Jour 7 - 26/07 : Oberaula > Saint Vith

L'objectif du jour est d'atteindre Saint-Vith en 343 kilomètres.

Par expérience et "aussi loin que je sois concerné", je crois savoir qu'il faut ajouter au moins 10% de "tips" à l'addition mais ... ne présumons pas !

Ce matin-là, j'ai pris un copieux petit-déjeuner, comme d'habitude en fait, rien de nouveau à l'est ... comme à l'ouest d'ailleurs. À souligner qu'on n'a jamais eu à se plaindre des buffets matinaux avec, toujours, un grand choix allant du chaud au froid, en passant par des petits pains délicieux et, pour les plus sucrés, des mignardises.

À noter que je me suis réveillé vers 2h00 du mat cette nuit-là et que je suffoquais.  Les teutons s'étant tus j'ai pu ouvrir les Velux de la chambre et de la salle-de-bain histoire de générer un flux d'air frais salvateur.

A 6h00, je passais ma tête dans l'entrebâillement pour prendre quelques photos des alentours de l'hôtel.

A 7h00 j'étais sur mes deux pieds, lavé et repassé, prêt pour manger et filer.  Pour la première fois, j'étais prêt avant Paul !

L'envie de rentrer ! 

N'empêche, j'ai dû trainer un moment à une table ou l'autre car je n'ai fait le plein qu'à 8h53 à la station Esso qui se trouvait quasi en bas de l'hôtel !

Ce matin-là, Jean-François m'a demandé si on pouvait rouler ensemble.

J'ai répondu "Non !" assez sèchement tout en souriant.

Puis je suis revenu vers lui en me justifiant du mieux que j'ai pu et en le priant de ne pas s'en offusquer.

Il m'a répondu : "Oui, en fait t'es un sale con, c'est tout !" avec le sourire.

Je lui ai dit que je ne m'en offusquerais pas non plus ;-)

Et une dernière fois, je suis parti seul !

 

Au W.P. 6, après 13 bornes tout au plus,  il fallait monter sur l'autoroute et prendre la direction de "Frankfurt".

C'était sans compter sur une déviation bien entendu !

Boucle est, ouest, sud, nord avant de retomber sur mes roues !!

Pensez-bien qu'après ça, j'ai de nouveau battu des records de vitesse pour rattraper le temps perdu mais ce n'est pas avec 70 bornes d'autoroute qu'on se refait, même en roulant à du 200 à l'heure ...

Sorti à Gladenbach, j'ai suivi  Wilsbach et me suis dirigé vers Montabaur.

Autant vous dire qu'à partir de ce patelin bien nommé, je pensais arriver rapidement au bac qui devait nous permettre de traverser le Rhin, hein ?

Non seulement on n'est pas passé par Montabaur mais, en plus, il a fallu attendre des plombes avant de voir le bac !

Tellement longtemps que, n'y tenant plus de chaud et de soif, alors que les coins d'ombre étaient rarissimes, j'ai profité d'un arrêt de bus, pour m'y garer à contresens pour prendre enfin un peu le frais. Il était alors 11h30.

 

Je suis arrivé au bac vers midi cinq, midi dix pour monter à bord pour une traversée qui a duré, euh, quelques minutes.

Une fois de l'autre côté nous avons cherché le restaurant dont nous avait parlé Paul.  Il l'avait décrit en disant qu'il y avait un parking à l'arrière.

J'ai rangé la moto à l'ombre et gravi l'escalier qui menait à la salle.

Le gars m'a dit qu'ils ne servaient à manger que le week-end me semble-t-il, qu'il était désolé mais que, pour la peine, je  pouvais laisser là la moto.

C'est ce que nous avons fait.

Je suis revenu sur mes pas et j'ai choisi le "Rhein Inn". 

J'ai vu la camionnette de Paul de l'autre côté du fleuve et je l'ai averti.  Entretemps, Gull nous a rejoint.

Pont de Remagen
Pont de Remagen

Pas de clim' dans l'établissement alors que ça tapait toujours aussi fort.

Tout le monde s'est défroqué, moi aussi !

J'avais mis un short sous le pantalon textile renforcé.

J'ai également ôté les bottes, paraît que c'est bon pour les plantes, c'est Luc NOËL qui l'a dit !

J'ai choisi un "putensteak mediterran" et j'ai descendu 2 Radler 0.5L ainsi qu'un café crème.

Il était pratiquement 15 heures lorsque nous avons levé l'ancre et, dix minutes plus tard, nous posions pour la "postériorité" devant le Pont de Remagen . Une petite leçon d'histoire pour tout savoir par le biais de cette vidéo peut-être ?

J'ai fait le plein à Dernau à 15h36 dans une station Esso où j'ai également acheté une bouteille d'eau.  Un peu plus tard nous nous sommes à nouveau retrouvés en Moselle.

Voyez comment les coteaux sont truffés de pieds de vigne et combien les versants sont abrupts. J'ai remarqué comme des remonte-pentes et des tire-fesses (?!?!) pour permettre aux viticulteurs de prendre soin de leurs biens. 

À un moment j'ai croisé Gull qui rebroussait chemin, la faute à une nouvelle déviation mais aussi au fait qu'il cherchait son hôtel.  Il faut savoir qu'il a saucissonné l'aller comme le retour pour ne pas faire trop de kilomètres ...

Et donc, nouvelle déviation disais-je, après le WP 43 et Altenahr pour rejoindre Kirchsahr et une rallonge de 7 ou 8 kilomètres environ.

Le temps commençait à se gâter sérieusement. 

On est arrivé au "Radiotéléscope" d'Effelsberg.

Mais on n'a pas été plus loin que le parking.

Le vent s'est levé, le ciel est devenu noir de chez noir et quelques gouttes se sont mises à choir ;-)

Par précaution j'ai enfilé ma tenue de pluie. 

On pensait à une pluie d'orage, de celles qui ne durent pas mais il en fut tout autrement. 

45 bornes plus tard, je suis arrivé à Kronenburg (joli village au WP60).

 

J'ai franchi le porche et pris quelques photos qui auraient été bien plus belles sous le soleil mais il faut composer avec le tableau des éléments, comme disait Mendeleïev !

Kronenburg
Kronenburg

Voilà une destination pas si lointaine qu'il serait agréable de mettre au tableau pour une prochaine sortie d'un jour ... ou deux.

 

Les 40 derniers kilomètres qui nous séparaient de Saint-Vith furent parcourus au sec.

Je suis entré dans le bistrot "An den Linden" : j'ai pris un café et  repris la route pour rentrer "à ma maison". 

 

Cruise control sur 130 compteur et c'était reparti mon quiqui pour 170 bornes d'autoroute avec un trafic relativement dense. 

Le cruise control, ce n'est quand même pas la panacée dans ces cas-là tant les dépassements durent une éternité.

On s'approche mètre après mètre du véhicule qui précède puis on déboîte au plus près et ... on met des plombes à s'en défaire alors qu'un petit coup de gaz un seul suffirait pour déposer tout ce qui bouge ;-)

Mais bon, il faut du respect pour les limitations, n'est-il pas ?

Le respect se perd en tout sauf pour ce genre de choses ...

Parti de Saint-Vith à 18h53, j'étais à la maison à 20h23 exactement.

*

Et bien voilà, il ne me reste plus qu'à vous mitonner un petit "épilogue" pour mettre un point final à ce compte-rendu.  Comme d'habitude j'ai pris pas mal de temps pour le rédiger mais je crois vous avoir déjà expliqué le making off de ce genre de "travail" qui nécessite beaucoup de temps ...

 

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