Jour 4 - 03/09 : Boucle Termenès

Château de Villerouge-Termenès
Château de Villerouge-Termenès

Le programme est clair :

"Cette journée sera consacrée principalement aux châteaux cathares."

 

Ce sera effectivement le cas avec en entrée, bien qu'il s'agisse en fait d'un plat de résistance, celui de Villerouge-Termenès.  Suivront le Château D'Arques, puis celui de Quéribus, un autre plat de résistance avec le Château de Peyrepertuse et enfin un passage par le Château d'Aguilar en guise de dessert !

Si la distance annoncée de 217 km semblait dérisoire, avouez qu'il y avait tellement de choses à voir qu'il ne fallait pas perdre trop de temps.

Sans compter qu'au menu il y avait également le village de Rennes-le-Château avec son trésor secret de l'abbé Saunière et celui de Cucugnan, cher à Alphonse Daudet !!

Quand je vous dis qu'il y a de la matière, ce ne sont pas des paroles en l'air, n'est-ce-pas ?

Ce matin-là, Sacha s'est appliqué à tendre la chaine de sa Honda Africa Twin.

Je l'ai assisté en ... m'asseyant sur la machine car il faut tenir compte du poids du pilote pour effectuer cette opération.  Comme j'ai à peu de chose près sa corpulence, j'ai servi d'étalon de mesure. 

Il a pris le départ avant moi et, je n'étais pas encore parti que nous apprîmes qu'il était en panne de boîte de vitesses (automatique !) quelques kilomètres plus loin ...

 

Cette fois, j'ai pris la route avec Xavier avec lequel nous sommes convenus de faire la boucle ensemble.

On a pris la direction de Sigean, puis Portel-des-Corbières et Fontjoncouse jusqu'à arriver au village de Villerouge-Termenès.

On a arpenté quelques ruelles du village avant d'investir le château.

Une dame nous a donné quelques infos ainsi que les audioguides qui ont été bien utiles pour en savoir davantage sur les diverses salles que nous avons traversées.  Sauf erreur de compréhension, le château a été "reconstruit" plus qu'il n'a été restauré dans la mesure où il n'en subsistait aucun plan !  Seuls quelques éléments seraient tels qu'ils furent à l'époque.

 

Au sortir de la visite nous avons croisé Paul qui nous a raconté qu'en remorquant Sacha avec sa Pan European, ils s'étaient tous deux retrouvés par terre.  Avouez que tendre une "ficelle" entre deux motos, c'était une idée pour le moins audacieuse.  Résultat : quelques dégâts en plus à la Pan European qui n'en demandait pas tant MAIS ... l'Africa Twin a redémarré après le contact avec le sol, un mal pour un bien en quelque sorte.

Allez comprendre !!

Château d'Arques
Château d'Arques

Avec Xavier toujours, on a embrayé sur la D613 pendant une trentaine de kilomètres jusqu'à arriver au château suivant, celui d'Arques dont vous voyez la photo ci-contre ou ci-dess(o)us si vous surfez sur votre smartphone ...

 

Il y avait un chemin de terre pour accéder au pied dudit château.

Pascale et Patrick étaient assis sur leurs motos respectives et hésitaient à entreprendre la montée.

Jean-Luc, avec sa K1600, n'hésita pas et grimpa en haut du chemin où se trouvaient déjà l'une ou l'autre moto.

N'écoutant que son courage, Xavier se lança à son tour et parvint "au sommet" les doigts dans le nez.  Plus hésitant, j'en fis de même et m'en sorti haut-la-main jusqu'à rejoindre mon acolyte.

 

On a visité tous les étages (au nombre de 4 ou 5) de la haute bâtisse.  Je n'ai pas compté les marches mais on était largement au-dessus de la centaine, c'est sûr.  On a vu quelques concentrations de chauves-souris, phénomène assez étonnant dans la mesure où il régnait une clarté certaine en ces lieux.

 

Tous les autres n'avaient fait qu'une visite du rez-de-chaussée, non payante.

Nous étions donc seuls au moment de repartir bille en tête, la redescente étant beaucoup plus facile !

Le Therminus à Rennes-les-Bains
Le Therminus à Rennes-les-Bains

Une dizaine de kilomètres plus loin, on est arrivé à Rennes-les-Bains.  Devant Le Therminus, quelques motos étaient béquillées.

 

Nous nous sommes joints à la table de Paul et Marc.  Le patron de l'établissement, un belge éminemment sympathique autant que bavard, nous apporta la carte.

J'ai opté pour une crêpe salée "avec supplément" comportant 3 ingrédients, la royale en quelque sorte !  Une fois n'est pas coutume, me sentant légèrement barbouillé, j'ai pris un Coca Cola.

