards, de nos voyages passés, de road-tracer, de Tripy, et toutes ces sortes de choses.

Après un bon café on est revenus sur le RAD de Nivelles.

On y a fait un petit tour mais je n'étais pas à l'achat.

J'y retournerai seul pour faire mon marché ...

J'ai bien envie d'un jeans kevlar et d'un nouveau blouson aéré, mais peut-être attendrai-je la saison prochaine, les soldes étant passé(e?)s et cette saison ci étant presqu'en passe de se terminer.

Il ne reste "plus" qu'un voyage en fait et elle sera pliée.

Il faudra qu'on fasse des "der des ders" hein Paul ?

One time, two times, three times ....

 

Avec François on s'est quitté vers 16h30 environ en se promettant de remettre ça au plus tôt.  A charge pour lui de nous trouver une visite intéressante à faire avant le 31, date de mon départ pour l'Occitanie ...

Ce n'est pas un ultimatum, c'est juste un souhait ;-)

A+ cher ami !

*

Commentaires: 5
  • #5

    Alberto (dimanche, 18 août 2019 12:30)

    Et bien, voilà, vérification faite il s'agit d'une BorGward et pas BorQward : le Q n'a rien à faire dans l'histoire qui, du coup, est d'autant plus belle ;-)
    Reste la raison qui a toujours raison !
    Et puis, à un "certain âge", les contes de fée on n'y croit plus et on fait les comptes, voyez ?

  • #4

    Alberto (dimanche, 18 août 2019 12:18)

    Réponse à François :
    Contre un semi-remorque, je suis sûr que même une voiture moderne ne fait pas le poids. j'ai récemment vu une vidéo où un semi percute, à 40 km/h (!) une voiture dans une file à l'arrêt. Et bien je t'assure qu'il n'en reste presque rien. Et s'il y a un autre semi devant alors, là ...
    Bien triste histoire, merci de me l'avoir épargnée vendredi !
    Prend note d'un rendez-vous sur Charleroi les 27 & 28 septembre avec une expo sur la Place Verte organisée par "Carolo Rétro Cars"

  • #3

    Isabelle (dimanche, 18 août 2019 08:40)

    Encore une petite parenthèse au sujet de cette belle pièce de collection, la BORQWARD Isabella (j'espère ne pas avoir écorché son nom, je serais impardonnable), je formule le souhait qu'elle puisse renaître dans les bras de son Prince Charmant, qui lui promettrait encore de très belles et longues chevauchées à deux ! Et tant pis, les normes de sécurité ... On ne vit qu'une fois, pour le meilleur et pour le pire. Et dans ce cas-ci, cela ne peut être que pour le m....

  • #2

    Isabelle (dimanche, 18 août 2019 08:29)

    Une fois de plus, quel superbe compte-rendu dont on ne veut pas voir la fin ! On peut y lire la passion qui t'anime pour tout ce qui touche aux 2 et 4 roues !
    D'après vos éloges (les tiens et ceux de François), ce Musée mérite d'être connu ou reconnu par d'autres personnes comme vous, aimant les belles mécaniques.
    Peut-être pourrais-tu leur proposer tes talents de conteur de belles Histoires pour faire de la publicité ?
    Merci à toi et à François pour cette belle découverte ! Je suis persuadée qu'au moins une personne de mon entourage, mon époux pour ne pas le citer, se fera une joie d'aller visiter ce lieu perdu, lui qui a commencé à travailler dans la mécanique automobile (pour la plupart de sa carrière, chez Volvo !) depuis l'âge de 15 ans ... Souvenirs, souvenirs !
    Et moi qui suis complètement ignorante (en tout cas dans ce domaine), je me verrais bien l'y accompagner. Si tel devait être le cas, j'utiliserai peut-être mes compétences professionnelles de secrétaire (exceptionnelle ou d'exception, à vous de voir !) pour rédiger un tout petit compte-rendu !

  • #1

    Francois (dimanche, 18 août 2019 02:44)

    Comme toujours, un compte-rendu très complet (trop ? Mais non...). A propos de l'acquisition d'une ancêtre, ce n'est pas en devenir propriétaire qui est dangereux. C'est rouler avec qui peut l'être. J'avais une 2CV de juin 2005 à juin 2006 et c'est vrai que ce n'est pas très solide. Je l'ai vendu après avoir appris qu'un ami et sa femme (qui roulaient dans une vieille Morris 1000) ont été pris en sandwich entre deux poids-lourds sur la E411 par temps de pluie. Ils y sont restés et leurs deux jeunes enfants (qui avaient été confiés aux grands-parents ce jour-là) n'ont plus revu leurs parents. Je sais, ça casse un peu l'ambiance mais ça fait aussi réfléchir. Désolé.
    Donc, je préfère maintenant admirer ces ancêtres dans les musées ou sur la route à l'occasion d'un rallye et je m'amuse à retaper des miniatures (de mon enfance). En plus, ça coûte moins cher.


11/08/2019 La Perbaisienne

On va commencer par l'album photos que j'ai ramené de cette sortie.  Certaines photos m'ont été transmises par Fabienne et Pascale via Messenger et par Jean-Louis, via Google Photos : qu'il et qu'elles en soient ici remerciés !

Il faisait beau dimanche ...

Quoique ...

