Reconnaissance MORVAN

Toute première réflexion : celles et ceux qui considèreraient qu'une reconnaissance de voyage est totalement inutile, peuvent d'ores et déjà passer leur chemin, ceci étant dit sans animosité aucune, cela va de soi.

Pour les autres, je n'ajouterai que quelques lignes afin de ne pas trop dévoiler le sujet ;-)

Bonne nouvelle pour les "gros rouleurs", au dessus du quintal donc, la descente vers le Morvan se fait en un SEUL jour malgré les + de 400 km au départ de Couvin !

Un beau mixte de roulant et de bucolique attend tout le groupe au tournant.

L'Hostellerie d'Aussois qui accueillera les fans d'Europamoto devant Semur est d'un très bon niveau  et sans ostentation, you see what I mean ?

 

Après reco nous sommes convenus de réduire les kilométrages des deux boucles, la première autour des lacs, la seconde baptisée "Alésia".

Au départ, elles dépassaient toutes les deux les 300 kilomètres. Au décompte, on a ôté 70 bornes, temps gagné et à mettre à profit pour visiter les nombreux spots touristiques qui jalonnent ces beaux parcours et histoire de ménager les cavaliers assoiffés de culture ou de ... terrasses.

Il n'est pas inutile de rappeler que si les road-books invitent à s'arrêter à l'un ou l'autre haut lieu touristique, ils ne peuvent pas TOUT renseigner, chacun ayant par ailleurs des centres d'intérêts différents.

On invite donc les participants à consacrer un peu de leur temps à parcourir les itinéraires sur une carte par exemple pour trouver ces petits P.O.I.(x et carottes !), une sorte de popote intérieure, voyez ?  C'est là une bonne façon de s'imprégner des lieux avant de s'y rendre ...

Lac des Settons, mais sait-on jamais ?
Lac des Settons, mais sait-on jamais ?

Le Morvan ce sont beaucoup de petites routes virevoltantes et étroites jusqu'à plus soif ...

Vous voilà prévenus, les bistrots, bars, restaurants, et autres estaminets sont plutôt rares sur les tracés et sont dès lors souvent perçus comme des oasis dans le désert ... mais pas comme des mirages, rassurez-vous ;-)

En ce qui concerne le retour, pas le moindre mètre d'autoroute mais des routes plus roulantes que les 2 jours précédents avec arrivée à Couvin, comme à l'aller.

Un verre ?  Une frite bien grasse ?? 

Bonjour chez vous !!!

!! Making off !!

Une reco, ce n'est ni du gâteau, ni de la tarte et même si c'est dépaysant (beaucoup de tracteurs indeed !) et qu'on a quelques fois eu l'impression d'être en vacance, comme sur les hauteurs de la Forteresse de Thil où le soleil dardait et où des bancs nous tendaient les bras pour profiter d'une petite sieste par exemple, cette impression est vite dissipée et le rappel à l'ordre n'est jamais loin !

Le parcours en camionnette est là aussi pour le rappeler : on n'est ni dans une limousine ultra-confortable, ni sur des motos performantes, mais dans un utilitaire, rapide certes mais utilitaire, mais rapide 😂🤣😂🤣

 

Ensuite, de son côté, Paul s'occupe des nombreux écrans de GPS qui squattent la moitié du tableau de bord du Transpeed, (dérivé du Transit de chez Ford) pendant que du mien, les road-books papier sur les genoux, je complète les notes, picto après picto.  Ils étaient +/- 500 sur les 30 pages A4 pour les + de 1.300 km parcourus et je ne compte pas le nombre de notes ajoutées : infos sur les nouvelles pages d'accueil, noms de patelins, réorientation de flèches, ajout de W.P. , de stations-services, de restaurants, etc.   Je ne vous raconte pas non plus les nombreux arrêts, demi-tours, marches arrières, pour vérifier et corriger/compléter les notes ...


La trace étant le fait du Tripy (via Road Tracer) il arrive parfois que les Tom Tom et autres Garmin aient des velléités d'indépendance auquel cas il faut les ramener dans le "droit" chemin afin que tout le monde passe par les mêmes points.  Parfois, on redessine la trace pour leur faire plaisir 😋

Le soir, après le souper, avec mon prof, on corrigeait directement une bonne partie des notes qu'on reportait dans le Road Tracer.  On terminait vers une heure du matin avant de s'écrouler dans les lits avec lever à 7h30.

 

Une fois rentrés à la maison, le vendredi vers 20h00, pendant que Paul s'occupait déjà du voyage en Corse pour lequel il avait reçu des infos pendant notre séjour, j'ai continué les corrections des road-books en revenant sur les J1, J2 et J3 avec l'ajout de W.P. et complété le J4 pour lequel il n'y avait que les notes manuscrites. 

Il est clair que le Team Leader va repasser tout cela en revue pour parachever et signer ce chef-d'œuvre de la pictographie contemporaine !!

J'en retiens une belle expérience qui permet de prendre conscience de tout le travail que représente l'organisation d'un voyage jusque dans le moindre détail.

Chapeau et respect pour tout cela.

Et avec ça, aucune prise de tête, une ambiance bon enfant et de nombreux moments de franche rigolade.

Merci Paul.

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Commentaires: 3
  • #1

    Fabienne (jeudi, 04 avril 2019 20:51)

    Super , ça me rappelle mes RB pour les balades 4x4 de notre jeune temps .... On n avait pas encore les GPS , seul les RB papiers ����
    Merci à vous .

  • #2

    ds (mardi, 09 avril 2019 12:15)

    Et Moto80 fait l'épopée russe sans reconnaissance préalable...Il est vrai qu'ils se contentent de rouler sur les grands axes et qu'on y fait plus du tourisme que de la moto. Il y aura toujours un débat sur l'opportunité de faire des recos qui ont évidemment un coût contrebalancé par une qualité de roadbook incomparable.

  • #3

    Alberto (mardi, 09 avril 2019 14:11)

    "Pros and cons" : je préfère être dans la 1ère catégorie.
    Pour la Russie et s'agissant d'une première pour le club, je conçois mal qu'on puisse lancer une centaine (?) de personnes sur les routes en s'étant limité à tracer des itinéraires et donner quelques coups de téléphone ... Ceci n'engage que moi bien entendu !