L'Alsace

Du 18 au 22 août


I. Les photos


Cliquez sur les liens en bleu pour accéder aux 5 albums, jour par jour !

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II. Le compte-rendu


Jour 1 (18/08) : Couvin -> Meisenthal

Dans les destinations envisagées avec les amis, outre le Cotentin, il y avait également l'Alsace.

Jacques avait organisé un voyage familial (à moto) vers cette destination en 2014 et c'est naturellement qu'il nous a envoyé les road-books Tripy qu'il avait confectionnés à l'époque.  Il durait 4 jours seulement et, à son instigation, nous sommes convenus d'en rajouter un cinquième avec, par exemple, la visite de Strasbourg qui n'avait pas été au programme.

 

Pressé de le mettre au calendrier, j'ai fait des propositions de dates et après avoir fixé un agenda commun, j'ai réservé un hôtel supplémentaire sur la route du retour.  Nous avions retenu le même qu'il y a 6 ans pour le séjour sur place et un Campanile près de Pont-à-Mousson pour le retour.

 

Pour ce qui est des road-books ils ont été revus, d'abord par Henri et ensuite par Gull, pour répondre aux modifications des 4ème et 5ème jours, mais aussi parce que les tracés originels dataient d'avant la mise à jour des cartes (TVM EUROPE 2016) opérée par Tripy cette année-là.

 

En ce qui concerne les participants, nous étions presque au grand complet puisque Didier, Gull, Henri, Jacques & Solange ainsi que Josée et moi faisions partie du voyage.  Seul François qui s'occupe à plein temps de démarches administratives pour obtenir sa pré-pension n'a pu être des nôtres.

Le départ était fixé à 9h30 à Couvin et nous étions presque tous à l'heure.  Curieusement c'est Henri, régional de l'étape pour ainsi dire, qui s'est un peu fait désirer.

Nous avons quitté la place avec une demi-heure de retard sur le planning très serré.  Via Rocroi, Faissault et Armagne, nous sommes arrivés à Vouziers (WP 18 et +/- 110 km). 

Là, déjà, il y avait une option sur le road-book : à gauche, par des petites routes ou, à droite, par des voies plus directes (mais pas plus courtes).  Nous sommes partis à droite mais juste pour boire le premier coup sur la place de Vouziers au snack "Le Paradis" car, après ça, nous sommes revenus sur nos pas pour embrayer sur des routes secondaires.

Un peu plus d'une heure plus tard, Gull qui avait repéré le parcours minutieusement auparavant sur Google Earth je présume, nous a menés jusqu'à un petit étang à l'écart de tout, pour que nous puissions pique-niquer.  C'est en effet la formule qui avait été choisie pour ce premier repas en commun.

Il y avait là de jeunes pêcheurs qui s'adonnaient à leur sport favori et qui avaient même allumé un barbecue pour consommer en direct le fruit de leur travail d'amorçage.

Nous avons été un peu gênés par les guêpes, qui pullulent un peu partout cette année semble-t-il.  Pour le reste, chacun a mangé ce qu'il avait emmené et nous avons fait place nette avant de lever le camp. 

 

Nous avons continué sur Souilly, puis Harville et Rémilly, jusqu'à arriver à Han-sur-Nied, où nous nous sommes désaltérés à la terrasse du "Relais de la Nied".  Il commençait à faire soif, la faute à une météo de plus en plus clémente avec des températures qui allaient croissant comme on dit chez le boulanger du coin !  Les 25 et les 33 cl ne me suffiront plus pour étancher ma soif : heureusement que les bières françaises et allemandes sont généralement très légères ...

 

Au sortir du bistrot, une alternative se présentait à nouveau.

Je ne suis pas sûr du choix que nous avons fait : j'ai été jusqu'à vérifier sur le Tripy, à la rubrique "last routes" mais ... rien concernant le 18 août curieusement, alors qu'à partir du 19 les traces sont toutes présentes.

Sans me tromper, je crois que nous avons choisi l'alternative "bucolique" qui nous a mené jusqu'à Sarre-Union

A partir de là, il ne restait qu'à traverser Domfessel pour arriver à Meisenthal, à l'Auberge des Mésanges.

Une première étape terminée après +/- 420 kilomètres de routes variées et plaisantes.

***

Quelques mots concernant cette auberge qui allait nous accueillir pour 4 jours et 3 nuitées.