Moins ensoleillé que la photo ne le laisse supposer et même ... froid par moment ... car la plupart d'entre nous étions sortis façon "cigale", avec nos blousons ventilés et nos tee-shirts légers !

Mais comme dirait quelqu'un, que je commence à connaître, le soleil c'est dans le cœur, n'est-il pas ?

Et puis, quand on retrouve des personnes qu'on apprécie, ça rajoute des rayons ;-)

C'est ainsi qu'à peine arrivé, j'ai vu Alain et Marie-Rose, puis Pascale et Fabienne, puis Alain B., puis Jean-Louis, puis Pierre-Yves et Bob, puis Virginie et Didier et puis, last but not at all least, mon ami Paul !!

Il est arrivé vers 10heures comme nous étions convenus.  Moi j'y étais bien plus tôt, trop pressé d'y être sans doute ?  Il y avait aussi Claudio, un ami de la famille de Pascale.  Par contre pas de Claude qui avait pourtant écrit sur Fb qu'il participerait à l'évènement et pas non plus de Jean-Marc W. qui était censé venir juste pour récupérer les outils qu'il avait oubliés à la maison et que j'avais avec moi pour les lui rendre ...

Pas de "4 fantastiques" non plus, cloués au domicile pour des raisons familiales : ah, la famille, c'est beaucoup d'amour mais plus encore de contraintes et vice versa ...

Ouais, mais nan, on les aime quand même savez !!

Cliquez sur la photo pour le lien ...
Cliquez sur la photo pour le lien ...

Et donc, blabla par ci, blabla par là, on est parti qu'il était pffff, 10 heures 45 probablement !!

C'est bien simple, lorsque nous sommes arrivés à Purnode, à hauteur du resto dont vous voyez la photo, il était +/- midi et nous avions 85 bornes tout au plus au compteur sur les 267 que comportait la balade, version longue.  Il faut savoir qu'il y en avait une courte (148 km) pour les petits rouleurs ou les gens fatigués ou ... pressés ... ou de retour de vacances ;-)

 

Au départ, on s'arrêtait à Purnode juste pour prendre l'apéro mais finalement, l'heure passant et après conciliabule °°°°°°(s), nous sommes convenus d'y manger également.

Apéro en terrasse et repas en salle donc avec, aussi loin que je sois concerné, un jambonneau accompagné de tagliatelle et arrosé d'une Gauloise ambrée !

Paul a offert l'apéro à tout le monde.

On a passé un très bon moment à table avec une Fabienne qui a répété : "On a bien fait de les prendre avec nous !" car, il faut savoir qu'elles pensaient d'abord rouler entre filles, avec Pascale et ... Claudio qui fait partie de sa famille !

Je dois à la vérité de dire qu'on était un peu sceptiques, nous les mâââââles, de rouler avec, une fois.

Vous connaissez les préjugés qu'on coltine depuis la nuit des temps sur les femmes et leur "mode de conduite".

Et bien, balayez tout ça les amis.

Certes, elles sont souvent plus prudentes et (un peu) plus respectueuses des limitations de vitesse, mais pour le reste, elles pourraient en remontrer à quelques uns de mes compagnons de route que je ne nommerai pas ici par charité chrétienne, Amen !!

En plus de ça, elles se tiennent et se déplacent avec bien plus de grâce ...

Que soit !

On a quitté le restaurant "Les sossons des Courtils" (un nom bien sibyllin pour les terriens que nous sommes) alors qu'il était plus de 14 heures avec près de 200 bornes encore à parcourir.

 

Est-ce pour cela que l'ami Jean-Louis a décidé de prendre la tête du convoi ?

Sans doute !  Et on ne lui en voudra pas car il faut bien reconnaitre qu'il a donné un petit coup de fouet au rythme adopté jusque là.

Attention, rien d'ostentatoire, et d'ailleurs il n'a jamais décramponné qui que ce soit, sauf Claudio parfois, peut-être, plus accroc au Code de la Route,  mais il revenait très vite entre deux villages ;-)

Cliquez pour AGRANDIR !
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Et nous voilà donc repartis, Jean-Louis en tête, Pascale, Fabienne, Claudio, moi et Paul, dans cet ordre qui n'a pratiquement pas varié sauf que j'ai dépassé Claudio à un moment parce qu'il était trop ... respectueux des panneaux de signalisation ;-)

On était au W.P. 57-58 du road-book sur les 170 qu'il comportait ...

On traverse Everhailles, Rouillon, Arbre, Saint-Gérard et on  arrive au N°75, juste à l'endroit où le choix est laissé de faire la balade courte ou longue, cette dernière partant sur la gauche.

Mais, il y avait un policier à l'intersection qui défendait le passage.

Nous voilà donc partis sur la droite, la direction de la courte donc (vous suivez là ou bien je fais un schéma ?), du coup, la trajectoire de la balade faisant un 8, ne voilà-t'il pas que le Tripy affiche "le kangourou" avec passage du W.P. 76 au W.P. 146 ...

Dans un cas pareil, si j'avais été en tête de gondole, j'aurais stoppé les machines et organisé une table ronde autour du feu (?) pour décider de la suite des évènements.

Mais sachant qu'on était tous volontaires pour "la longue", Jean-Louis a continué imperturbablement jusqu'au changement de direction suivant pour embrancher le road-book long.  En roulant, j'ai donc forcé le Tripy à revenir au W.P. 76 et tout est rentré dans l'ordre peu de temps après.

