Jour 1 : l'aller

18/07 - Jambes > Avallon - 463,83 km



Il fallait être à Jambes à 7h00 !

C'est qu'il y avait de nombreux kilomètres à abattre avec la promesse qu'on ne mettrait pas les roues sur le moindre mètre d'autoroute.

On avait +/- préparé nos "valises" 2 ou 3 jours avant le départ mais on devait les finaliser la veille au soir.  C'était sans compter sur la visite surprise de la petite famille avec les petits-enfants, visite qui s'est prolongée tard le soir ...

Sur place, on a bien constaté qu'il manquait "un truc ou l'autre" auquel on aurait pensé si on avait eu la soirée pour nous, mais finalement rien de rédhibitoire, l'essentiel étant disponible ;-)

C'est qu'un voyage, même de 4 jours, ça nécessite un minimum de préparation, pour la machine comme pour les passagers !  Partir "à la volée" c'est s'exposer à des soucis ou des désagréments : tenez le vous pour dit !  

 

Nous sommes arrivés au point de rencontre pile à l'heure et, sauf erreur, tout le monde était déjà sur le pont.

Complément d'essence (2,12 litres pour 51 km !) et passage au magasin Carrefour pour un café et/ou une mignardise.

Avant le départ, Philippe nous a fait un bref topo de ce qui nous attendait et il a aussi annoncé qu'on allait rouler "au piquet", pas l'intelligent, l'autre, en rappelant en quoi il consistait : un ouvreur, un serre-file (ou fermeur), etc, etc, je ne vais pas vous faire l'injure de vous rappeler tout cela et vous renvoie à votre manuel du parfait motard grégaire !

Suite à un sondage, quelques uns s'étaient portés volontaires (3) pour jouer le rôle de fermeur, d'autres avaient refusé (5) alors que Marc avait regretté qu'une option "Je ne veux pas fermer mais suis ok pour dépanner" à laquelle j'ai adhéré philosophiquement mais, finalement, c'est Olivier qui s'est attelé à cette tâche du premier au dernier kilomètre soit plus de mille cinq cents finalement : grand merci à lui pour cette abnégation !

 

Nous sommes partis et avons d'abord longé la Meuse jusqu'à Dinant, patrie de Harpo MARX, euh, Adolphe SAX pardon, je les confond souvent alors que le premier était harpiste alors que le second saxophoniste ;-)

On a continué sur Givet et avons marqué le 1er arrêt de la journée à Hargnies, à la Maison Chanchet, vers 9h30.  On avait déjà besoin d'un premier boost de caféine après une nuit plutôt courte ... 

On a continué sur Sedan et, vers 10h30, à Tannay-le-Mont-Dieu, on a planté de nouveau les béquilles, non loin du monument aux morts du 16ème bataillon de chasseurs : un arrêt technique où l'on détend tous les membres et les organes !

On a continué sur Briquenay (SPEARS ?), Autry, Sainte-Menehould, Givry-en-Argonne, Possesse, Changy et son fameux "club des Changystes", et on est arrivés dans la périphérie de Vitry-le-François.   

On avait 266,26 km dans les jantes depuis Jambes.  L'heure était venue de casser la croûte.  On a planté les motos devant la boulangerie Marie Blachère que nous avons tous investie.   Ma Douce a choisi un quartier de pizza jambon italien et moi un sandwich au thon.  La serveuse a réussi à renverser notre plateau avec, comme conséquence, qu'il ne restait plus que de la pizza au fromage de chèvre et miel alors que le thon ne manquait pas.

Ajoutez un "soda brun sucré" et une eau pétillante et vous en avez pour pas loin de 20€.  On n'a plus rien pour rien ;-)  Pareil pour l'essence : plus de 1.000 francs belges pour, quoi, 12-13 litres de Super des Fagnes ... 95E10 !

Pas le temps de faire le petit rototo qu'il fallait déjà reprendre la route, pas pour longtemps toutefois, 70 km environ, puisqu'on a marqué un nouvel arrêt à Géraudot, au bord du Lac de la forêt d'orient où nous nous sommes désaltérés. 

Nouveau départ vers Chauffour-lès-Bailly, Saint-Parres-lès-Vaude, Chaource, Tonnerre et Noyers-sur-Serein où nous nous sommes garés en file indienne de chaque côté de la route.  Pendant qu'on devisait et se rafraîchissait, quelques uns ont franchi sa "Porte Peinte" pour une visite éclair de ce joli bourg médiéval.

On était là entre le 48ème et le 49ème way-point sur les 58 que comportait la trace du jour.

Il restait alors un  peu plus de 30 kilomètres pour atteindre notre but.

On a poursuivi sur Massangis, L'Isle-sur-Serein, Provency, on a fait le plein à l'Intermarché d'Avallon, puis, au sortir de la ville, on a suivi la très jolie et très empierrée rivière "Le Cousin" jusqu'à arriver à notre hôtel, le Moulin des Ruats.

L'heure de l'apéro étant fixée à 19h00, on a tout de même eu le temps de prendre possession des lieux à savoir de vider les sacs internes de nos valises, de dispatcher nos effets (pas d'armoire fermée et juste quelques cintres, deux patères (et trois "Ave") pour les suspendre.  On est passés à la douche et on s'est ensuite allés au bar où tout le monde était là, tout le monde sauf Brigitte qui avait perdu du temps à cause d'un sèche-cheveux absent, et qui a payé la tournée générale pour se faire pardonner : grand merci à elle qui s'est sans doute ruinée ce soir-là !

 

On a mangé en terrasse, à la fraîche !

Une petite mise en bouche, puis une entrée, puis un "tataki de bœuf" : c'est une spécialité japonaise qui consiste à saisir brièvement une belle pièce de viande à feu très vif pour former une croûte caramélisée, tout en gardant l'intérieur cru.  Elle est ensuite marinée, puis tranchée très finement et servie tiède ou froide.  Le dessert a bien sûr suivi mais je ne me souviens plus en quoi il consistait : peut-être un bout de tarte et une boule de glace l

On a pris une bouteille de Pinot Noir avec laquelle on a tenu 2 soirées, c'est dire si on sait être sobres Ma Douce et moi ;-)) 

 

Avant de regagner notre nid, je suis allé au parking pour mettre le bloc-disque Kovix afin de dormir sur mes deux oreilles : Dumbo y arrive facilement, pas moi ... 



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