D'abord le tarif : les hôteliers proposaient une formule 2 nuitées en demi-pension avec une 3ème nuitée gratuite (sans petit-déjeuner et dîner donc) pour un prix de 182,50 € par personne en chambre double et 205 € en single. Toujours concernant les coûts, les bonnes surprises ne manquèrent pas avec un pique-nique à emporter lors d'un jour à choisir et un pichet d'1/4 de litre de vin pour chacun lors des repas.

Ensuite, la cuisine était excellente avec à chaque fois entrée, plat et dessert, et le service était simple et sympathique.  Le manque de personnel ne s'est pas fait sentir et le Covid-19 n'a pas entravé la bonne marche des affaires !

 

Pour le reste, et en chipotant, on pourrait juste reprocher un manque criant d'espace de rangement dans la chambre mais, là, nous n'avons pas tous été logés à la même enseigne.

Dans notre chambre 9, il n'y avait aucune armoire (dans la 1, oui !) mais juste deux planches fixées bien haut au mur et quelques porte-manteaux (4 ou 5) par-dessous. 

Cela ne nous a pas trop incommodés dans la mesure où nous avons été extrêmement raisonnables en terme de vêtements.

Par contre, l'eau chaude arrivait très rapidement et il y avait un sèche-cheveux dans la salle-de-bain, ce qui mérite d'être souligné.

 

Nous avons pris le pré-'apéro en terrasse (l'apéro nous fut ensuite offert en salle) et sommes ensuite passés à table.

Pour ce qui est de ce soir-là, nous avons eu en plat principal un paleron de veau qui était parfait en tous points et accompagné de suffisamment de "contours" pour le compléter : trop souvent en effet, les restaurateurs se contentent d'ajouter une tomate cerise et une tranche de pomme-de-terre juste pour garnir l'assiette.  Ici, non : il y a de la matière et de la bonne matière !

Nous avons discuté du planning et Jacques, qui n'est jamais à court d'idées, a proposé qu'on inverse les road-books des jours 2 et 3. 

Normalement on devait faire les crêtes le J2 et les vignobles le J3 mais les températures annoncées grimpant sans cesse, nous sommes convenus d'aller zigzaguer dans les vignes avant de grimper dans les montagnes.

 

Sur la place de Couvin
Sur la place de Couvin

Jour 2 (19/08) : les vignobles de Pfalz

Bon, j'ai regardé le mot "Pfalz" et j'ai trouvé "Palatinat", c'est en fait une région allemande, la "Rhénanie Palatinat".

Le road-book de 255 km nous faisait en effet traverser la frontière au W.P. 21.1 (le ".1" signifiant qu'il s'agit là d'une variante, comme nous l'a expliqué Gull avant le départ du voyage !).

Après un copieux petit-déjeuner fait de petits croissants et pains au chocolat, pain ciabatta et pain de campagne, de confitures, de charcuterie, de fromage blanc, de café, de thé, etc. que nous prenions entre 8h00 et 8h30, nous sommes partis vers 9h08 en direction des vignobles !

Château de Fleckenstein
Château de Fleckenstein

Nous avons pris la direction de Bitche et après +/- 47 kilomètres nous sommes arrivés au pied du Château fort de Fleckenstein.

 

Alors que Gull et Henri restaient à la cafétéria, conscients que la visite du château serait ardue (chaleur et terrain escarpé), tous les autres partirent à l'assaut des murailles hautement dressées sur 3 niveaux : l'entrée et basse-cour, le château troglodytique et la plate-forme sommitale, logis seigneurial !

 

Cela passait d'abord par un délicieux sentier ombragé bordé de panneaux didactiques qui  expliquaient le travail des charbonniers et ensuite par la ... caisse où nous avons obtenu une réduction de 50 cents pour les seniors !

Nous avons commencé la visite à 11h00 jusque 11h45 environ, puis nous avons rejoint nos amis à la terrasse du café où nous avons éclusé quelques litres d'eau pétillante et de bière légère !!

 

Via Lembach, une vingtaine de kilomètres plus tard, le road-book amélioré par Gull nous proposait d'en sortir un moment pour visiter la Maison du Sel et le centre ville de Wissembourg.

