14/08/2019 Mahy Automobiles LEUZE

Petite sortie presque improvisée avec mon ami François.

Voici, comme à l'habitude, les quelques photos que j'en ai ramené.

François devant l'entrée du musée
François devant l'entrée du musée

Un bref compte-rendu devrait suivre incessamment sous peu ...

En attendant, voici l'accès au compte-rendu qu'a fait François sur son site.  

Depuis qu'il a ajouté les liens, vous avez même droit au compte-rendu de notre 1ère visite en 2005 !!

 

J'ai "préfacé" en disant que cette sortie était +/- improvisée, il n'en est en fait rien ou ... pas grand chose.

François m'avait contacté la semaine dernière et nous avions discuté d'une sortie motarde.  C'est finalement le dimanche 11 août à 7h03 (!) qu'il m'a fait cette proposition de retourner au Musée Mahymobiles à Leuze-en-Hainaut.

Il restait à attendre "des jours meilleurs", entendez par-là une météo plus clémente.  Il a préparé les road-books aller/retour et me les a transmis mercredi.

Ainsi donc, nous avions rendez-vous à 10 heures devant le magasin RAD de Nivelles.  Nous y sommes arrivés en même temps, avec quelques minutes d'avance.

J'avais émis l'idée d'aller d'abord faire un tour dans le magasin mais on a préféré partir directement.

Les road-books faisaient la part belle aux petites routes de campagne, façon Europamoto.  On a évité au maximum les grands axes avec parfois un passage obligé par un patelin ou l'autre,  semé d'embûches (casse-vitesses, feux, trafic relativement dense, etc). 

C'est ainsi qu'on a traversé Rosseignes, Familleureux, Mignault, Le Roeulx, Thieusies, Neufvilles, Lens, puis Sirault jusqu'à arriver pile en face du Château de Beloeil.

On n'a fait que lui tirer le portrait et encore s'agit-il peut-être du derrière car, au vu de la photo sur le site, il y a beaucoup plus à voir que la photo ne le laisse entendre : voir, entendre, tout cela a du sens, n'est-il pas ?

On est reparti et on traversé Ellignies-St-Anne puis Tourpes et on est arrivé à Leuze-en-Hainaut.  Le musée, bien que très imposant, n'est pas des plus facile à trouver.  Sans le road-book aux dessins particulièrement léchés et extrêmement clairs, je serais passé à côté.

Il faut vraiment savoir que le bâtiment se "cache" le long d'une voie ferrée qu'il faut traverser en piquant à cent soixante-quinze degrés à droite ;-) puis s'enfoncer dans une espèce de zoning qui a plus l'air désaffecté qu'autre chose ...

François au guichet
François au guichet

 

Sur le parking immense, il y avait peut-être trois voitures stationnées.

Nous n'allions pas nous bousculer au portillon ...

Nous nous sommes pointés au guichet et, moyennant un "sésame", nous avons obtenu une réduction de 2 € sur le tarif officiel.  Je peux vous le transmettre moyennant la modique somme de 2 € !

La charmante hôtesse nous a expliqué le sens de la visite en n'omettant aucune salle.

J'ai laissé mon casque à la "consigne" et nous sommes partis dans les nombreuses allées ...

Cela commençait par quelques "microcars" dont la célébrissime Messerschmitt et la totalement méconnue ZAGATO Elletrica, cette dernière pour souligner que les ingénieurs se sont penchés sur la voiture (comme la moto d'ailleurs) électrique depuis bien plus longtemps qu'on ne le soupçonne !!  Ceci me conforte à penser que "si on avait vraiment voulu" on serait probablement bien plus avancés dans cette technologie qu'on ne l'est de nos jours ...

Je dis ça ... mais je n'en pense pas moins.  Il y aurait du lobby là derrière que ça ne m'étonnerait qu'à moitié !

Corvette Stingray
Corvette Stingray

On est ensuite passés devant des vitrines remplies de petites voitures au 1/43ème, 1/18ème, ...

Cela m'a ramené 55 ans en arrière.

Je me suis rappelé notamment :

  • de ma Chevrolet Impala (noire avec d'énormes ailes arrières qu'on aurait dit des élytres)
  • de ma Corvette Stingray (rouge avec la vitre arrière en deux parties)
  • de ma Ford Taunus 17M (jaune et blanche ...

J'avais des tonnes de petites voitures comme ça.  Mes parents m'en achetaient en veux-tu, en voilà !  Et avec le fils du boucher du quartier, Guy qu'il s'appelait, on les rassemblaient et on se perdaient des heures et des heures à s'inventer des histoires.

Où sont-elles toutes passées ?  Je n'en sais rien mais elles ont toutes disparu.  François lui, par contre, en a gardées beaucoup, ses parents ayant fait la distribution à une époque.

Encore aujourd'hui il s'amuse à en acheter sur Ebay et il les retapent !  Magnifique !!

Alfa Romeo Giulia
Alfa Romeo Giulia

Plus loin, des modèles américains, anglais, italiens, etc ...

Certains étaient là pour me rappeler l'école primaire (avec un directeur qui avait une Ford Cortina), l'école secondaire (avec un prof de géo - œil de lynx qu'on l'avait surnommé - qui roulait dans une Opel Manta, ma tendre enfance (avec une Mercedes 190 SL et une Studebaker qu'avaient possédées mon oncle Gino), je vous en passe et des meilleures !  Un voyage dans le temps.

