Oui, cadeau d'anniversaire offert par mon cousin (par alliance) Pascal !
Il a dans ses clients, un gars qui, outre son activité principale d'entrepreneur, offre la possibilité de se faire une expérience en side-car, étant lui-même motard ...
Et donc, dès septembre de l'an dernier, nous savions que notre tour viendrait de la vivre, cette expérience.
Je vais d'abord vous donner le lien vers une série de photos et de vidéos, avant d'en parler.
Alors ? ...
Déjà, on ne savait pas trop quoi se mettre sur le dos !
La matinée s'annonçait très chaude alors que, par ailleurs, nous savions que nous pouvions bénéficier de gants et d'un casque jet sur place ...
Il faut savoir que le départ était fixé à Roselies et que nous y sommes allés en voiture. Dans le coffre nous avons mis nos vestes, nos casques intégraux et nos gants d'été alors que nous avions déjà chaussé nos bottes et enfilé nos pantalons ...
Nous sommes arrivés sur place et avons été reçus par Vincent.
Il a directement ouvert le garage où, outre sa Triumph Bonneville, se trouvaient les deux side-cars que nous allions utiliser.
D'abord, on a fait le tour d'une des machines, il s'agissait d'un Mash, le Black Side 445 je pense.
À priori cela ressemblait à une moto classique à laquelle on est venu ajouter un panier, voyez ? Tout était à sa place : les leviers de freins et d'embrayage au guidon, le sélecteur de vitesse en bas à gauche et la pédale de frein à droite. Vous rigolez ? Je pensais que ça pouvait être différent avec, par exemple, une inversion de ces 2 éléments ...
C'est vous dire si je stressais quelque part ;-)))
Ainsi donc, "physiquement", à part cette grosse baignoire à droite, on était en terrain connu, sauf l'existence d'une marche arrière qu'on engage en basculant d'abord un levier sur la droite du guidon avant de pousser le sélecteur tout en bas. Attention, quand on le remonte on se retrouve en 1ère ...
Arrive ensuite l'explication dynamique :
- le frein avant n'est qu'un ralentisseur : pour freiner il faut pousser plus ou moins fort sur le levier de frein au pied, tout l'inverse d'une moto classique;
- tout se fait au guidon, à la force des bras : évidemment, l'engin ne prend pas d'angle et il ne sert à rien dès lors de sortir le genoux et d'incliner le corps, tout l'inverse d'une moto classique, 2ème;
- lorsqu'on tourne à gauche, il ne faut pas hésiter à mettre du gaz pour que le panier, ce poids mort, suive;
- lorsqu'on tourne à droite, là, il faut couper les gaz avant d'entrer dans le virage et en remettre très en douceur pour accompagner le mouvement;
- là, je me demande déjà si ce que je viens d'écrire est correct ;-)
- il y a aussi le frein de parking qui, en l'occurrence, consiste en un basculeur en métal qui bloque la poignée de frein avant une fois qu'elle est +/- tirée.
Vincent nous propose de faire un petit tour dans le quartier pour mettre tout cela en pratique. Ma Douce s'assied derrière lui et moi je prends place dans le panier, position la plus appropriée pour pouvoir dialoguer facilement avec le pilote.
Nous voilà partis dans ce joli quartier de Roselies.
Les explications et les précisions me sont livrées au fur et à mesure jusqu'à ce qu'il s'arrête et qu'on échange nos places.
1er mètre, 1er calage : c'est qu'il faut s'adapter à l'attaque de l'embrayage ...
Après, ça roule : on avait finalement pris les jets plutôt que de coiffer nos intégraux et ça se sentait au bruit et au vent dans la figure, malgré les basses vitesses ... On sent qu'on vit, quoi !!
On revient au point de départ.
Vincent appelle sa compagne qui nous rejoint : vu la météo clémente, ils s'équipent juste d'une chemise en jeans floquée du sigle de Dream Side Belgium ... (Ils ont une page
Facebook pour ceux que ça intéresse).
Et nous voilà repartis !!
On a suivi un trajet essentiellement fait de petites routes de campagnes qui croisaient de temps en temps des axes un peu plus rapides.
J'ai vite compris que les bras allaient être bien sollicités et, si on n'a pas dépassé les 50-55 km/heure, il fallait déjà tirer dessus ! J'avais tendance à rouler un peu trop sur la droite mais il faut dire que ces engins prennent la place d'une voiture en largeur avec près d'1,60 mètres ...
La région est très champêtre et verdoyante : on s'en rend davantage compte lorsqu'on croise à 50-60 km/h, c'est sûr !
On est arrivé dans la vallée de Dana lalilala la Molignée et on a fait une pause Chez Babette à Falaën. un endroit très fréquenté par la gent motarde.
On a fait plus ample connaissance avec nos deux "hôtes" du jour autour de bonnes boissons rafraîchissantes.
Au moment de repartir, on a taillé une bavette avec une grande dame qui roulait sur une TRIUMPH Tiger 1200 Explorer immatriculée en France : elle parcourait les Ardennes pour les découvrir. On a aussi parlé "side" évidemment. Ces engins attirent manifestement la curiosité et la sympathie : tous les motards que nous avons croisés nous ont fait des grands "V" !
Pour m'éviter d'utiliser la marche arrière, un peu rêche à l'enclenchement, Vincent a tiré notre side en arrière avant de grimper dans le sien pour reprendre la route. À peine sortis du parking, ma machine déconne, ne monte pas dans les tours et les roues se bloquent.
Ma Douce : "Y aurait pas un problème de freins ?"
Moi : "Bon sang, mais c'est bien sûr : je n'ai pas relâché le frein de parking !"
Je procède et reprend la route bien plus serein. Devant, Vincent et Nathalie s'étaient arrêtés, inquiets, et sans doute heureux de nous revoir ;-)
On est reparti sur des routes plus rapides et on a poussé des pointes jusque 80 km/heure. Là on le sent bien le vent et le monocylindre donne de la voix, au point qu'on a l'impression de passer le mur du son !
Je commence par ailleurs à prendre vraiment plaisir à placer les 3 roues du side du mieux que je peux tout en sachant qu'on peut certainement mieux faire !!
Et bien voilà, on retrouve le beau quartier de Roselies et la maison de nos guides du jour : dernière manœuvre pour rentrer les machines au garage.
Voilà une bien sympathique demi-journée passée en compagnie de ce drôle d'engin et de nos instructeurs que je remercie pour leur bienveillance sans oublier Pascal, notre ineffable cousin qui a eu cette "géniale idée" : "viiiivre pour le meilleuuuuur" ....
***
P.S. :
- si le sujet vous intéresse, outre MASH qui produit et/ou distribue des side-cars, allez faire un tour chez URAL ou encore chez CHANGJANG qui en fabriquent toujours;
- Vincent nous a raconté une anecdote : il a un jour croisé la route d'un couple qui roulait en Can Am. À la question de savoir quel âge ils avaient tous les deux, il est tombé sur le derrière quand ils lui ont répondu 90 et 92 ans !! Longue vie à eux et ... comme quoi ... on sait ce qu'il nous restera à faire lorsqu'on ne tiendra plus sur nos deux roues : les solutions existent déjà ;-)))


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