Alors que Gull et Henri étaient disparus, habitués qu'ils étaient de décoller de chaque endroit un peu avant nous, nous nous sommes dirigés vers le centre ville.  Au décompte du Tripy nous devions arriver pile poil devant la maison salée mais, comme je ne voyais rien de particulier, j'ai rapidement fait demi-tour pour reprendre le tracé alors que Jacques et Solange ainsi que Didier s'engageaient plus avant dans le village.

Du coup, on s'est perdu de vue !! 

Ils m'ont attendu là pendant plus de 10 minutes, pensant sans doute que j'allais rebrousser chemin alors que je pensais qu'ils allaient rapidement me rejoindre ... Je suis passé du W.P. 19 au W.P. 20 alors qu'il y avait le 19.1, 19.2, 19.3, 19.4, 19.5, 19.6, 19.7, 19.8 et 19.9 entre les deux que j'ai zappés !

BIRKWEILER, Siener-Wein-Gut-Ausschank (photo d'Henri)
BIRKWEILER, Siener-Wein-Gut-Ausschank (photo d'Henri)

Ainsi donc, j'ai raccroché le road-book au rond-point suivant pour continuer sur Dörrenbach  puis plus tard sur Klingenmünster

J'ai retrouvé Henri qui avait rebroussé chemin pour retrouver l'un ou l'autre d'entre nous et nous avons poursuivi ensemble.

On était convenu de manger en Allemagne et dès le franchissement de la frontière, nous nous étions mis en chasse d'un restaurant.  Nous nous sommes également longuement arrêtés au bord de la route pour attendre les autres.  Henri les a finalement appelés et nous avons appris qu'ils s'étaient arrêtés une dizaine de way-points plus tôt et qu'ils mangeaient un mauvais sandwich dans un bistrot teuton.

 

Henri sur son Tom Tom et nous  sur le Tripy, avons listé les restos disponibles dans le coin.  Il y en avait une kyrielle mais il fallait sortir de la trace originale, ce qu'Henri ne tenait manifestement pas à faire, sans doute pour qu'on se retrouve tous, plus tard !

Nous avons donc poursuivi et si nous avons trouvé des restos sur la route, ils étaient tous fermés jusqu'à ce qu'on arrive à Birkweiler pour nous retrouver face à un charmant endroit, plutôt bondé, où il y avait à boire, à manger et des tables et des bancs à l'abri des parasols et au milieu des vignes : il s'agissait du Siener-Wein-Gut-Ausschank, un nom imprononçable comme souvent en Allemagne ! 

Je pense qu'il s'agit surtout d'un endroit où l'on déguste et emporte du vin mais, comme déjà dit, on a pu y manger : un plat de pâtes, tomates, roquette et parmesan que nous avons d'autant plus apprécié que nous crevions la dalle !!

Deux way-points plus tard, le road-book proposait "un petit tour dans les vignobles".  Comme nous avions déjà été contraints d'en faire un,  très joli d'ailleurs, (consécutif à une déviation dans un village où des ouvriers étaient occupés à asphalter une route), nous avons poursuivi la nôtre.

 

Un peu plus tard, sur une route au milieu des coteaux, Henri s'arrêta et nous proposa de court-circuiter le tracé car l'heure avançait.

Il faut savoir que "normalement", il était question de continuer au nord jusqu'à Neustadt an der Weinstraße, de visiter la ville et le Château de Hambach.

Nous l'avons suivi et sommes passés directement au way-point 65 à hauteur de Annweiler am Trifels pour continuer ensuite sur Lug, Niederschlettenbach (!!) et Schönau (Pfalz).

Là, à nouveau, deux possibilités avec passage, ou pas, par le col du Goetzenberg et c'est cette option que nous avons choisie.

 

Un peu plus tard, nouvel arrêt !

On fait quoi ?

Ben, on peut demander au Tripy de nous ramener à l'hôtel par des voies rapides sans autoroute.

Why not ?

Je demande poliment au Tripy qui annonce 29,9 km restants et je pars devant.  Autant dire que là où nous étions, c'est-à-dire en pleine cambuse, les routes que nous avons empruntées (et que nous avons restituées ensuite) restaient très très plaisantes à rouler.

 

Nous sommes arrivés à l'hôtel bien avant Gull d'abord et Jacques, Solange et Didier ensuite !  Avant de gagner nos chambres, Josée et moi, nous nous sommes arrêtés à la terrasse de l'hôtel pour boire un bon coup : les bières sont descendues plus vite que le plus rapide torrent dévalant la plus haute montagne du monde !!!