Plus loin, à nouveau des policiers qui arrêtaient tout le trafic en intimant l'ordre de dégager la chaussée.

Ils avaient des Yamaha FJR et veillaient à ce que tout véhicule se range sur le bas côté.

Un gros peloton de coureurs cyclistes est alors arrivé, précédé et suivi par une impressionnante caravane de motos et de voitures ...

Paul a même dit qu'il y avait plus de véhicules que de vélos !!  Et c'était presque ça, en effet !!

Et non, on n'a pas rattrapé le maillot jaune mais c'est uniquement parce qu'on est repartis ... dans l'autre sens.  Cela étant, la vitesse de ces gars est hallucinante et, dans le sinueux et les petites routes, on n'en mènerait pas large malgré nos puissants destriers !!

On a continué sur Pontaury, Scry et Biesme.

Ma belle-mère y habite et, comme je lui avais promis de passer la voir, j'ai eu comme une hésitation ...

Mais la promesse tenait "EN FIN DE BALADE et S'IL N'ÉTAIT PAS TROP TARD !"

(J'ai la preuve écrite, Iolanda !)

Et donc, j'ai suivi la locomotive, tel un wagon obéissant !

 

Fromiée, Hymiée, Somzée, Berzée, Rognée, Boussu-lez-Walcourt (cherchez l'intrus dans cette énumération !), Soumoy, Senzeilles, Samart, Sautour (ce n'est pas dans l'ordre alphabétique, vous l'avez remarqué au moins ?) puis  Heer où nous avons marqué l'arrêt "4 heures" juste avant de passer le pont.

On aurait pu "louer une chambre à Heer" n'est-ce pas ?  Mais point ne le fîmes car il y avait encore de la route Tatayet à tailler !

 

Reste qu'on est ... restés là un bon moment encore (en temps et en qualité dirais-je) avec Paul qui a pris une glace et un café alors que les autres se sont satisfaits d'une boisson : Coca Zéro et bières.  Dans un élan d'inconscience de générosité, j'ai payé la tournée !! 

Et il y en a encore pour me considérer comme un Arpagon, j'vous jure !!

 

C'est là qu'il fut décidé par certains de couper le road-book pour rentrer chez eux, direction Liège (Pascale et Claudio) alors que nous avons continué un temps avec Fabienne qui nous a quittés à Le Roux alors que le trio Jean-Louis, Paul et Bibi continuait sur Aiseau, Roselies, Lambusart, FLeurus, Ligny, Altiau, St-Géry, Courtil-Noirmont (un final très dispensable tant il "cherchait" sa route en sélectionnant tous les tronçons semés de casse-vitesses) et, enfin, Perbais que nous avons atteint vers 19 heures à ce qu'il m'en souvienne !!

Là on s'est "jeté les derniers" : faut dire que Pascale, Fabienne et Claudio nous avaient remis leurs jetons donnant droit au verre de fin de balade.

Plutôt que de les mettre dans les auto-tamponneuses de la foire, on a décidé de les boire !! 

Ensuite, retour maison par l'autoroute en mode "cruising" contrôlé 😁

 

Très belle journée une fois encore, qui s'ajoute à la bibliothèque des souvenirs : un seul regret, l'absence de quelques personnes ...

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Commentaires: 4
  • #4

    Alberto (mercredi, 14 août 2019 17:31)

    Maintenant que je suis rassuré sur votre rapport aux limitations de vitesses, ça sera avec plaisir !!

  • #3

    Pascale (mercredi, 14 août 2019 16:17)

    Une bien belle journée en effet.
    C'est super de te lire .. merci de prendre le temps ..
    Je suis heureuse de ton évolution sur le sentiment des femmes à moto, et je t'invite à partager une journée en Occitanie.
    PS : le respect des vitesses en première partie était pour Claudio qui se joignait à nous pour la première fois

  • #2

    Alberto (mardi, 13 août 2019 09:31)

    C'est trop d'honneur que vous me faites,
    Et mon p'tit cœur est à la fête,
    Du toit il grimpe sur le faîte !!

    Bon, à part ça, j'ai vérifié une chose : dans les "4 fantastiques" il n'y a qu'une femme. Voilà sans doute la raison pour laquelle sur la rooming-list de Paul, dans la case "Sexe", il avait mis un "H" pour Viviane ! Do you remember ??
    Bon, donc dans la série, elle se prénomme "Jane" ...
    Moi Tarzan, toi Jane !!

  • #1

    Isabelle (mardi, 13 août 2019 07:43)

    Une fois de plus, un magnifique récit qui résume une agréable balade (avec un l) entre amis, avec de belles montures vives et puissantes. Il n'y a que ça de vrai !
    Une des 4 Fantastiques que je suis, regrette sincèrement de n'avoir pu se joindre à vous pour cette belle aventure dans nos contrées. Voilà ce que c'est que la famille et le respect de ses engagements !
    Ce sera pour une prochaine fois, soyez-en certains ...


02/06/2019 Le Neyla's Day

4ème édition déjà avec une formule revue et corrigée comportant un parcours unisexe !

D'abord la petite galerie de photos :

Pas beaucoup de photos n'est-il pas ?

Cela arrive quand on roule en groupe, voire en duo, chacun étant sensible (ou pas) aux beautés de Dame Nature ou ... quand il n'y a pas grand chose à voir sur la route ou encore quand c'est du déjà vu  !!

