Jour 7 - 06/09 : Port-la-Nouvelle > Brioude

Chose promise, chose due : je m'attelle à nouveau à la tâche qui consiste à  vous conter, par le menu, la suite du voyage en Occitanie.

La Couvertoirade
La Couvertoirade

 

Bon, j'espère qu'il est clair pour tout le monde que beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis ce jour et qu'on ne m'en voudra pas si le récit est moins précis qu'à l'habitude, n'est-ce-pas ?

 

L'étape du jour nous voyait entreprendre la remontée vers le plat pays qui est celui du grand Jacques : 396,688 km au programme avec 136 km sur les autoroutes A9 et A75 histoire de nous voir avancer !

 

Si la A9 est une autoroute "classique", la A75 est plus amusante à vivre avec de beaux dénivelés et des courbes seyantes.

 

J'ai maintenant pris la mesure du cruise control de la Tracer et j'avoue que sur ce genre de terrain c'est manifestement un plus.

On le cale sur un 130-132 réels (soit un 139-141 compteur) et on peut se reposer le poignet droit, en posant par exemple la main droite négligemment sur le rétroviseur, voire tout l'avant bras sur le réservoir, pour peu évidemment qu'il n'y ait pas de vent latéral.

Et donc, ces deux facteurs (A75 sympa et cruise control) ont fait que les 136 kilomètres ont été avalés sans qu'ils me pèsent outre mesure.

Sortie à LE CAYLAR et après un peu plus de 6 kilomètres, arrivée à La Couvertoirade vers 10h50.

 

On a rangé les motos dans un petit parking fait de terre et on a été rejoints par des motards français qui roulaient sur de belles machines rutilantes du genre Indian et autres Harley Davidson me semble-t-il ...

 

Comme dit dans le descriptif du voyage, voilà bien "un plus que joli village piétonnier médiéval ... sorti d'une autre époque !"

Et on ne s'est pas privé de le arpenter, de long en large et même en travers, la quarantaine de photos qui lui sont consacrées et qui illustrent l'album du jour en étant la preuve par neuf, le village ne l'étant pas, lui, neuf !  Voyez ?

J'étais en compagnie de Xavier et nous y avons bu le café dans un petit estaminet coquet pendant que les 2 tenancières prenaient le petit-déjeuner ou déjeunaient déjà.

On a repris la route en passant par Le Mas Trinquier, L'Hospitalet-du-Larzac et La Cavalerie jusqu'à arriver, au grand galop, tagaglop tagaglop, à une vue imprenable sur le fameux Viaduc de Millau qui étendait ses mâts et ses voiles à l'horizon telles des caravelles en route pour les Indes.

Hein ?

Licence poétique dites-vous ?

Oueille, ce n'est pas le bateau qui est ivre ici, c'est le conteur !

 

Bon, sans rire, voilà un impressionnant ouvrage dont l'Homme avec un grand "H" peut être Fier avec un grand "F".

Lors de notre voyage dans les Cévennes en 2017, j'ai eu l'occasion de l'approcher de très très près.  J'étais en compagnie de Paul et, alors que la visite n'était pas au programme, nous avions fait une espèce de sorte de "caprice à deux" : nous avions poussé une pointe jusqu'à ses pieds de colosse et nous nous étions inscrits à la visite.  Je vous invite à relire le compte-rendu du 7 septembre de l'époque (2017).

 

Et donc, nous étions quelques uns et quelques unes à mitrailler le viaduc et à lire les panneaux plantés là, au point de vue aménagé pour la circonstance.

Rivière-sur-Tarn
Rivière-sur-Tarn

Plus tard, au WP 46 si j'ai bien compté, nous sommes arrivés à l'Auberge des Gorges du Viaduc à Rivière-sur-Tarn.

Il y avait déjà là Xavier et Paul qui nous attendaient.

 

Nous étions 6 à nous installer en terrasse !

J'ai pris une saucisse-aligot (une saucisse, saligot !), l'aligot étant une spécialité culinaire rurale traditionnelle française originaire de la région de l’Aubrac, à base de purée de pommes de terre, de tome fraîche ou « tome d'aligot », de crème, de beurre et d’ail.  

 

On reprend la route et ses courbes seyantes.

