JOUR 2 - 21/07 : LIMBURG AN DER LAHN > LICHTENFELS

Au bas du château de Runkel
Au bas du château de Runkel

Étape annoncée pour 310 km, assez rapide à travers le Thuringen.

Petit-déjeuner au menu presque invariable : pain (multi-céréales et gris de préférence), jambon (ou "assimilé"), fromage, café et fruits frais, dont je ne me suis jamais départi.

Ensuite, arrimage des valises et du sac de réservoir (le top-case est TOUJOURS resté en place) et départ probablement seul.  Très difficile de sortir de la ville car, une fois encore, il y avait une "Umleitung", de sorte que j'ai failli finir dans un parking.

J'ai ensuite suivi une locale à bord de sa Clio qui semblait savoir comment se sortir de ce premier traquenard !

Un peu plus tard, on n'avait pas fait, je dirais, 6 kilomètres (?), que je me suis retrouvé devant un nouveau panneau "Umleitung" !  Nan, c'est pas vrai, ils l'ont fait exprès, ils savaient que j'allais passer par là !!

Et de regretter amèrement de ne pas avoir pris "la roue" d'un petit groupe au départ de l'hôtel, voyez ?  Car mon sens de l'orientation, même accompagné du fidèle Tripy, n'est pas au  top, tout le monde le sait.

 

Contraint d'en sortir tout seul et plutôt que d'utiliser la méthode scientifique (hein ?), j'y suis allé au pif, aidé par la boussole bien entendu mais ... si peu !

J'ai fourragé pendant de longs kilomètres dans des toutes petites routes de campagne qui ne menaient parfois nulle part ou dans la cour d'une ferme, ou presque.

Quelle surprise en arrivant à Runkel (car j'y suis arrivé n'est-ce-pas !) de voir que j'y étais avant mes compagnons de la veille, partis avant moi ce matin-là, même que Serge m'a félicité car il s'était paumé encore plus que moi dans les indications "U" à suivre !

On y a retrouvé Paul ainsi que Carine et Jean-Luc (K1600 GT) mais on n'a pas visité le château.  On est resté en bas et on a pris quelques photos.

 

Après ça, on a roulé sans plus s'arrêter jusqu'à FULDA, situé +/- 150 bornes plus loin sur des routes à plaisir, lisses comme un tapis de billard et sinueuses comme on les aime.  Ah si, j'allais oublier : juste avant Usingen, on a encore été "umleitungués" mais cette fois sur une courte distance et avec des indications claires ;-)

Cathédrale Saint-Sauveur de Fulda
Cathédrale Saint-Sauveur de Fulda

Étant donné qu'on est arrivé à Fulda vers midi, on s'est naturellement mis en chasse d'un restaurant.

 

Avant ça, une petite charentaise si vous voulez bien.  Il me faut préciser une chose au sujet de mes amis de voyage, que je surnommerai dorénavant "les 4 fantastiques" pour ne pas énumérer leurs prénoms à chaque fois ;-)

J'espère qu'ils ne m'en tiendront pas rigueur !

Contrairement à la plupart d'entre nous qui restons sous nos frusques de motards, à déambuler sous le soleil ardent, suant sang et eau, ces quatre-là se "dépiautent" pour se retrouver en short, tee-shirt et tongs.  Ils attachent leurs casques en grappe et rangent leurs textiles résistants à l'abrasion dans les top-cases.  Malin, non ?  Certes, il n'y a rien de nouveau en bas de ça, mais à partir du moment où les "vrais bagages" sont dans la camionnette de Paul, pourquoi ne pas en profiter.  Perso, je tiens à rester "indépendant" et je trimballe dès lors tout mon barda      mais, sous des canicules pareilles, ce n'est définitivement pas le bon plan.

 

Cathédrale Saint-Sauveur de Fulda
Cathédrale Saint-Sauveur de Fulda

Nous avons jeté notre dévolu sur le restaurant "Per bacco !" Viviane, qui se débrouille très bien en italien, ne connaissait pas l'expression.  Moi, je l'avais entendue, tout petit ... c'est à dire jusqu'à ... il n'y a pas longtemps, car mes parents l'utilisaient relativement souvent.

Cela signifie "Fichtre !", "Parbleu !", "Mazette !", "Oufti !" ... enfin, vous avez compris l'idée !