C'est comme cette moto à 3 selles qu'on a vue au détour d'une allée ...

J'ai raconté l'anecdote à François.

Un jour ma sœur m'a dit qu'on avait roulé à 4 sur la Vespa de mon père.

A quatre, dis-je ?

Et bien oui : lui devant, ma sœur coincée entre lui et maman et moi ... dans son ventre !  Et tout cela sans casque, sans protections aucunes : on était fous Vespa n'est-ce pas ?  C'est peut-être déjà à ce stade embryonnaire que j'ai pris goût aux 2 roues, allez savoir ?

Il doit y avoir une photo quelque part dans les archives familiales.  Je vais essayer de remettre la main dessus ... 

Évidemment il n'y aura pas d'échographie pour vérifier plus en profondeur, hein !

Je ne suis pas un grand connaisseur, ni un "petit" connaisseur d'ailleurs, malgré ma taille, mais entre autres curiosités, il y avait certainement cette VOLVO à la calandre si particulière.

Une VOLVO avec la conduite à droite.

Et François de m'apprendre qu'en Suède "avant" on roulait à gauche.
De fait, vérification faite, c'était le cas jusqu'au matin du 3 septembre 1967, jour auquel ils sont tous passés à droite !

Quand je pense que, 50 ans plus tard, les anglais se déchirent pour sortir de l'Europe, je me dis qu'il y a quelque part un problème.   But who cares anyway ?

On s'est arrêté à la cafète pour boire ... un café puis on a continué la visite qui, au final, a duré environ une heure et demie.

Il était 13h15 au moment où nous avons quitté les lieux.

Le road-book du retour était plus court de 15 kilomètres et allait donc plus directement au but.

Il passait par Villers-St-Amand, Villers-Notre-Dame, Ormeignies, Tongre-Notre-Dame, Chièvres, Lens, Soignies, Braine-le-Comte ...

A un moment, à un feu rouge, je me suis porté à hauteur de François qui m'a dit qu'on allait s'arrêter pour manger à Ronquières.  A l'arrêt suivant, je lui ai dit : "Bon plan ... incliné !!"   Ben ouais, les bons mots ne viennent pas forcément spontanément ;-)

C'est donc à La Tour Glacée que nous avons planté les béquilles latérales .

Il ne faisait pas particulièrement chaud mais nos tenues motardes ont cela de bon qu'elles nous permettent d'affronter les rigueurs d'un été passé subitement à l'automne, il n'y a qu'à voir les feuilles mortes qui jonchent déjà les terrasses ...

Et c'est justement en terrasse que nous avons mangé.

On a commandé un américain (préparé par les soins du cuistot !) et à boire.

On a parlé de cuisine, de nos femmes, de nos enfants, de nos copains motards, de nos voyages passés, de road-tracer, de Tripy, et toutes ces sortes de choses.

Après un bon café on est revenus sur le RAD de Nivelles.

On y a fait un petit tour mais je n'étais pas à l'achat.

J'ai bien envie d'un jeans kevlar et d'un nouveau blouson aéré, mais peut-être attendrai-je la saison prochaine, les soldes étant passé(e?)s et cette saison ci étant presqu'en passe de se terminer.

Il ne reste "plus" qu'un voyage en fait et elle sera pliée.

Avec François on s'est quitté vers 16h30 environ en se promettant de remettre ça au plus tôt.  A charge pour lui de nous trouver une visite intéressante à faire avant le 31, date de mon départ pour l'Occitanie ...

Ce n'est pas un ultimatum, c'est juste un souhait ;-)

A+ cher ami !

*

Commentaires: 2
  • #2

    Alberto (dimanche, 18 août 2019 12:18)

    Réponse à François :
    Contre un semi-remorque, je suis sûr que même une voiture moderne ne fait pas le poids. j'ai récemment vu une vidéo où un semi percute, à 40 km/h (!) une voiture dans une file à l'arrêt. Et bien je t'assure qu'il n'en reste presque rien. Et s'il y a un autre semi devant alors, là ...
    Bien triste histoire, merci de me l'avoir épargnée vendredi !
    Prend note d'un rendez-vous sur Charleroi les 27 & 28 septembre avec une expo sur la Place Verte organisée par "Carolo Rétro Cars"

  • #1

    Francois (dimanche, 18 août 2019 02:44)

    Comme toujours, un compte-rendu très complet (trop ? Mais non...). A propos de l'acquisition d'une ancêtre, ce n'est pas en devenir propriétaire qui est dangereux. C'est rouler avec qui peut l'être. J'avais une 2CV de juin 2005 à juin 2006 et c'est vrai que ce n'est pas très solide. Je l'ai vendu après avoir appris qu'un ami et sa femme (qui roulaient dans une vieille Morris 1000) ont été pris en sandwich entre deux poids-lourds sur la E411 par temps de pluie. Ils y sont restés et leurs deux jeunes enfants (qui avaient été confiés aux grands-parents ce jour-là) n'ont plus revu leurs parents. Je sais, ça casse un peu l'ambiance mais ça fait aussi réfléchir. Désolé.
    Donc, je préfère maintenant admirer ces ancêtres dans les musées ou sur la route à l'occasion d'un rallye et je m'amuse à retaper des miniatures (de mon enfance). En plus, ça coûte moins cher.