On est resté là bien longtemps en terminant par un dessert maison concocté avec amour par Corinne, la femme de Vincent. 

Rennes-le-Château
Rennes-le-Château

La visite de Rennes-le-Château, situé à un jet de goupillon de Rennes-les-Bains, vaudrait pour le mystère de la fortune de l'abbé Saunière.  D'aucuns prétendent qu'il aurait trouvé le trésor cathare à l'origine de sa fortune inexpliquée.

Je pencherais plutôt pour un secret de confessionnal qu'il a exploité après le décès de la vieille et riche rombière qu'il honorait peut-être derrière la sacristie ... mais ce serait sacrilège que de l'écrire.

 

On est reparti, une fois encore, à l'assaut du château suivant.

Il fallait quitter la D14 pour grimper jusqu'à celui de Peyrepertuse.

Nous n'étions que 3 volontaires (et bénévoles) pour entreprendre la visite annoncée comme plutôt "exigeante".  Il est assez "comique" de constater qu'on aménage des parkings pour PMR (personnes à mobilité réduite) au bas de ce genre de site totalement impraticable si on n'est pas bien en jambe avec une bonne condition physique.

 

Un bel exercice physique récompensé par des panoramas à couper le souffle (au propre comme au figuré d'ailleurs) ainsi que par toutes ces vieilles pierres qu'il serait offensant de ne considérer que comme ... des vieilles pierres !!

Cette visite nous a accaparés plus d'une heure certainement.

Château de Quéribus
Château de Quéribus

Retour sur la D14 pour atteindre le Château de Quéribus, sept kilomètres et demi plus loin.

Là, nous nous sommes contentés de lui tirer le portrait avant de redescendre prudemment, les chemins empruntés étant généralement très étroits, très pentus et parsemés de cailloux.

Il fallait être un peu "maso" pour s'y aventurer avec, toutefois, la satisfaction de l'avoir fait !

 

Nouveau retour sur la D14 et arrivée à Tuchan.

 

Je suis parti sur le Château d'Aguilar.

Là aussi, chemin en très mauvais état, aux lacets très serrés, au point que je me suis demandé ce que je foutais là. 

Tant pis, s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là. 

Je suis ainsi arrivé au bout du bout du chemin et j'ai tiré le portrait à cette ruine pierreuse autant qu'inaccessible : "a small step for man, a big step for Tranquilli" !!

Château d'Aguilar
Château d'Aguilar

Pour ce qui est de la visite de Cucugnan, j'ai zappé l'affaire, dans la mesure où l'heure avançait gravement !

En fonction de l'odomètre journalier, je pensais qu'il ne me restait qu'une vingtaine de kilomètres à parcourir mais je me trompais car les divers crochets "facultatifs" que j'ai fait en cours de journée n'étaient pas pris en compte pour le kilométrage total du jour.

Vérification faite, il m'en restait encore plus de 40 à accomplir alors qu'il était déjà plus de 19heures ...

Et comme je n'avais pas étudié l'itinéraire, je ne savais pas où je pouvais le couper pour gagner du temps et des kilomètres.

Boucle du J4 : Termenès
Boucle du J4 : Termenès

On voit bien sur la carte (?) qu'il était possible de couper court sur la D611, au WP42 exactement pour filer plein nord sur Villeneuve-les-Corbières, Durban-Corbières et Ripaud pour recoller au road-book au WP 12 d'après départ.  Cela permettait de gagner une bonne vingtaine de kilomètres et d'emprunter ce qui m'a été décrit comme une très belle route, vert et jaune sur le Michelin pour en attester !!

 

Au lieu de ça, je me suis tapé toute la boucle qui passait par Opoul-Périllos, Feuilla, Fraissé-des-Corbières et Montpezat pour rejoindre le WP 10.

 

À part le sentiment du devoir accompli jusqu'au bout et la plénitude de rouler tout seul au milieu de nulle part avec une belle lumière mordorée de fin de journée qui projette au loin votre ombre et celle de votre fidèle destrier, la route en elle-même était sans grand intérêt

Quoique ...

À la réflexion, elle offrait malgré tout de splendides paysages et quelques beaux virages que j'ai enquillé avec un plaisir à peine émoussé par l'heure qui avançait et la certitude d'être en retard.  Au pire me disais-je, je ne mangerai pas et puis c'est tout !!

Je suis arrivé LE TOUT DERNIER à l'hôtel mais pas bien longtemps après les pénultièmes !

 

Pour ce qui concerne la soirée, j'avoue que je n'en ai pas grand souvenir.

J'ai pris l'apéro, sans doute encore une sangria blanche à laquelle j'ai pris goût.