On y a mangé en compagnie de Mathieu et Paul. Outre la carte, J'ai photographié les suggestions aux tableaux posés au sol.  Alors que Mathieu, Paul, Isabelle et moi avons choisi à la carte (ce qui nous permis de donner les numéros des plats au serveur qui n'était là que depuis une semaine), Viviane, Serge et Philippe ont puisé dans les suggestions.  Là, le serveur a dû faire appel à l'équipe car il ne comprenait manifestement que les chiffres et pas les lettres ;-)

Pizza 4 fromages pour Mathieu, "Insalata di Burrata con rucola e pomodorini" pour Viviane et Serge, "cannelloni con ricotta e spinaci" pour Isabelle, "calamari fritti" pour Philippe, "tagliatelle mare monti" pour Paul et "tagliatelle con funghi porcini" pour moi.  Perso, ça manquait un peu de "sapore", capito ?  J'ai demandé le sel et le poivre et le gars est arrivé avec un poivrier d'un mètre de long pour saupoudrer mon assiette.  Pas de sel donc et c'est tant mieux pour les artères !

Petits détails (non croustillants Paul, désolé) : les toilettes étaient au fond d'une impasse et la distance variait entre 15 et 50 mètres suivant la compréhension de la langue de Goethe et même de Shakespeare ;-).

 

Juste après ça, mes 4 fantastiques, jouisseurs devant l'Éternel, avaient envie d'une glace.  Quand j'ai compris qu'il s'agissait d'un cornet à déguster en marchant en direction de la cathédrale, je me suis laissé tenter, Seigneur, et je n'ai pris qu'une malheureuse boule "stracciatella" : pas de quoi fouetter un pénitent, n'est-ce pas ?

Et d'étaler ma culture culinaire (?), en signalant qu'il s'agissait également d'une soupe que nous faisait parfois notre regrettée et sainte mère, n'est-ce pas sœurette ?

On est partis sur la Cathédrale, le cornet à la main ...

Immense place, immense cathédrale dans laquelle nous sommes religieusement entrés.  Les voies du Seigneur ne sont pas si impénétrables que ça en définitive ;-)

Très impressionnant édifice, comme souvent lorsque la spiritualité se joint au génie de l'Homme, les photos en témoignent.

Après ce moment de recueillement on est allés batifoler dans le Parc Domanial quelques instants avant de regagner nos montures qui piaffaient d'impatience au soleil.

Il était temps de leur faire prendre l'air !

 

C'est ce que nous avons fait au cours des 128 kilomètres qui suivirent.

 Nous avons traversé Schmalnau, Gersfeld, Schönau an der Brend, Saal an der Saale, Westhausen, Bad Robach pour enfin arriver à Cobourg.  De nouveau, le mixte de routes était parfait avec des kilomètres de plaisir intense et quelques patelins pour remettre l'église au milieu du village et nous faire revenir à la raison ;-)

Nous avons longuement visité la Forteresse, arpentant ses remparts et parcourant ses jardins, jusqu'à arriver à la terrasse du bistrot.  Il était moins une qu'on ne trouve la porte de bois : 17h22 à nos montres pour une fermeture annoncée à 17h30.  Est-ce pour cela que la serveuse poussa un rictus plutôt qu'un sourire lorsqu'elle prit notre commande ?  Sans doute !

Il y avait d'autres participants au voyage, à la table voisine, dont Olivier, Benoit, Loïc, Carine et Jean-Luc, etc.

Et encore 3 "Eiskaffee", une pils 0.5 L et un tonic pour bibi.  C'est moi qui ait offert, une fois n'est (heureusement  ) pas coutume !  Une ruine !!  Je rigole !!!

Ouais mais quand même ... 😋

Bon, la vue valait son pesant de café glacé, c'est sûr !

Il nous restait 23 bornes pour atteindre notre hôtel du jour, le Korbstadt Hotel Krone à Lichtenfels.

Juste le temps de se rafraîchir une fois encore, de peut-être passer au bar pour s'en jeter une première et d'apprendre que Paul avait dû faire un aller/retour jusqu'aux "Quatorze saints", légèrement en dehors du road-book, pour dépanner Gull dont la clé de contact de la K1200GT faisait des caprices : une fois ça va, une fois ça ne va plus, voyez le topo ?

Finalement, grâce à un produit miracle qui, entre charentaise, n'a été fourni par aucun des saints susvisés, mais par Saint Philippe, Alias WD40, époux d'Isabelle, le problème fut résolu en soirée, en 2 ou 3 sproutch et une fois pour toute ...

Rien à voir dans les alentours de l'hôtel dont nous avons fait 3 ou 4 fois le tour, histoire de se dégourdir les jambes et de se remettre du copieux repas.  Ce soir-là, Paul était intarissable et on a discuté jusqu'à une heure du matin environ !  Un des sujets abordés concernait "Facebook" et la raison profonde (?) pour laquelle j'y avais un compte.  J'aurais pu répondre "Parce que, da !" mais j'ai été obligé de développer 😰😨😢😥😓😫

 ***

Commentaires: 1
  • #1

    Isabelle (jeudi, 08 août 2019 09:03)

    Non, non, non, les 4 Fantastiques ne te tiendront pas rigueur de ce surnom ! Au contraire, pour être une des leurs, je trouve que cela nous va plutôt bien !