 

Le soir, long apéro en terrasse puis direction la salle du restaurant.

Nous étions tous au régime "flammekueche" ou tartes flambées si vous préférez.  Il y en avait 3 sortes : la traditionnelle, la gratinée (avec emmenthal) et celle au munster.  On a un peu panaché et on a fait quelques échanges.  Comme d'habitude, j'ai été le seul à aller au bout de ma planche alors que j'ai hérité de l'un ou l'autre morceau supplémentaire à l'emmenthal et au munster !

Cela ne m'a pas empêché d'engloutir mon dessert, un fondant au chocolat et une boule de crème glacée.  Mais où je mets tout ça, on se le demande !!

 

Ne restait plus alors qu'à regagner nos chambres et profiter d'une longue nuit de repos avant d'attaquer les crêtes le lendemain. 

Il faut savoir que le road-book "normal" faisait 404 km mais Gull avait prévu quelques variantes au nombre de ... 6 avec des longueurs intermédiaires de 217, 251, 296, 318, 330 et 368 kilomètres.

Avec l'autre couple (Jacquouille et Dame Ginette, alias Jacques et Solange) et Didier, nous étions d'accord de viser les 296 ou 318 maximum mais nous n'avons pas bien étudié toutes ces possibilités ce qui nous joua quelques tours et demi-tours d'ailleurs, le lendemain ...    

WISSEMBOURG, la Maison du Sel (photo de Jacques)
WISSEMBOURG, la Maison du Sel (photo de Jacques)

Jour 3 (20/08) : la route des Crêtes

A la fin de notre petit-déjeuner, toujours aussi varié, copieux autant que savoureux, nous avons tous reçu notre sachet pique-nique avec un paquet de chips Lays, un morceau de baguette (salami, fromage), un pot de compote aux pommes, une madeleine ainsi qu'une bouteille d'eau.

Un ravier de salade à base de riz et de légumes était aussi prévu mais ... l'hôtelier avait oublié de l'ajouter.  Il a finalement été proposé en entrée lors du repas du soir sur l'idée d'Henri et Gull.

 

Nous sommes partis +/- tous ensemble (!) et avons pris la direction de Zittersheim et La Petite Pierre.  Nous avons fait les pleins au Leclerc Express de Phalsbourg (vers 10h00, de la SP98 à 1,3097 €/L).

Un quart d'heure plus tard, nous arrivions à hauteur du plan incliné de Saint-Louis-Arzwiller.  On y est déjà passé l'une ou l'autre fois déjà en allant ou revenant de Forêt Noire mais là, on s'est arrêté 200 mètres plus loin pour se désaltérer. Outre le bar/restaurant il y avait là une fabrique de cristal "Cristal Lehrer" : certains sont allé voir les souffleurs de verre, d'autres ont siroté le leur, d'autres encore ont fait les deux ! 

 

Nous avons continué sur REHTHAL jusqu'à arriver au Mémorial National de la Déportation à NATZWEILER-STRUTHOF.  Il y eu là un camp de concentration à l'époque où l'Alsace et la Lorraine étaient (re ?)devenues allemandes ....

J'avoue que l'Histoire et moi on a des choses à s'apprendre !

Mémorial national de la Déportation
Mémorial national de la Déportation

Plus loin au WP 41 une alternative s'offrait à nous.

J'étais devant et me suis arrêté au détour d'un rond-point.

Jacques s'est porté à ma "hauteur" et m'a invité à continuer droit devant.

Dans le rétro, il m'a semblé voir à ce moment là Gull et/ou Henri, prendre la 1ère sortie plutôt que la seconde comme nous ...

Nous ne les reverrons plus de la journée !

Nous nous sommes brièvement arrêtés au village de Steige devant la distillerie J. Nusbaumer.

Plus loin, nous nous sommes mis en quête d'un endroit bucolique pour sortir nos "lunch packets" et nous l'avons rapidement trouvé à la satisfaction de tous.

On s'est installé à l'ombre des arbres, face à un magnifique panorama et, tout en grignotant nos pique-niques, nous avons refait le monde, enfin, c'est une façon de voir les choses car on s'est en réalité contenté de parler de nos avoirs, de nos êtres chers, de nos économies, du temps qu'il faisait, etc.