Mais commençons par le commencement, voulez-vous ?

Déjà pour aller au point de départ il y a des choses à écrire !

J'ai retrouvé un road-book sympa que Gull avait tracé en son temps pour se rendre à Courrières, à la boulangerie Pierson, lieu de rendez-vous habituel !

Il passe en gros par Châtelet,  Presles, Fosses-la-Ville, Sart-St-Laurent, Bois-de-Villers, Rivière, Profondeville, Lustin et Maillen.

Las, on est en période de "marches folkloriques" et dès Châtelet, à St Roch, une fliquette empêchait le passage.  Déviation mal emmanchée, suivie d'une route barrée auraient pu avoir raison de mon flegme tout italien.  Heureusement J'étais parti suffisamment tôt pour voir les choses avec la philosophie du belge habitué au surréalisme et au final, j'ai raccroché le road-book  entre les WP 8 & 9, soit à mi-course environ !

J'étais sur place vers 9h30.

Je suis passé chez Sacha pour obtenir les tickets petit-déjeuner, repas du midi et boisson de fin de balade, il faut dire que j'avais pris la formule "All inclusive V.I.P." !  J'ai salué Alain R. puis Paul S. puis j'ai rejoint la salle du petit-déjeuner.  Belle surprise d'y retrouver Claude N. ainsi que Marc G. qui terminaient leur repas.  Je me suis fait une petite place et, alors que j'avais déjà mangé à la maison avant de partir, j'ai mangé à nouveau : un pistolet, un croissant, les 2 garnis de beurre et confiture, le tout arrosé par un café.  On avait tellement de choses à se dire que Paul s'est senti obligé de nous rappeler à l'ordre en nous invitant à rejoindre nos destriers et à prendre la route ce pour quoi, faut-il le rappeler, nous étions là !!

Courrières, Boulangerie Pierson - Photo de Claude N.
Courrières, Boulangerie Pierson - Photo de Claude N.

Claude a pris la direction des opérations, j'ai pris sa roue, suivi par Gull.

Quelques hectomètres plus tard, ce dernier a disparu de mes rétros.
J'ai mis ça sur le compte du fait qu'il avait estimé qu'on était parti sur les chapeaux de roues, qu'il ne voulait pas de ce rythme là et ne me suis pas inquiété outre mesure !

On est parti sur Maillen, Lustin, Rivière, Arbre, des patelins que j'avais traversés en arrivant, puis St Gérard, Graux, Furnaux, BIesmerée, Stave, Rosée, Soulme, Gochenée et Doische.  Voilà bien des routes empruntées mille et une fois mais dont on ne se lasse finalement pas.  A un moment, suite à une petite erreur de Claude, je me suis retrouvé devant mais, dans ces fameuses petites routes, il m'a montré de quoi, lui et son vieux boxer à air et aux oreilles pendantes, étaient capables, me déposant dès les 1ers lacets.

De quoi me prouver sans doute que je n'ai pas encore cette Tracer 900 GT bien en main sinon il ne serait jamais passé ... ou alors en traitre ... ou alors parce que je lui aurais fait signe de procéder ;-)

On est revenu sur un premier groupe de motards derrière lequel on n'a pas trainé, puis un autre qu'on n'a pas suivi non plus. 

Manifestement Claude est habitué à rouler seul dans ses montagnes, sans croiser la moindre âme pendant de très nombreux kilomètres, la raison pour laquelle sans doute il ne supporte pas de devoir respirer le gaz des pots d'échappements ...

Voilà qui se conçoit aisément et je ne me suis pas fait prier pour (essayer de) le suivre.  On a continué sur Vaucelles, HIerges, Viraux-Molhain, Oignies-en-Thiérache, Fumay, Haybes, Hargnies puis Thilay jusqu'à arriver à l'auberge "Le balcon en Forêt", à Les-Hauts-Buttés, localité de Monthermé.

On y était bien trop tôt, vers 11h30 en fait, alors qu'on était attendu pour 13 heures.  A savoir, on aurait fait au moins un pit-stop pour boire un coup.
Il serait bon qu'on soit averti avant le départ de la distance à parcourir afin de respecter le timing.  Je dis ça mais il suffisait de consulter le road-book (sur le Tripy ou sur la version papier disponible) afin d'avoir les infos nécessaires ...

Et donc, on a attendu là, d'abord en la salle, puis "au balcon" avec notre apéritif.  Paul nous suivait de très près et nous a raconté la mésaventure de Gull : un petit accrochage avec une voiture.  Apparemment, l'automobiliste a tourné à gauche pendant que notre ami le dépassait.  Tout cela s'est passé à très basse vitesse de sorte qu'il y a eu plus de peur que de mal voire même pas de peur !  Une poignée de frein en corne de vache (dernière photo de l'album) et puis c'est tout !!

Sur les 48 inscrits, 38 sont passés à table.  Sauf erreur, on aurait dû être 39 car il y en a un qui est passé devant l'auberge sans la voir !

Dommage pour lui.

Il a raté la ballotine de volaille fermière farcie à l'ail des ours et tomates confites, petits légumes de saison et pommes-de-terre rôties ainsi que le gâteau aux myrtilles sauvages, le tout confectionné avec amour par "la maison" !

