Jour 9 - 08/09 : Savigny-le-Bois > Couvin

Je reviendrai à Montréal, comme le chante Robert CHARLEBOIS
Je reviendrai à Montréal, comme le chante Robert CHARLEBOIS

Cliquez sur l'image et vous entendrez Robert se marier avec l'hiver !!

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Ainsi donc, ce matin-là, nous entamions la dernière étape du périple, celle qui nous ramenait dans nos foyers ...

Il s'agissait, d'après le descriptif, d'un "grand classique" puisqu'il passait par Montbard, Châtillon-sur-Seine, Bar-sur-la-Même, Brienne-le-Château, Vitry-le-François, Sainte-Ménéhould, Vouziers, Poix-Terron, etc ...

Une étape longue de trois-cent-septante kilomètres et neuf-cent-septante-sept mètres précisément si on en croit Road Tracer qui ne plaisante pas lorsqu'il s'agit de prendre des mesures !

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Mon pote Xavier était parti dès l'aube bien avant moi qui ait traîné comme d'habitude à me mettre en route, un peu comme Paul qui attend logiquement que tout le monde soit parti.

J'ai donc pris la route tout seul.

Et je suis mal parti car plutôt que de prendre à droite au sortir de l'hôtel, je suis parti à ... gauche ! 

 

En même temps, avouez qu'il y a de quoi se poser des questions quand, quelques kilomètres après le départ, vous voyez un panneau Montréal devant vous avec un Tripy qui vous affiche "Quincy Le Jones" à 14.3 km devant, non ?  On est dans le surréalisme à la belge voire dans la 4ème dimension.  On voit que l'ami Paul s'est amusé lorsqu'il a complété certains dessins à afficher sur le Tripy.

Arrêt à Ampilly-Le-Sec
Arrêt à Ampilly-Le-Sec

Ce matin-là, il "crachouillait", genre petit crachin merdique mais très léger et, contrairement à d'autres, plus prévenants que moi, je n'avais pas voulu enfiler d'emblée ma tenue de pluie.

C'est une petite heure plus tard et 60 bornes environ, que je l'ai fait.

Quand j'ai vu le ciel plombé qui s'affichait en fond d'écran et le nom du village "Ampilly-Le-Sec", j'ai fait TILT : si je veux éviter "Tranquilli-Le-Trempé", c'est le moment où jamais d'endosser le scaphandre.

J'ai donc béquillé la Tracer sur le bas côté, ouvert le top-case, sorti le pantalon et la veste en plastique. 

Plus tard, je suis arrivé à un rond-point où une boulangerie-pâtisserie me faisait ostensiblement de l'œil ...

Je ne me suis pas contenté d'un café et me suis offert un délicieux "petit dix heures" fait maison. 

 

Plus loin, alors que j'arrivais à des feux, j'ai vu la camionnette de Paul qui attendait qu'ils passent au vert. 

Il  m'a annoncé qu'il allait monter sur l'autoroute et tracer plutôt que de continuer sur les départementales qui, il faut bien le dire, n'offraient que rarement des tronçons "à piloter" à se mettre sous les roues, mais par contre beaucoup de longues et désespérantes lignes droites ...

On s'est donc séparés là, lui à droite et moi à gauche ... ou l'inverse !

Un peu plus tard, je suis arrivé à Givry-en-Argonne et j'ai vu la ... camionnette de Paul, les feux de détresse activés !

Il était stationné en face du restaurant "Grain de Sel". 

Installé au bord d'un lac il doit faire bon y manger en terrasse lorsque le temps s'y prête. 

Et même si le temps s'y prêtait, avec toutefois des températures un peu basses, on a mangé en salle (de 35°C à Port-la-Nouvelle, on tournait autour de 15°C à ... euh ... Givré(?)-en-Argonne) !

 

J'ai eu un magret ENTIER (coupé bien entendu, pfff), c'est dire si c'était copieux.  Chez nous, ronds-de-jambes à l'appui, on vous met royalement 3 petites tranches pour, pfff, 25 € l'assiette, voyez ??

Une adresse (4, Avenue de la Gare) TOTALEMENT recommandable si vous passez dans le coin et même si vous n'y passez pas, allez-y exprès, rien que pour y manger au bord du lac !!

En fin de repas, on a été rejoint par Georges qui a bu le café avec nous.

On est ensuite passés à la caisse, chacun à son tour, pour payer son dû.

 

Il restait de l'ordre de 150 bornes pour rejoindre Couvin.

Le seul "stress" s'est présenté après que je sois monté sur la nouvelle A304. 

En fait, à un moment j'ai cru m'être trompé en oubliant de sortir là ... où on sortait ... avant ce nouveau tronçon.  Là, évidemment, le Tripy n'était d'aucune aide !

Et de fait, la sortie suivante était la bonne qui faisait revenir sur l'entrée de la ville. 

Une dernière "charentaise" si vous voulez bien : vous avez vu le "couac" d'envergure concernant ce nouveau tronçon ?  Il est limité à 90 km/h à cause d'un béton trop abrasif !!  Espérons juste pour le coup qu'on n'aura pas de nids-de-poules avant des ... millénaires.

 

Le périple s'est terminé à Couvin, au bistrot Le Normandy, derrière un dernier verre !