Un très agréable moment même si j'aurais souhaité un morceau de pain français en plus et un fruit ou l'autre, ben oui, mon estomac bien terre-à-terre me rappelle encore et toujours à l'ordre ;-)

On s'est rhabillé doucement, en enfilant à nouveau nos lourds cuirs ou textiles, bottes, casques et gants,  et on a repris la route tout aussi calmement !

Arrivés au W.P. 41.10, on n'a pas compris les injonctions du Tripy qui semblait nous envoyer balader dans les vignes ou vers l'infini et par-delà !  Jacques a décidé de faire demi-tour et nous sommes revenus sur Steige et retour au rond-point où nous avions perdu les autres qui ne nous avaient pas suivis.

 

A partir de là, nous nous sommes laissés guider par Jacques et sa GS blanche (sans panache blanc !).

Nous sommes arrivés à un "T" dans une petite ville et nous sommes rangés pour faire le point.  Jacques, grand amateur de montagne devant l'Éternel, voulait grimper au Col du Bonhomme.  Solange trouvait le temps trop long et n'envisageait pas d'en faire autant pendant que Didier et nous, nous tâtions ! 

Finalement, sans véritable consensus, il fut décidé de demander au Tripy de nous ramener au bercail (l'hôtel des Mésanges) par les voies rapides.

Et c'était probablement le choix le plus raisonnable car il restait plus de 150 kilomètres à parcourir pour y parvenir.

Nous sommes passés par le tunnel Maurice Lemaire à Lusse (3,70€ la traversée), un tunnel qui permet de traverser le massif vosgien en son milieu.

L'itinéraire fut longtemps parcouru sur des routes au trafic relativement dense, des routes faites de longues lignes droites coupées par des ronds-points, autant dire que c'était plutôt déplaisant. 

Seuls les derniers 20/30 kilomètres vinrent un peu calmer mon relatif agacement. 

 

Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 19h00 et malgré l'heure avancée nous n'avons pas pu nous empêcher de passer par la terrasse et le verre de "bien revenue" offert par Jacques. 

 

Passage en chambre pour une toilette soignée puis descente directe à la salle du restaurant.  Ce soir-là on mangeait à la carte sauf pour l'entrée, faite de riz et de légumes, comme déjà signalé au rayon "pique-nique" !

Ma Douce a choisi l'effilochée de queues et joues de boeuf pendant que j'optais pour le bäeckeofe de joues de porc, un menu "joue contre joue" comme vous le voyez !  On aime ou on n'aime pas les abats, nous faisons partie des amateurs du genre, même si nous en préférons certains à d'autres.  C'était succulent une fois encore !!

On a arrosé notre repas d'un 1/2 Côte du Rhône, rond en bouche comme le verre, sphérique lui aussi ;-)

On était 3, les plus gourmands, à prendre un dessert !!!

Après ça, on a discuté du programme du lendemain.

Henri qui avait déjà vu Strasbourg nous avait mis au courant de son intention d'aller plutôt à Nancy et de visiter la maison Majorelle.  Il avait d'ailleurs réservé sa visite sur place une bonne semaine auparavant.

Gull a finalement opté pour Nancy (sans pouvoir réserver la même visite faute de place), se destinant à investir la Place Stanislas et d'en tester tous les bistrots, tous les autres ont persisté et signé pour une visite de Strasbourg.

 

Nous avons fait part de nos projets à l'hôtelier qui a accepté que nous partions le lendemain matin en laissant nos affaires sur place afin que nos top-cases et valises latérales soient vides et permettent de ranger nos tenues de motards lorsque nous arriverions au parking dans la périphérie strasbourgeoise.  Nous pouvions ainsi visiter la ville en tenue civile (short, tee-shirt, tongs, ...) car les températures annoncées tournaient autour de 35°C.  Il était prévu que nous repassions ensuite par l'hôtel pour récupérer nos frusques et continuer notre périple jusqu'au Campanile de Pont-à-Mousson : un excellent plan indeed !!

 

Petite balade digestive le nez dans les étoiles en compagnie de Solange et Jacques et dernière nuit à l'hôtel "Les Mésanges" sous la housse de couette débarrassée de sa couette et avec la fenêtre entrouverte (pas de clim').