Avec Claude, on a arrosé ces mets délicats avec un Orval ... chacun ou était-ce deux Orvaux chacun ?

La séance s'est terminée par un petit café ainsi que par un speech de Sacha Dédé, qui outre les remerciements d'usage et une belle anecdote concernant Neyla nous a offert la possibilité de repartir avec une paire de tongs orange (pointures dames) ou une petite gourde à la forme d'un maillot jaune.  Je me rends compte que je suis parti seul ou du moins sans la gourde :-)

Cette fois, Claude m'a laissé l'initiative.  Aidé par la ... digestion, je me suis senti pousser des ailes et j'avoue que j'ai roulé un peu trop fort les premiers kilomètres me semble-t-il, le temps de constater que la GT en avait dans le ventre ...

Puis j'ai "levé le pied", une expression totalement déplacée lorsque les gaz sont commandés par une poignée n'est-il pas ?

Monthermé, Deville, Revin, Rocroi qu'on a traversé de part en part sans photographier les remparts ;-), puis Cul-des-Sarts jusqu'à arriver au WP 74 où nous aurions pu bifurquer à droite en direction de Bruly-de-Pesche pour voir le bunker d'Hitler.  Nous avons superbement ignoré l'endroit tant cet homme et ces lieux ne peuvent inspirer que dégoût en ces temps où la montée de l'extrême droite fait des ravages un peu partout en Europe ainsi que tout près de chez nous ...

On a continué sur Presgaux, Dailly, Boussu-en-Fagne, Mariembourg et la Brasserie des Fagnes.  J'ai questionné Claude quant à l'opportunité de s'y arrêter mais on a décidé d'aller de l'avant en poursuivant sur Nismes, Dourbes, Matagne (Petite & Grande), Romedenne, Surice (sur-le-Gâteau), Soulme puis Morville, Anthée, Serville, Weillen et les portes d'Anhée.

Là, il y avait un restaurant "Le Minotier", un parking juste devant et bien achalandé (des 2 roues en veux-tu, y en a là !) et une grande terrasse avec tables et parasols ...  On a béquillé les motos et on s'est installé.

 

On sirotait notre Tonic tranquilles, peinards, quand un type est entré dans le bar, a commandé un jambon beurre, a crié en direction de la terrasse en demandant à qui appartenait la BMW blanche !!!

On n'a pas compris tout de suite, puis on s'est dirigé vers le gars en question et on a vu la BMW Nine-T Urban couchée sur le flanc droit.

Et meeeeeeerde !!

Un type nous explique qu'il s'est garé là pour être au plus près de la terrasse, sa femme étant handicapée, blabla ... et qu'il n'avait pas touché la moto.

Elle n'est pas tombée toute seule, enfin !!

L'autre type, qui avait crié, nous a dit qu'il avait assisté à la scène et il nous a confirmé que la HONDA FR-V avait bien fait tomber la moto !  Il m'a tendu sa carte d'identité que j'ai  photographiée et il nous a dit qu'on pouvait le citer comme témoin au cas où.

Finalement, le bonhomme et Claude ont établi un constat amiable sur lequel l'automobiliste reconnaissait ses torts et tout s'est bien terminé.

Évidemment la BM a un peu souffert, la "gamelle" droite du flat est bien griffée, la poignée de gaz pareillement et la manette de frein est cassée en son embout, sans présumer d'autres griffes ici et là qu'il faudra bien relever lors de l'établissement du devis ...

Photo de Claude au "Balcon en forêt"
Photo de Claude au "Balcon en forêt"

Alors qu'ils remplissaient amiablement le constat, j'ai décidé de reprendre la route, mon verre de Tonic étant vide depuis trop longtemps ;-)

J'ai donc continué sur Yvoir pour rejoindre ensuite Crupet et sa f..... brocante. 

Aucun panneau n'interdisait de "passer au travers" et c'est relativement confiant que j'ai commencé à louvoyer entre les curieux et les échoppes jusqu'à arriver dans un goulot où en face se trouvait une voiture avec une grosse remorque bâchée et juste devant moi une autre voiture immobilisée par l'étroitesse du passage.

Rien ne bougeait plus !  Faites vos jeux, mesdames messieurs !!

Comment peut-on autoriser le passage si ce n'est pour provoquer ce genre de situation inextricable, hein ?

Mon sang commençait à monter en température.

J'ai entrepris de me faufiler sous une tonnelle, pile poil entre l'étal garni et le tendeur à gauche.  Le type me regarde, inquiet : "Vous ne passerez pas !"

"Si, ça passe !" 

"Non, ça ne passe pas !!"

"Je vous dis que oui" !!!  

Je penche la Tracer un coup à gauche, un coup à droite, le gars se résout  à écarter un peu la nappe pour juste faire passer le clignoteur droit, j'esquive le tendeur qui en voulait à mon rétro gauche et ... me voilà libéré, E-N-F-I-N de ce piège à ... euh ... motard !

Peu après, via Maillen, j'ai rejoint le "830" à Wierde où nous étions conviés à prendre "l'avant dernier" verre ...

Neyla
Neyla

J'y ai retrouvé Paul, Gull qui m'a briefé sur son léger accident, et d'autres encore ...

J'ai sagement bu un Coca. 

On a refait le tour des motos pour constater les petits dégâts occasionnés par ces mésaventures.