Nous avons continué sur Le Massegros(-fessard) puis Chanac, plus loin Marjevols, Antrenas et Nasbinals pour atteindre Recoules-d'Aubrac et son "Relais".  On avait parcouru ainsi une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Même si nous n'avons pas gardé le même rythme, on était toujours les 6 mêmes qui avaient partagé la table à Rivière-sur-Tarn. 

Vous avez remarqué le nombre de "même(s)" dans la phrase précédente ou ... même pas ?

Ceci pour dire que, quel que soit le rythme adopté, on finit toujours par se retrouver aux points stratégiques, comme des animaux au point d'eau, si j'osais l'image.

Bon, il est clair que tout le monde ne se contente pas d'eau fraîche.  J'ai vu passer des cafés, j'ai vu des quartiers de tartes et de gâteaux, j'ai vu des bières, etc.

Viaduc de Garabit
Viaduc de Garabit

Au départ du Relais d'Aubrac, on a convenu de rouler à trois : Muriel, Xavier et moi, dans cet ordre-là je crois, afin qu'elle impose son rythme.

 

Je ne sais pas ce qu'il y avait dans la tisane de l'ami mais à partir de là, à plusieurs reprises, il est sorti du road-book, soit à gauche soit à droite, et je le retrouvais quelques hectomètres ou kilomètres plus tard, surgissant de nulle part, de la droite ou de la gauche, mais toujours DEVANT moi !

En fait, grâce à son GPS, il prenait des chemins alternatifs en sachant très bien où il allait !  Il s'est manifestement bien amusé !!

 

Un quart d'heure plus tard nous étions à nouveau au pied du Viaduc de Garabit mais cette fois, le tracé était différent de sorte qu'on a pu le voir de bien plus haut et de bien plus près.

Voilà encore un des points forts d'Europamoto : les road-books ne sont pas des copiés/collés, aller/retour et ménagent systématiquement de bonnes surprises. 

 En repartant, Xavier a pris le contrôle des opérations.

Le rythme qu'il a imprimé à partir de là était plus rapide et, petit à petit, inexorablement, Muriel et moi, l'avons vu disparaître des radars.

 

Au WP 92, un "double droite" marqué d'une panneau "Attention" sur le Tripy imposait d'élargir vers la 2ème à droite.

Je suis sûr que c'est à cet endroit que Xavier, trompé sans doute par le GPS qu'il utilise, nous a "perdus".

On a suivi la bonne trace "Tripyesque" et, une quinzaine de WP plus tard, nous arrivions sereinement à l'Hôtel Artémis à Brioude.

 

J'ai trouvé le temps de gagner ma chambre, de passer sous la douche, de me changer et de venir au bar pour prendre l'apéro.

Xavier est seulement arrivé à ce moment-là, encore équipé de son gilet airbag fluo, le casque à la main.

Il s'est dirigé vers moi en me demandant ce que j'avais foutu ! 

Il nous avait attendu plus d'un quart d'heure et il avait même fait demi-tour sur plus de 20 bornes pour nous retrouver.

Je n'ai pas trop compris, j'avoue.

Les traces Tripy/Tom Tom/Garmin ne sont manifestement pas toutes semblables même si elles mènent toutes ... à Rome.

N'empêche, si près du but, il n'aurait pas dû faire demi-tour.

Merci tout de même pour sa sollicitude car il s'inquiétait sans doute ...

 

Le soir, nous nous sommes tous retrouvés assis à la même et longue table.

Après le repas, on a éteint les lumières et, une fois encore, on a fêté mon anniversaire mais ... pas que : il y avait également celui des "20 voyages" d'Europamoto.

 

J'ai bien profité du gâteau qui a circulé dans les rangs en mon honneur et aux 20 voyages d'EUROPAMOTO dont question supra ...

Pour l'occasion, le mousseux a été offert par notre  G.O. Paul .

 

20ème voyage d'EUROPAMOTO (Merci Paul !!!) et ... hum ... Xème anniversaire de Toto
20ème voyage d'EUROPAMOTO (Merci Paul !!!) et ... hum ... Xème anniversaire de Toto

 

Il ne restait alors plus qu'à rejoindre la chambre et attendre  le lendemain pour la 2ème étape du retour en direction du Relais Fleuri à Savigny-le-Bois.