Solange et Josée à STEIGE
Solange et Josée à STEIGE

Jour 4 (21/08) : Meisenthal -> Strasbourg -> Lesménils

Petit-déjeuner à l'heure habituelle et retour dans les chambres pour

  1. remplir top-case et valises
  2. descendre le tout et le vider dans l'arrière salle du restaurant
  3. arrimer les bagages ainsi vidés aux motos
  4. prendre la route en laissant nos amis à la terrasse du restaurant.

Pour rappel, nous avions décidé avec Solange et Jacques ainsi que Didier de visiter Strasbourg pendant qu'Henri et Gull se destinaient à aller à Nancy.

Le road-book tournait autour d'une petite septantaine de kilomètres et faisait la part belle aux routes secondaires.

Dès le sortir de l'hôtel, Jacques qui était parti devant, se trompa et je pris alors la tête du convoi.

Nous sommes passés par Wimmenau, Ingwiller où nous fîmes les pleins des machines assoiffées, puis Bouxwiller, Hochfelden, Gougenheim, Pfulgriesheim et Mittelhausbergen, aux portes de la ville.

Plutôt que de nous enfoncer dans le centre ville, nous avons pris l'option "La Rotonde" et après quelques hectomètres encore, nous sommes au pied d'un grand parking de quelques étages accessibles via une rampe en colimaçon.

Nous avons facilement trouvé à nous stationner au 1er et nous nous sommes changés, chacun rangeant ses vêtements de motards, gants,  bottes et casques dans la bagagerie ou cadenassés aux machines.

Nous sommes ensuite passés aux caisses automatiques et moyennant 4,70 € nous avons reçu un ticket en retour comprenant le coût du parking et le déplacement en tram jusqu'au centre-ville.  Voilà un exemple à suivre par nos grandes métropoles empêtrées dans des problèmes inextricables de circulation.  Renseignés par un autochtone, nous avons pris le tram et sommes descendus au 4ème arrêt, pratiquement au pied de la Cathédrale Notre-Dame

Nous pensions la visiter d'entrée mais ... elle était fermée jusqu'à 12h45.

Nous sommes dès lors partis nous balader le long de l'Ill et, au détour des différents ponts, nous avons profité de splendides décors de cartes postales offerts par "La Petite France" ...

Solange nous a donné un petit cours d'histoire concernant l'origine de cette appellation.

 

Je vous invite au passage à feuilleter à nouveau l'album de ce 4ème jour !

 

Nous nous sommes installés sur des bancs de bois puis, après la visite de l'Église Saint Thomas, nous sommes revenus sur la place pour visiter la Cathédrale.  Là-aussi, entre l'architecture en dentelle de l'extérieur et les splendides vitraux intérieurs, il y avait de quoi rester bouche bée.

Plus tard, nous  avons fait halte au "Pilier des Anges", au pied de la cathédrale pour prendre notre repas de midi  (bien qu'il fut près de 13h30).

 

A 14h50 nous reprenions le tram en sens inverse et après une séance de rhabillement, nous avons pris congé de la belle ville alsacienne.

Nous avons demandé au Tripy de nous ramener à l'hôtel par des voies rapides sans autoroute.

Un départ laborieux, emmené par Jacques qui cherchait la tangente pour quitter la périphérie.  Après quelques erreurs, et grâce au Tripy, j'ai pris l'initiative et nous nous sommes enfin raccrochés à des "boules et flèches" familières nous indiquant la voie à suivre !!

Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h00. 

Nous avons récupéré nos petites affaires et les avons rangées dans les valises et puis ... nous ne sommes pas repartis tout de suite : nous avons pris un (dernier) pot en présence des hôteliers que nous avons remerciés chaleureusement pour leur accueil et la qualité générale des services rendus.

Avant de partir, nous avons chargé l'adresse exacte de l'hôtel Campanile de Lesménils, toujours par les voies rapides sans autoroute et avons enfin levé l'ancre : 115 kilomètres nous en séparaient.

La trace passait par Lemberg, Enchenberg, Rohrbach-lès-Bitche, Sarreguemines, Saint-Avold et Buchy

Il est sûr que si on se laisse mener par le Tripy, avec les paramètres tels qu'indiqués ci-dessus, on n'emprunte pas les routes les plus bucoliques.  Nous n'avions pas vraiment le temps de nous perdre dans les campagnes et c'est finalement vers 19 heures 15 que nous sommes arrivés à l'hôtel.