Ensuite, on a repris la route avec Claude qui m'a mené jusqu'à la sortie de Namur d'où j'ai repris la direction de Malonne, Fosses-la-Ville et la suite.

Il était pas loin de 19 h 30 lorsque je suis arrivé à la maison.

Ma Douce étant partie à la mer, j'ai mitonné ^^ un souper sur le pouce pour le gamin et moi.

Fin de l'épisode.

Merci à toute l'équipe qui a préparé cette édition en mémoire de Neyla : une parfaite réussite une fois encore et à renouveler absolument ad vitam eternam ...

 

Voici le lien que nous a transmis Paul et qui envoie vers un tas de photos de cet évènement.

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19/04/2019 "Tournai ... Les Moulins"

Voici le lien vers l'album partagé sur Google.

Le moulin d'Ostiches
Le moulin d'Ostiches

J'ai répondu présent à l'invitation de Gull qui a proposé cette sortie à une dizaine d'entre nous ... dont Paul, Georges, John et Ringo !

Au final, on s'est retrouvé 3 garçons dans le vent sur la long and winding road !!

J'ai retrouvé Gull à la station Esso "tout près  de chez nous", à Couillet, pile poil à 9h30 comme il l'avait demandé.

Henri, quant à lui, nous attendait à Binche, au WP 12 du road-book qui en comportait 169, pas un de moins.

En Belgique, tracer un road-book s'avère plus "exigeant" que pratiquement partout ailleurs, tant le territoire est petit.  Il nécessite beaucoup de way-points dès lors qu'on traverse des régions urbanisées : c'est le cas lorsqu'on se dirige latéralement, vers l'ouest comme vers l'est sans parler du noooooord, pire encore !!  Il n'y a encore que le sud, les Ardennes, qui permettent de soulager le traceur de balade, avec de longs tronçons sinueux sans changement de cap ou de direction ...

Cité minière du "Bois du Luc"
Cité minière du "Bois du Luc"

Binche, Péronnes-lez-Binche, Saint-Vaast, Trivières et Houdeng-Aimeries où se trouve la Cité Minière du Bois-du-Luc, un site reconnu au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2012.

Là, nous avons croisé un gars qui semblait fort intéressé par la TRIUMPH Speedmaster de Gull.

Et de demander la puissance, et de parler de l'Harley-Davidson 883, etc.  A noter que la version qu'étrenne Gull date de 2003.  Mais, la maison d'Hinckley, a sorti tout récemment une nouvelle Bonneville Speedmaster forte de 77 chevaux sortis du 1200 qui l'anime.  Splendide machine mais pas donnée mais splendide ...

On a continué sur l'autre Houdeng, Geognies cette fois, on est passé SOUS le Canal du Centre, puis Mignault, Ecaussines, Naast, Soignies, Lens, Herchies et Bauffe, comme le frère voyez ?

On a bu le premier en terrasse d'un restaurant, à côté d'un avaloir qui "dégageait" et ce n'est pas un hasard si on a parlé chambres de visite, trous d'hommes et fosse sceptique ... 

Une Hoegaarden blanche, une Westmalle Triple et un Tonic plus tard, nous sommes repartis à l'assaut des moulins, tels des Don Quichotte modernes !!!

Moulin de Moulbaix
Moulin de Moulbaix

Au détour de toutes petites routes semblant ne mener nulle part, on a d'abord atteint celui de Moulbaix (dit "de la Marquise" au WP52), puis celui d'Ostiches (WP64), puis encore celui du Tordoir (WP72) et enfin le moulin du Cat Sauvage. (WP76)

 

J'avoue que j'ai été charmé par ces lieux et notamment celui du Tordoir où nous avons rencontré l'ex-meunière (le lieu n'est plus en activité) qui nous a autorisé l'accès et la prise de photos ...

 

On a poursuivi notre route jusqu'à atteindre Renaix (de ses cendres tel le Phoenix - Ronse en flamand) où nous nous sommes arrêtés pour casser la croûte à la Brasserie Lagaar ... qui était juste en face d'ailleurs !

Alors que mes distingués acolytes ont choisi des sandwiches, j'ai pour ma part opté pour un "pan bagnat" fourré de lard Breydel et de crudités.

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Parmi les sujets abordés, le taux de TVA appliqué dans l'Horeca est venu sur le tapis : alors qu'Henri prétendait qu'il était de 21% sur tout, j'étais certain qu'il y avait au moins 2 taux.  La serveuse s'en est inquiétée auprès de son patron et est revenue avec l'information. 

Sachez, si vous ne le saviez pas déjà, que si le taux est bien de 21% sur les boissons (alcoolisées ou non), pour ce qui est de la nourriture on est sur du 12% !!  Quant aux plats que vous emportez, on est sur du 6%.

Normal dans ce cas de bénéficier d'une ristourne de la part du restaurateur bien que, quelque part, si vous consommiez sur place il aurait plus à gagner, sur les boissons par exemple ...

Et pendant qu'on y est, je précise au même ami H. JESAITOUT, que l'alimentation en général (dans les marchés, supermarchés, hypermarchés et autres magasins de proximité) est soumise au taux de 6%.  Et non, ce ne sont pas que les produits "de première nécessité" (comme le pain et le sucre !) qui le sont MAIS bien TOUS à l'exception toutefois du caviar, des langoustes, homards, crabes, écrevisses et autres huîtres.

Une curieuse exception concerne ... la margarine qui est à 12%.

