Jour 6 : "Batalha"

06/05 - 280 km

Les photos du jour !!!!!!

 

Pour la petite histoire, "Batalha" se prononce "Batailla" en portugais.

Il y a bien d'autres subtilités en terme de prononciation comme le "nh" qui se prononce "gn" comme dans Espa"gn"e, voyez ?

On a également des "ã" et des "õ" surmontés de "tilde" ainsi que des accents aigus ou graves ou circonflexes également sur les "a", les "o" mais aussi les "e" ... des subtilités qui nous échappent et qui font que le portugais n'a rien à voir avec l'espagnol, se rapprochant davantage du brésilien même si je suis persuadé que je suis loin de la vérité en disant cela ... 

Mais ne nous égarons pas et puis, comme me le disait Feliciano, les portugais parlent toutes les langues. 

 

Aujourd'hui journée "catholico-historique" avec 2 must en terme de visites touristiques immanquables.

Bon, la soif de culture n'empêche pas de profiter des nourritures et des boissons terrestres et vice versa !

On a donc commencé par le petit-déjeuner avec, comme la veille, un grand choix au buffet ...

LorenZo s'est proposé comme "fermeur" et on est partis vers 9h00 comme d'habitude.

Après 6 douzaines de kilomètres, on a fait un premier arrêt à Avescata au "café Simões"  alors que 50 bornes plus loin et une heure plus tard, nous atteignions Fátima mondialement connu pour être l'endroit où la Vierge Marie a fait une apparition en 1917 ...

Voici un lien pour tout savoir et le reste sur cette histoire (click !)    

Lorsqu'on arrive là, on ne s'attend pas à se retrouver sur un site aussi vaste.  Je ne m'aventurerai pas à des comparaisons hasardeuses mais il fait très probablement concurrence à un autre site bien connu des chrétiens voire du monde entier, j'ai susnommé (comme dirait Fabrizio) le site de Lourdes où la Vierge s'est montrée 59 ans plus tôt ... 

On s'est dispersé en ce lieu saint pendant plus d'une heure, chacun y trouvant de quoi s'émerveiller, s'émouvoir, se questionner sur l'après, ou que sais-je encore ! 

À ce propos ...

Sans vouloir plomber l'atmosphère, il faut savoir que ce matin-là un de nos amis de longue date, se faisait euthanasier.  Autant il avait bien vécu autant sa santé s'est dégradée subitement après un 1er infarctus et, malgré plusieurs sauvetages et le placement d'un pacemaker, il n'en sortait plus, allant de complications en complications.

Comme il avait manifesté depuis bien longtemps déjà sa volonté de ne pas être "victime" d'acharnement thérapeutique, il avait mis tout en œuvre pour qu'elle soit respectée.  C'est ainsi que la date de fin a été fixée au 6 mai.  Nous l'avons appelé la veille au soir et je ne vous cache pas que ce fut très très dur ...  C'est là qu'intervient le Divin, voyez-vous ?  Ou pas ...

Une leçon de la vie c'est qu'une fois qu'on atteint un "certain âge", tant qu'on a la santé, il faut saisir toutes les opportunités qui s'offrent pour se faire plaisir.  Je n'irai pas jusqu'à dire "carpe diem" car il faut malgré tout se soucier du lendemain et du surlendemain mais voilà, de temps en temps, il faut se bouger, et voyager est un parfait exemple de ce qu'il faut faire, et à moto c'est encore mieux ;-))

Si j'ai bonne mémoire, on est allés manger dans une sandwicherie qui s'appelait "Al Padaria da Batalha".

Ce n'est certes pas le meilleur repas que nous ayons fait au cours de ce séjour mais ce n'était pas "mucho caro mucho caro" : ce n'était pas de la "bellota" par contre, ceci expliquant cela ;-))). 

 

Après le repas sur le pouce on s'est dirigé vers le Monastère Ste Marie de  la Victoire qui est érigé à une vingtaine de kilomètres de là. 

Sur la grand place, trône la statue du connétable Nuno Àlvares PEREIRA qui remporta une victoire écrasante en Estrémadure contre les castillans en 1385, consolidant l'indépendance du Portugal.  J'ai écouté notre professeur d'une oreille distraite et donc peut-être me trompe-je, mais il semblerait qu'il y ait eu une espèce de sorte de pacte avec les anglais pour garantir ensuite la sécurité de l'indépendance du pays, je dis ça ...

Après la visite longue visite du monastère, on s'est dirigés vers le "clou du spectacle" avec les chapelles inachevées, en cours de restauration comme la façade principale d'ailleurs. 

Les colonnes qui supportent une "toiture" qui ne viendra jamais sont tout simplement magnifiques, toutes différentes,  avec une infinité de sculptures qui s'enchevêtrent et s'étirent à perte de vue vers le Ciel !

On ressort de là avec une admiration certaine pour ces artisans qui ont œuvré peut-être pendant des dizaines d'années pour ériger ces merveilles ... et on salue ceux qui sont occupés actuellement à leur rendre leur splendeur d'antan.

 

Plus terre à terre, on revient sur nos belles machines, on reprend la route, on s'arrête peut-être pour un petit rafraichissement et un plein d'essence avant de regagner notre Sainte Marguerite d'hôtel !

À partir de là on reprend ses habitudes : ablutions, vestiaire, bar, repas du soir, bonsoir, toujours aussi bon, copieux, bien arrosé  !!

Si je ne m'abuse, on a entre autre, discuté de "rythme", non, pas celui qu'on a dans la peau ... ou pas, mais celui qu'on adopte lorsqu'on roule à moto.

 

Mais il se fait tard monsieur, il faut que j'rentre ... chez moi !!

Ouais, en fait, il est 1h11 et je vais me coucher !!

On en reparle demain si vous voulez bien ...


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