Henri et Gull étaient là depuis belle burette et ils prenaient déjà leur repas dans la salle du restaurant.

Nous nous sommes lavés et changés et les avons rejoints trois quart-d'heure plus tard.   Ils en étaient restés à l'entrée et nous attendaient pour poursuivre ensemble le repas.  A noter que malgré les craintes insistantes de Gull quant au choix de l'hôtel et en particulier à la cuisine qui y était servie, nous fûmes au contraire très agréablement surpris.

Entre une salade "bergère" copieuse et savoureuse et des tortellini à la pâte tendre et à la farce bien relevée, je n'ai pas eu à me plaindre du tout.  Henri a même dit que "ça frôlait le gastronomique" !

Ajouter à cela une première boisson offerte et vous aurez un tableau très positif.  Quant à la chambre, en dépit du fait que l'hôtel bordait de grands axes, nous n'avons pas eu à nous plaindre du bruit.  La climatisation était par ailleurs la bienvenue pour maintenir une température agréable contrairement à l'hôtel de Meisenthal ... 

Enfin, concernant le tarif, il s'est élevé à 106 € pour une chambre double avec demi-pension.  


Jour 5 (22/08) : Lesménils -> Chimay

Ma Douce sur la moto de Jacques
Ma Douce sur la moto de Jacques

On s'est réveillé tôt ce matin-là Ma Douce et moi.

J'ai pensé directement à compléter ce fichu "Passenger Locator Form", sorte de passe-port pour rentrer au pays sans passer par la case amende, voire prison, pour une quatorzaine !

Nous avons pris le petit-déjeuner tous ensemble : un buffet où il ne manquait à nouveau rien pour satisfaire chacun. 

Pendant que nous terminions l'arrimage des bagages, Gull est parti seul, devant, sans attendre.

Par contre, Henri tardait à montrer son nez, contrairement à son habitude.

Nous étions prêts bien avant lui mais nous l'avons attendu.

Josée sur la moto d'Henri
Josée sur la moto d'Henri

Nous avons pris la direction de Pagny-sur-Moselle et Chambley-Bussières et, arrivés à Vigneulles-lès-Hattonchâtel, nous nous sommes arrêtés sur un parking où il y avait une pharmacie. 

Didier ainsi que Solange devaient acheter des produits qui ne sont pas importés chez nous, des "somnifères doux" me semble-t-il ?.

 

Pendant ce temps-là, Henri qui avait déjà proposé à Josée à l'une ou l'autre occasion de tester la position de passagère sur sa  Suzuki DL 650 XT, finit par la convaincre et ils firent un petit tour sur le parking.

Du coup, j'ai demandé à Jacques de lui faire tester la GS.

Verdict : elle se trouve bien mieux sur la Suzuki (que sur la GS et aussi sur la Tracer), la selle de la nippone étant plus large, mieux rembourrée  et l'angle des jambes moins fermé.  Notre ami Henri était bien heureux de souligner que pour le prix d'une GS on pouvait s'offrir deux DL !

Pour ce qui est de la Tracer, s'il existe une selle "confort", elle est plus épaisse mais pas plus large.   Peut-être que des repose-pieds revêtus de caoutchouc améliorerait le confort en amortissant davantage les vibrations du 3 pattes ...

Un peu plus tard, nous avons fait les pleins pendant qu'Henri continuait, son réservoir étant encore bien rempli.

 

Au 150ème kilomètre du road-book nous avions repéré un restaurant ("La Paillote") à Buzancy mais, Gull, qui était arrivé là avant nous, nous fit signe qu'il était au complet ou fermé, je ne sais pas.

Plus loin, à Brieulles-sur-Bar, on s'est retrouvé face à "La Terrasse", un autre restaurant que j'avais pointé sur le tracé.  Il semblait tout ce qu'il y a de plus fermé.

On a continué, puis, ne voyant ni Henri ni Gull dans mes rétros, je me suis arrêté.  Jacques, Solange et Didier en firent autant. 

Nous avons attendu.  Nous sommes ensuite revenus sur nos roues pour vérifier qu'ils n'étaient pas à "La Terrasse", des fois que, contre toute attente, il ne soit pas fermé en définitive, mais il l'était à double tour et nous n'avons vu personne.