Dans une autre catégorie, le charbon est aussi à 12%.  Et donc, chez nous, en matière "d'énergie" nous avons l'eau de ville à 6%, le charbon à 12% et le mazout/électricité à 21%.

Comment faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-il pas ?

Je vais en rester là car il y a sans doute un tas de questions qui germent dans votre esprit : pour plus d'infos et d'arrachage de cheveux, j'invite Touki et Rudy ou non érudit à compulser le code de la T.V.A. ou B.T.W. suivant que vous soyez de Renaix ou de Ronse d'ailleurs !

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Longue charentaise ou digression inutile, n'est-il pas ?

Et donc, une fois repus, nous sommes repartis de plus belle.

On s'est arrêtés au Mont Saint Aubert, de la hauteur duquel nous étions censés voir l'Ecole d'Architecture Saint-Luc où Gull a fait ses études.

On a d'ailleurs été jusque là, sortant ainsi du road-book, pour voir ce qu'il reste des bâtiments de l'époque.

On a poussé ensuite jusque Tournai avec petit arrêt photos sur la Grand Place.

On a un peu cherché le "Pont des Trous" qui a fait l'objet, et qui le fait toujours je pense, d'études tellement approfondies qu'on en voit plus le fond, concernant son élargissement afin de permettre le passage de bateaux de plus fort tonnage.  Ce qui semble certain c'est qu'on ne le démolira pas contrairement à un projet qui le voyait remplacé par un ouvrage ultra-moderne ... qui avait provoqué un tollé général mon capitaine.

On est reparti sur Antoing, Calenelle,Wiers, Péruwelz, Harchies, Pommeroeul, Quaregnon-Sud, Asquillies et Estinnes-au-Mont.

On a salué ✋Henri qui a plongé dans la botte du Hainaut pendant qu'on continuait sur Givry.  J'avais annoncé à Gull que je rentrais directement.  Je l'ai vu entrer à Bonne Espérance et pensais dès lors ne plus le revoir .. 
J'ai poursuivi sur Vellereille-les-Brayeux puis Bienne-lez-Happart et l'ai vu réapparaître dans mes rétros à hauteur de Lobbes.
On a roulé de concert jusque Thuin et, arrivés à Landelies, il est passé devant en me proposant de se jeter ... l'avant dernier dans un petit bistrot qu'il a l'habitude de fréquenter.
On a descendu deux ADA Premier Cru, puis on a regagné nos modestes demeures, comblés par cette belle journée ensoleillée ☀️☀️☀️☀️☀️
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Dernière charentaise pour conclure l'épisode du jour : j'ai entendu "un veau braire" que la tolérance Zéro (en matière de taux d'alcoolémie) était à l'étude pour les motards.
Si l'idée est défendable elle est toutefois totalement discriminatoire, car elle devrait alors être appliquée à TOUT usager qui emprunte la voie publique !
Par ailleurs, un motard "imbibé" ne risque souvent que sa propre et faible peau.  En général il est autrement plus conscient de ce fait que l'automobiliste lambda .. 
Je ne sais pas ce que vous en pensez ? Les commentaires sont là pour vous exprimer ...
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PS : une chose que j'ai omis de dire c'est qu'en soi le road-book n'était pas "terrible" car trop urbanisé, voyez ?  En plus, on a emprunté une des plus longues routes pavées de Belgique, de quoi être copieusement secoués pendant ... trop longtemps !
Nids-de-poules, casse-vitesses tous différents  (l'imagination est au pouvoir à ce niveau-là !), pavés infernaux : difficile de garder le smile au guidon !!!
Néanmoins, ce n'est pas souvent qu'on va fouler les routes de la Wallonie picarde et je ne regrette aucunement le déplacement !! 
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31/03/2019 "OMLL"

OMLL = "Offrez-moi la lune"

C'est un évènement caritatif organisé par l'ASBL du même nom.

Le papa d'une jeune femme atteinte de l'ataxie de Friedreich est motard.

Je l'ai connu lors d'un stage sur le circuit des Écuyers en Champagne.

Depuis lors, je me fais un devoir d'être présent lors de l'organisation de cette journée au profit de la recherche sur cette maladie.

Si pour quelque raison que ce soit je ne peux pas l'être, je verse la petite somme demandée en échange de quoi je reçois les road-books de la part de Cap Moto.

Voilà pour la longue intro et

voici pour l'itinéraire suivi (version longue 227 km).

Il y avait également une version courte (182 km) soit 45 km de moins et 25 way-points également !  La version longue prolongeait au WP 63 vers Wandre, Blégny, Aubel, Sippenaeken à l'extrême est puis retour par Fourrons-la-comtesse Fouron-le-Comte et Visé pour raccrocher le short !

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Certains clubs appellent "Les retrouvailles", leur dernier rassemblement de l'année en clôture de saison.

Et bien, en fait, ici, en marge de l'évènement que constitue cette balade, il s'agit bel et bien de retrouvailles.  Après une longue période d'hibernation, on est content de revoir un tas d'amis, copains et autres connaissances qu'on avait "abandonnés" soit lors du dernier voyage en septembre soit lors du souper de fin de saison.