 

Du coup, nous sommes repartis et avons enfin rejoint "La Charrue d'Or" à Le Chesne où nos amis nous expliquèrent qu'ils avaient court-circuité le road-book dès qu'ils avaient vu la direction de Le Chesne

Cela vaut la peine de respecter les road-books et d'attendre les amis au détour du chemin, en vain, j'vous jure !!

Pour l'essentiel nous avons choisi des entrecôtes, bleues, saignantes et/ou à point et nous avons très bien mangé : voilà encore une bonne adresse à conserver dans son répertoire des bonnes adresses à conserver, hé hé  !!

 

Nous sommes repartis sur Launois-sur-Vence puis Signy-l'Abbaye, Aubigny-les-Pothées, Éteignères, L'Escaillère, puis encore Baileux et enfin Chimay.

Nous avons partagé le dernier à la terrasse du "Casino", harcelés par les guêpes malgré l'intervention de la tenancière qui connaissait des recettes de grand-mères pour les faire fuir ... 

LE CHESNE, La Charrue d'Or
LE CHESNE, La Charrue d'Or

Que dire en bas de ça ?

- que le voyage fut très plaisant et que, comme l'a fait remarquer Henri, il ne manquait que François dont la place était vide comme on le voit sur la photo ci-dessus;

- que de voyager en petit comité permet de trouver plus facilement et à moindre coût de quoi se loger et que la qualité du service n'en est que meilleure par rapport au traitement réservé par les hôteliers aux plus ou moins grands groupes de voyageurs;

- qu'à l'avenir nous comptons privilégier ce genre de voyage : plus courts, plus conviviaux et en moins grand nombre;

- que je vais (probablement et enfin) essayer de me familiariser bien plus avec le Tripy et le Road Tracer, à moins que je bascule vers le Garmin ou le Tom Tom qui semblent bien plus "user friendly" et dans l'air du temps.


Pour clôturer l'affaire, voici le lien vers le compte-rendu d'Henri qui donne également accès à ses photos.


Voici aussi quelques réactions par e-mail des participants au voyage :

 

Bonjour Tous, bien reposés après une nuit enfin fraiche ?

 

Bien rentrés à la maison à 18h30 avec une bonne rincée à Lobbes.

 

Je vous ai transféré mes photos par WeTransfer il y a quelques minutes.

 

Je ne peux pas attraper celles d’Henri sans me faire fliquer par GlouGlou. Dommage.

 

Encore merci pour votre joyeuse et dynamique compagnie et merci aux RBquers.

 

A+

 

 

GRISEL Jacques

 

 

 

Merci Jacques, bien reçu tes photos, bien rentré également et bien dormi à la fraîche. Pour ce qui est de mes photos, il y a deux façons de les partager avec Google photos, la première en envoyant le lien (à ce moment tu n'es pas fliqué par Google), la deuxième en t'invitant directement via l'application mais alors tu seras fliqué. Toutefois comme j'ai partagé mes photos avec Bernadette j'ai remarqué qu'il y a un problème avec l'application car elle n'ouvre qu'un partie des photos et en plus il est impossible de les regarder en grand ou en diaporama. Je regarde à cela.

 

Henri

 

 

Merci à tous pour l'agréable voyage en Alsace et il était agréable de voir le plaisir du couple Josée et Alberto. 

 

Didier

 

 

 

Cher François,

 

Tu nous a bien manqué à tous lors de ce voyage en Alsace, d'ailleurs une place à toujours été réservée au cas ou tu nous rejoindrais.
Henri et les amis

 

 

 

 

Merci à tous pour tous ces beaux moments que nous avons partagés. J'ai redécouvert le plaisir de faire de la moto mais j'ai également apprécié le réel plaisir d'être  en votre compagnie.

 

À bientôt lors du voyage Cantal Aubrac!!

 

Giusi

 

 

 

C'est très gentil et j'avoue que j'ai souvent pensé à vous pendant ces 5 jours. J'ai même failli partir le vendredi pour vous retrouver au Campanile le soir et passer la soirée avec vous mais le mauvais temps m'y a fait renoncer.

 

J'espère maintenant que le voyage dans le Cantal tient toujours. Je partirai de la maison très tôt le samedi matin donc je vous retrouverai sans doute sur la route.

 

François

 

 

 

En effet, c'était un très beau et bon voyage.

 

Merci à tous pour votre compagnie, même si la moto reste une activité fort/très individualiste/solitaire

 

Gull