C'est ainsi que, sauf Jacques souvent aux abonnés absents, j'ai retrouvé Didier S., François C., Gull M. et Henri L., mes compagnons de route de toujours ou presque.  Mais il y avait aussi Paul G.O., Xavier C., Dominique C., Pascal V., Virginie et Didier sur leurs tracteurs, Philippe G., Olivier F., etc. etc., j'en oublie et non des moindres !

J'ai bien entendu eu droit aux félicitations de rigueur pour ma nouvelle acquisition avec, de temps en temps il est vrai, quelques réflexions du meilleur goût, par exemple concernant mes bottes re(c)haussées [voir ci-dessous ... :-)]

 

On n'avait pas fait 9 way-points qu'Henri se trompait de route.

Plus loin, du fait d'une 1ère déviation, on s'est un peu éparpillés.

Gull, qui était devant est parti droit dessus alors qu'un groupe qui était devant moi empruntait les indications du panneautage, groupe que j'ai suivi gentiment.

Au final, on s'est retrouvés Didier S. et moi, à rouler de concert.

Au W.P. 18, je m'arrête pour faire le point. Évidemment, je pensais qu'on était devant eux alors que Didier considérait qu'on était derrière !  Dans ces cas-là, j'ai pris l'habitude de ne pas contrarier notre Chef ;-)

Cliquez sur l'image !!
Cliquez sur l'image !!

There's something that drives me wild

I can't get enough,

No I can't get enough !!

L'heure tournait, les w.p. défilaient, les bistrots se remplissaient de motards et nous, on roulait !

Avant le W.P. 47, je m'arrête à nouveau. 

Ce n'est pas possible qu'ils soient devant !

J'appelle Paul et laisse un message sur sa boîte vocale.

A partir de là, mon GSM s'est mis à broyer du noir : plus d'image ni de son. 

(Entre charentaise, ceci explique le manque cruel d'images de l'évènement : ces appareils "multitâches" vous laissent bien démunis lorsqu'ils refusent obstinément de fonctionner !)

Didier a appelé Paul à son tour pour apprendre qu'ils s'étaient tous arrêtés au W.P. 42 à Esneux et qu'ils étaient attablés en terrasse !

Il fallait se dépêcher de les rejoindre car ils étaient sur le point de passer commande.

Didier a sorti sa carte géographique et nous a menés au lieu de rendez-vous.

*

Petite charentaise au passage : sauf erreur, moyennant la manipulation ad hoc, je pense que le Tripy II peut ramener le motard averti à un W.P. antérieur : c'est ainsi que, dans l'exemple précité, en affichant la note 42, il est censé vous y ramener.  Ok, je me pencherai sur le mode d'emploi à l'occasion !!  L'opération ne doit pas être aussi "simple" que l'ont laissé entendre certains à table ...

J'ai bien essayé la fonction "Recalcul à la note 42" mais cela n'a pas eu l'air de fonctionner, la flèche m'indiquant avec entêtement la direction opposée à celle prise par Didier !  Apparemment, il faut être SORTI du RB original d'au moins 1 kilomètre pour que le Tripy opère au recalcul ... (??)

*

Avant d'aller plus loin, je salue Alain qui était sur l'autre rive de l'Ourthe au moment où nous cherchions nos compagnons de route.  Il m'a fait signe de m'arrêter mais nous étions attendus de l'autre côté, de sorte que j'ai poursuivi ma route : qu'il m'en excuse ...

Et donc, ils étaient venus, ils étaient tous là, attablés au soleil à la terrasse du "Belle Vue".  On a ajouté une table et on a commandé alors que les autres avaient déjà bien entamé leur repas.

Repas terminé, ils sont partis sans nous attendre, sauf Paul qui s'est joint à nous pour la suite de la balade.

On est arrivés ensemble au point de ralliement à la périphérie de Liège, un point consacré à la "Journée du Motard"

Je vous laisse lire le copieux menu de cette journée à votre aise ...

 

Pour un peu, ma carrière de motard se terminait juste avant d'y arriver.

Une conductrice, dans une petite Peugeot grise, qui était probablement stationnée à contre-sens, a repris la route sans trop s'inquiéter de ce qui venait en face.  Je me suis justement retrouvé quasi en face et j'ai pilé tout en klaxonnant comme un forcené.  Elle a sans doute pensé que cet axe était à sens unique ... Il faut dire que la configuration des routes à cet endroit était effectivement un peu bizarre. 

Et donc, pour le même prix, à 1 ou 2 secondes près, je la percutais frontalement et terminais ma course dans son pare-brise ou dans les Cieux éternels, amen !

Vous imaginez : mourir le jour de la Journée du Motard ?

Notez, que ça l'aurait fait comme épitaphe, n'est-il pas ?

On a déambulé entre les diverses tonnelles et on a rencontré Philippe D. (BMW R1200R) que j'ai connu en Écosse l'an dernier.

On a perdu Didier qui flirtait avec des vieilles motos, on a bu un coup et on est repartis de plus belle, accompagnés de Philippe avec lequel on a terminé le road-book, à Eghezée.

Là, petite collation offerte par l'ASBL ou, en tout cas, comprise dans les frais de participation, et retour à la maison par l'autoroute, sur laquelle j'ai utilisé le cruise-control de la Tracer : autant s'en servir puisqu'il est compris dans le pack, non ? 

Comme s'il n'y avait pas assez de nids-de-poules sur nos routes nationales ...
Comme s'il n'y avait pas assez de nids-de-poules sur nos routes nationales ...

THE END

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